lundi 30 juin 2008

Lundi banal pour semaine cruciale


Edito de la semaine
Même si ce Lundi a été en demi-teinte avec une hésitation palpable, cette semaine risque d'être très importante à plus d'un titre.
Dans tous les cas on aura beaucoup de volatilité.
Comme je l'écrivais la semaine dernière, on risque d'avoir de nouveaux excès sur le cours du pétrole mais aussi peut-être une correction pour finir.

D'autre part les indices actions se trouvent sur des niveaux de support importants, mais potentiellement fragile avec de très mauvaises nouvelles venant des Etats-Unis sur le front du crédit.

Néanmoins, cette semaine, c'est au tour de la BCE de donner le ton, Jeudi, avec la décision sur les taux d'intérêt.
C'est en effet d'Europe que le signal va être donné cette semaine à mon humble avis.

"Tricky Trichet" comme il est maintenant surnommé par les anglo-saxons va-t-il s'en tenir à son idée de relèvement des taux, ou va-t-il flancher pour éviter de donner un nouveau mauvais signal au marché ?

En fait il y a très peu de suspense car il est largement acquis que la BCE relèvera ses taux, et cette hausse est intégrée dans les cours. Or, les banques centrales ont horreur de prendre les marchés par surprise, sauf si les circonstances sont graves et que l'on veut "choquer" le marché pour le remettre dans le bon sens.

C'est pourquoi on ne peut pas tout à fait exclure une décision de non-relèvement des taux, qui re-donnerait un coup de boost au dollar contre l'euro et provoquerait un rally sur les actions, mais aussi une hausse de l'or en euros, qui se situe déjà en embuscade (cf graph ci-dessous)

Car la situation est décidément critique avec l'accumulation de mauvaises nouvelles qui pourraient faire basculer les marchés dans une chute libre, alors que les opérateurs viennent de réaliser le pire mois de Juin depuis des lustres (depuis les années 30, en fait)

On est déjà proche de la capitulation, ce qui peut fournir des arguments pour un rebond, mais on est aussi proche d'une chute encore plus grande.

Dans ce contexte la BCE pourrait être tentée de se contredire et ainsi de donner un puissant signal haussier pour l'or. Car il ne faut pas croire que seule la baisse du dollar est le moteur de la hausse de l'or. Les métaux précieux s'apprécient actuellement contre toutes les devises, pas seulement le dollar.

Mais encore une fois un statut quo de la BCE n'est pas le scenario le plus probable à court terme pour l'instant, juste une possibilité.

En ce qui concerne mes trades : après quelques prises de bénéfices, je garde 80% de ma position sur les aurifères qui ont sur-performé ces derniers jours mais n'en ont peut-être pas fini de monter. Par contre je réduis quelque peu ma position en Put sur le CAC, qui est gagnante mais qui pourrait se retrouver menacée, en cas de rebond. A plus long terme par contre je suis toujours baissier sur les indices actions.

Il s'agit comme toujours de gérer le risque et de ne pas être trop gourmand sur le court-terme.

Mais je répète que les actions aurifères ont actuellement le meilleur ratio bénéfice/risque, dans tous les cas de figure (rebond des actions ou pas, hausse de l'or ou pas).

Euro Ressources (EUR) en particulier se situe à une charnière. Qu'elle franchisse l'obstacle maintenant ou pas, il sera intéressant de la suivre cette semaine. Pour un Lundi, elle s'est plutôt bien comportée.

Inflation contre Déflation (la suite)

Hier je suis tombé sur un article fort intéressant de Aaron Krowne sur l'excellent site "Mortgage-Lender Implode-meter" et qui tombait à pic par rapport au débat "Inflation contre Déflation" que j'ai lancé sur le forum Gold index.

Ses conclusions sont assez proches des miennes mais je ne les avais pas aussi bien exprimé.

Il s'avère que le débat Déflation vs Inflation, qui n'est pas seulement discuté sur les forums Boursorama, est peut-être un débat assez vain, car la "vérité est ailleurs".

En résumé, l'inflation monétaire a déjà été créée, et lorsque les produits dérivés et la bulle immobilière fait disparaitre des milliards de dollars, il suffit qu'une partie des liquidités se replace sur les matières premières et les produits tangibles pour que l'on ait de l'inflation.

