mercredi 2 juillet 2008

De l'intérêt des actions aurifères actuellement


Je suis actuellement de plus en plus confiant dans mes positions dans les sociétés aurifères.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que dans le contexte actuel,alors que nous ne pouvons anticiper aisément entre une chute plus prononcée des indices actions ou au contraire un rebond, les actions aurifères elles, peuvent profiter des deux.

Si le marché baisse, elle vont continuer de se distinguer et finir par attirer l'attention sur elles.
Si le marché monte, elles seront parmi les secteurs à en profiter le plus.

Ce secteur a tout simplement été très longtemps délaissé et dénigré, que ce soit par rapport au reste des actions ou même par rapport à l'Or lui-même qui est monté sans les entrainer.
C'est maintenant le moment du retournement que les investisseurs n'attendaient plus.

Je ne compte plus le nombre d'analystes qui se concentrent uniquement sur le métal et non sur les actions du secteur.
C'est devenu un lieu commun de dire qu'il ne sert à rien d'investir dans les mines alors que l'on peut investir dans le métal directement.

Cependant tous ces observateurs se laissent influencer par la tendance relativement récente du marché (les deux dernières années).

Sur des tendances plus longues, et notamment depuis le début de ce marché haussier de l'or, il est bien établi que les actions du secteur aurifères démultiplient la hausse de l'or, ce qui est logique puisque leur marge bénéficière augmente de façon disproportionnée avec la hausse de l'or.

Mais dans la période actuelle très confuse, on finit par oublier l'essentiel
: on s'y perd entre les effets de l'explosion des sub-primes et la hausse du pétrole, les perspectives des pays BRICs et le ralentissement américain, on confond risques de déflation et risques d'inflation, et j'en passe.

Il ne faut pas se laisser distraire par le "bruit", ne pas oublier les tendances de long-terme parce que l'on suit les évolutions de court terme (le rebond du dollar ou du marché action par exemple).

Nous sommes dans une tendance baissière de très long terme sur le dollar, quant aux actions (autres que les aurifères) elles ont continuellement baissé par rapport à l'or et au pétrole, et ce depuis 1999. La hausse apparente depuis lors n'est que l'effet inflationniste.

L'inflation n'a pas débuté hier, elle était déjà écrite depuis des années.
Aujourd'hui on commence à en parler dans les grands media, mais des analystes bien informés la prévoyaient depuis des années.

Les masses de liquidités se sont déplacées d'une bulle à l'autre, mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'elles se retrouvent dans les biens de consommation,
Malgré les effets fallacieux des statistiques qui sous-évaluent le phénomène de façon chronique, l'opinion va progressivement prendre conscience de l'inflation et contribuer à son extension.

Tant que l'immobilier montait on ne voyait pas l'inflation et on pensait qu'il était "normal" que l'immobilier atteigne de tels sommets (alors que l'on aurait dû préssentir qu'il y avait un problème), ensuite lorsque les prix du pétrole augmentent on cherche toute sorte de raisons au phénomène (spéculation, non coopération de l'Opep, crise géopolitique).

Le point commun de toutes ces analyses c'est qu'on ne fait jamais le rapprochement avec la politique monétaire. Il n'est venu à l'esprit de personne que l'augmentation des prix était tout simplement la conséquence de la dévalorisation de la monnaie.

Comme dans "La lettre volée" d'Edgar Poe, ce que nous cherchons est bien en évidence, mais nous ne le voyons pas. Comme les policiers médiocres qui cherchent la lettre nous nous obstinons à chercher l'objet de nos recherches dans tous les recoins alors que la solution est devant nos yeux.

Ce ne sont pas les actions ou l'immobilier ou le pétrole qui ont subitement augmenté, mais la valeur de la monnaie dans lesquels ils sont libellée qui a baissé.

On brandit sans cesse la crainte du ralentissement voire de la récession comme le plus grand danger auquel nous sommes exposés, mais en réalité les banques centrales ainsi que les banques d'investissement veillent au grain. Elles ont beaucoup trop à perdre. Elles ne laisseront jamais une telle situation se développer et elles en ont les moyens, des moyens illimités, que n'avaient pas les autorités en 1929. Ce sont elles qui détiennent la presse à billets et son équivalent électronique, ne l'oubliez pas, mais aussi toutes les infrastructures du pouvoir que sont les média de masse.

La seule conséquence néfaste de cette politique c'est l'inflation, mais c'est un phénonème relativement indolore, du moins au début. Et les autorités en place font tout pour minimiser son importance relative, et surtout montrer qu'elles font le nécessaire.
Jamais elles n'admettront qu'elles seules détiennent la responsabilité des phénomènes d'inflation monétaire et de la formation de bulles.

C'est pourquoi j'affirme que nous n'avons encore rien en matière d'inflation vu jusqu'à présent.
Lorsque le grand public prendra conscience de tout cela, de façon "physique" et tangible, ce sera une toute autre histoire.

Aujourd'hui, il y a déjà fort peu d'investissement qui font mieux que l'inflation, mais cette inflation est relativement mal reconnue.

Lorsqu'elle le sera, les rares investissements qui sont des refuges (actions du secteur des matières premières et des métaux précieux) seront pris d'assaut jusqu'à devenir des bulles et il sera alors temps de vendre.
Ce n'est pas encore le cas.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je souhaiterais pouvoir vous joindre au téléphone pour envisager un éventuel partenariat. Est-ce possible ?

Cordialement
Merci de me répondre sur
pinocchio1515@aliceadsl.fr