Inflation c'est tout simplement la hausse des prix à la consommation, et il est évident que l'on est face à ce phénomène. Il n'est pas sérieux d'argumenter sur la déflation lorsque se retrouve à la pompe à essence, face à la hausse des prix.

De plus l'inflation ne va pas se transformer en déflation du jour au lendemain.
L'inflation est un phénomène qui possède sa propre dynamique et que l'on peut difficilement enrayer une fois que l'on a créé les conditions qui l'ont générée. (d'où la métaphore du tube de dentifrice)

Après cette courte introduction, j'ai décidé de retranscrire intégralement l'argumentaire riche de Aaron Krowne, puisqu'il correspond si bien à ce que je tentais d'expliquer.

(Pour les non-anglophones, utilisez la fonction Google translate sur le coté gauche du blog)
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Debate Over: It's Hyperinflation (and US Economic Collapse)

2008-06-30ml-implode.com

By Aaron Krowne,

The economy and to a great extent the world today is run by would-be economic seers and prognosticators, probably more so than ever before in history. I say "would-be", however, because their track records are rather spotty. This contradiction should be no surprise to anyone who has been paying attention to the plentiful (and well-deserved) criticism of the Fed's recent actions (and statements), but many have also noted that it seems the Fed and its economic peers and groupies never seem to "get it right". There is a structural problem here, I would say; I think it has something to do with the true objective of these people being political rather than predictive success.

The investment community, surprisingly, doesn't do much better, and I include in that the "contrarian" crowd -- and to some extent even the Austrians. This group has been preoccupied with an "inflation vs. deflation" debate for at least the last two years (myself among them), and it shows no signs of letting up. As I will argue below, I think there is now ample evidence to make the call one way or the other.

First, regarding prognostication, I want to share a little trick I use that works pretty well. All you do is look at the current picture -- putting aside at least for hypothetical purposes one's own pre-conceived ideas of the answer -- and make a genuine attempt to see the situation for what it is. By "current picture" I mean actual data, though one doesn't usually need to dig too deep into minutiae.

This is how the Mortgage Lender Implode-o-Meter came about and became such a success: with a basic understanding of the importance of housing finance to the US economy, I looked at a nascent trend of imploding, non-integrated mortgage lending shops, and said "that's the end of that game." I then made a web site about it, and people were shocked! Some caught on quickly, but amazingly (or not), the mainstream took well over a half year to finally come to terms with the total upending of the housing market (some still think the problem is just "subprime", sadly).

A handicap I think a lot of the commentators have is that they don't really invest or trade in a direct way corresponding to the theses they write extensively about. In other words, they don't "put their money where their mouth is". I always strive to do so -- and even when I don't, I approach the economic prognostication game with the secondary question "so how should I invest?" If I can't answer that secondary question, then I probably don't really know the primary answer either!

When I combine this discipline with looking at the current data in the most comprehensive way I can, and doing a little (NOT a lot) of extension of the current trends based on fundamentals, it rarely fails to point the right way. It may not be super-precise, but it is silly to position onesself so that day-to-day or even month-to-month precision matters.

To reiterate: the trick is to clear one's mind of bias and get the best reading possible on what is really going on now -- only then can one predict with any sort of accuracy.

Predicting the mortgage lending collapse was just one example. But I've pulled this trick before and again since: covering the big banks negatively and shorting them too, doing it all again when everyone said they were "bottoming out"; ditto home builders, and going long gold and silver even though the pundits and "experts" have been "calling the top" for years. There is more, but the current relevant areas for this article are essentially short US government finances (at all levels) and the dollar.

THE INFLATION QUESTION -- AND ANSWER

Getting back to the topic at hand, my current "contemporaneous tea-leaf reading" exercise focuses on the inflation question and government finances, and what I am seeing is not pretty. Inflation first.

As far as I am concerned, the "inflation vs. deflation" debate is over: we are already at hyperinflation -- even though certain markets and measures of credit exhibit deflation. If you want to quibble about the definition (how "hyper" the inflation actually is), go somewhere else: my point is that we have embarked on the path from which there is likely to be no return, given the way the system works. And the real kicker is: in response to the crisis, the system hasn't changed.

The big glaring data point backing this argument is oil prices. Oil prices in 2008 have shocked everyone, literally everyone, including me -- and that's saying a lot since I'm a "peak oiler," and already believed high and increasing rates of inflation were in the cards for purely monetary reasons.


All the usual culprits and whipping boys have been trotted out and the public seems OK with this. That's too bad because the one thing that is different this time; the only thing on the planet that could truly be the cause of the EXTREME price action in oil, are the actions of the Fed. In specific I mean holding interest rates at the ungodly low rate of 2% -- below even their own doctored inflation reading (which is around 4%); and hell, below even their core inflation reading, which is a percent lower or so.

So the US Fed has deeply NEGATIVE real interest rates for the first time since... well, since they LAST blew a horrible, stupid, gargantuan bubble (in housing).

But they've never been this deep, this negative, or coincided with this late stage of the dollar's waning role as a global reserve currency -- or with total dollar-based financial market collapse. I've even heard commentators on CNBC -- CNBC, of all places -- say "the US basically has no financial economy right now." This is the exact sentence I had only previously thought to myself and shared with a few close associates beforehand. You know it's bad when "bubblevision" lets something like that slip.

When you add up all these factors, the radical move in crude can only be seen as the natural consequence of the similarly radical and disastrous actions of the Fed. Global Peak Oil -- which probably really occurred back in early 2006 -- cannot explain the sudden parabolic move in oil in early 2008. Speculators? Manipulation? Please -- this isn't the first or only market to exhibit either -- and it's one of the most intensely-watched (not just by regulators but by the meddling and shameless US Congress and the clueless scandal-mongering mainstream media).

Oil Market Supply Backdrop Extremely Tight -- Major Production Peaks Likely Passed


Many Austrian-leaning commentators have pointed to the tepid to slightly negative monetary base growth in the last year as evidence that the Fed is "not inflating", therefore we could not be "experiencing hyperinflation". While this observation does have real practical implications, it misses a lot of what's going on, and I think it is a gross misreading of Austrian economics -- which is in fact completely compatible with what I am arguing here.

To illustrate I'd like to ask my friend Mike "Mish" Shedlock, who asserts that "we are in deflation," what he does when he pulls up to the gas station pump. Does he say "we are in deflation now -- just look how home prices are down about 20% from their mid-2006 peak. Therefore I demand you only charge me 80% of mid-2006 ($2.50/gallon) gas prices. So here is $2.00 for a gallon?" I don't think so. He probably intuitively senses that that wouldn't go over very well.

The basic reason this sort of Austrian "instant money quantity" reading is wrong is that plenty of money has already been created over the past 30 years, so there is really no need to "print" any more right now to get most of the bad effects!

PLENTY OF MONEY FOR ECONOMIC HAVOC!!!


A quick toy example illustrates the dynamic that is now in effect. Let's say there is $100 trillion of money, credit, derivatives, and all manner of exotic financial vehicles in the world (in fact the latest count of derivatives alone is over $1 quadrillion, per the BIS, just so you know). Now let's say we hit a credit crisis, and $50 trillion of that money/credit/derivatives simply vaporizes.

Some who label themselves "Austrian" would say "ah-ha, we've had 50% deflation"! Well, in a sense, maybe. In fact, as part in parcel of the same crisis, a not-negligible chunk of that financial money (for argument's sake, say $1 trillion) is likely to seek "safe haven" assets like government bonds, bidding down their yields. We have indeed seen that recently. This is actually seen as a "good thing", because it "naturally" lowers interest rates (providing banking system "relief"), and makes it cheap for government to borrow, much to the delight of our ruling guns-and-butter enthusiasts. Indeed, you could call it "deflationary", both in cause and effect.

Asset Backed Commercial Paper -- A collapsing/"deflating" market

But there is more to this picture. Let's say $1 trillion of the $50 trillion remaining instead heads for commodities. Now we have some real fireworks, because commodities are a small and relatively tight market (after all, there is a limit to the amount of real stuff being produced). And virtually no one says this is a "good thing" (commodities investors have learned to be quiet about it).

And the reason this phenomenon might happen much more than it would otherwise would be a central bank setting the main interest rate obscenely low -- especially NEGATIVE -- such that scarce, essential real stuff is a "no-brainer" bet.

So here you have deflationary causes producing dramatically inflationary effects. Seems counter-intuitive, but this is really nothing new: it is historically called the "flight to real goods", and it happens in every hyperinflation, ALONG WITH financial market collapse.

I believe what we are seeing here in oil, and to a great extent in most other basic commodities, is the FIRST EVER GLOBAL HYPERINFLATION. This is happening historically now and in such a big way because the dollar is the de facto reserve currency -- and the first-ever fiat global reserve currency -- so the Fed's actions are magnified beyond anything that has ever been seen before. They are also eclipsing the effect of the rest of the G7, which can't seem to decide if they will exercise restraint or provide cover for the Fed. They are basically puppets of the Fed (or have been -- there are signs of rebellion, especially from the ECB. I would say this rebellion is inevitable, and it will spread).

But interest rates in the West, if they do start going up by way of policy, probably will not go up fast enough to match the inflation they have already unleashed. And as long as the interest rates remain NEGATIVE in real terms (irrespective of manipulated CPI statistics), the problem will get worse. Hence the "hyper": continued negative real rates alongside collapsing paper money markets (along with supply and demand fundamentals) will keep the tailwinds on prices for essential commodities. Where else is the money going to go?

REACTION & POLICY

As far as the official attempts we have seen thus far to solve the problem "by other means" (that is, without admitting the fiat money system is rotten and ill-conceived to its core): the solutions put forth (and in some cases already implemented) are price caps, export limitations, increased margin requirements, jawboning, and (a-la Senator Lieberman) banning large-scale investment in commodities investment vehicles.

Some of these "solutions" actively exacerbate the problem (price controls, export limitations) by dismantling free markets. Some will fail to solve it and create problems elsewhere: margin requirements and banning investment in commodities vehicles fall in this category. They will simply remove the ability of the weak to benefit from commodity price increases and protect their wealth, PLUS make the problem worse shortly down the road by stymieing investment in commodities production.

And with regards to oil in specific, the greatest factor is out of the Fed's control: the behavior of the producers. They don't have to go into the Western markets in order to react in a logical and self-interested way to the deterioration of the dollar: they can simply leave more crude in the ground. There is already talk of this: the Fed had better watch it, or oil producer "portfolio allocation" will be added to the myriad of reasons there is less and less supply available for export to the US. Or, less sensationalistically, they could just keep burning more of the stuff locally, by holding subsidies steady.

So I hope with the above I have convinced you at least that something new and hyperinflationary in nature is going on with oil prices. If by some miracle prices were to correct back to $100, not only would it likely be temporary, but extreme inflation would probably show up in some other commodity, or even (God forbid) precious metals. The need to preserve these trillions of wealth from ailing areas of the financial economy is not going away any time soon. It is going to get worse. In fact, if the authorities had any brains, they'd encourage investment in precious metals to divert immense pressure from food and energy. No one ever starved from gold skyrocketing in price; though it did end a political regime or two.

It is interesting to note that this hyperinflation lacks broad-based participation, unlike what happens in the classic "flight to safety". This is rather unsurprising given the narrow manner in which the inflation has manifested -- namely, not in wages, but distinctly in prices people pay for things they cannot avoid buying (gas, food). Most probably don't even have any money to invest much of anywhere. They're just charging more gas on the credit card.

Instead, the proximate actors in this inflationary episode are foreign central banks, hedge funds, probably sovereign wealth funds, and other large investment outfits (including the pension funds Lieberman wants to impoverish, since you know, they're doing so well already). I think this lack of broad-based participation, especially stateside, has thrown many observers for a loop. But make no mistake: most of the dollars are participating in the flight to real assets (or will be soon).

And by the way, I should mention that a "dollar rally" such as we are allegedly in doesn't really matter unless it is also rallying against commodities, because all major currencies are in "competitive devaluation." Smoke and mirrors. There is no dollar rally, unless you're doing short-term trading of some garbagey fiat currency against the one that happens to be the most garbagey of them all. But I wouldn't recommend that endeavor.

The Fed really goofed in setting all this up, which is why I say the system has failed to change in any meaningful way in response to the crisis. Bernanke went to shocking extremes to attempt to stick to the old paradigm and status quo: the demented philosophy that lowering interest rates dramatically will cure all that ails the financial system. But this ailment, supposedly a lack of "liquidity", was obviously the symptom, not the disease itself. The disease is insolvency, relative to the debt strangling our economy. That is the key thing Bernanke refused to see. So he insanely lowered interest rates and pawned off the Fed's good china, hoping the prodigal sibling (Wall Street) would take the proceeds and get right back on its feet.

All this did was dig the Fed deeper, make barely a dent in Wall Street's problems (though buying a few months of time), and as we've seen, send hundreds of billions (if not trillions) careening into the commodities markets. Oops!

The ECB -- fiat money acolytes though they are -- have been slightly better though the crisis. They've been pawning off their own china as well, but at least they haven't done much lowering of interest rates -- so little additional fuel for a "carry trade" into commodities has come from their side of the pond. They are right to criticize the Fed: if you are going to directly plug gaps in bank balance sheets with Fed cash and "zero-risk" securities, what is the point of lowering the interest rate?

So I don't buy the argument that Bernanke is "in a box" -- trapped between lowering interest rates and hurting the dollar, or raising them and killing the domestic economy. This is a false dilemma because hurting the dollar was always stupid and reckless given the extent we rely on imports, and "saving the domestic economy" by keeping interest rates low was never going to work (if the Fed even thought it would, they were pretty naive). Nearly everyone (including Wall Street, for its capital "injections") is already paying far higher interest rates than 2%, so the Fed rate is a farce. It needs to be raised to kill off the dollar decline and "carry trade" into commodities and other currencies.

THE US DOMESTIC ECONOMY ON THE PRECIPICE

That is a good segue into some discussion of the domestic economy. As I mentioned way back up at the beginning of this rambling diatribe, I consider the government finances situation to be in utmost dire straits.

The situation is bad. We are already hitting record federal cash deficits even as economic stimulus checks, more Iraq war appropriations, and potentially some housing bail-outs are justing being thrown on the pile. And that is just for starters. To help plug the gap, the government has re-introduced 1-year bills, to get a quick fix of financing.

If this works, of course, it just postpones the problems for one year -- but even 1-year bills are not immune from the same diminishing bid for the dollar. See the Treasury Borrowing Advisory Committee's statements from late April. Borrowing year to date is on track to hit the $400-500 billion range they mention.

The trade deficit is supposed to narrow going into a recession but ours seems to be once again worsening because of the collapse of the dollar and hyperinflation in commodities (especially oil). Also, we don't make much that is fit for export. This all keeps the need for financing up and crowds out Federal government borrowing.



And now the pain is manifesting for state and local governments: the bottom has really fallen out from the lack of housing-bubble-derived income, and years of erosion in local revenue and economic activity in favor of Federal uptake has suddenly become apparent. Many non-Federal government finances are also being hit with losses stemming from the credit crunch. Pension funds are widely being re-figured as horribly under-funded based on more recent valuations. New Jersey is screwed; my own city of Atlanta just announced they are short $150M on pensions, and Vallejo, CA just went bankrupt largely because of the yawning burden of pensions and municipal salaries.

It is now getting so bad that the state and local governments are starting to appeal to the Federal government for help: major city mayors recently went to congress to testify about their infrastructure and financial crises (the two are really the same problem) and beg for help. The latest housing bailout bill proposes billions to allow states to buy up foreclosed properties. And this is likely just the beginning.

But the problem is: the Federal government doesn't have any money. It's already deeply in the red, as we just discussed. They can only provide money if they can borrow it, which is bound to reach its limits soon. Where no limits are obeyed, there will be much more inflation, much faster. Any borrowing the Federal government can do above and beyond the states is really only backed by inflation (the ability to print more money to pay off the debt), but the world is beginning to question why bonds backed by little more than inflation should really be considered 'AAA'. That system didn't work so well in the US mortgage market.

What really worries me is all this talk now along the lines of a "new New Deal". In other words, we'll just respond to all our problems with public works programs, all manner of bail-outs and hand-outs, and lots and lots of spending.

It's a nice thought, especially where infrastructure is concerned. But any attempt at anything like a New Deal now will simply run into the same financing problems that have gotten us into this mess in the first place. The US dollar reserve currency system is ending, so the same system of borrowing backed by the dollar obviously cannot be the solution. And a war will be no good for stimulus because, well, we already have one (and it's now the most expensive war aside from WWII, and gaining fast). Also worth noting is that many Depression-era programmes -- Fannie and Freddie, FHA, Social Security, to name a few -- are still in place. In fact, Fannie and Freddie basically are the housing market right now.

So despite all this support, our system is breaking down. There is something fundamentally wrong with it that needs to be fixed and reformed. I would argue that that thing is the monetary system (including both currency and banking). We simply cannot keep having all this borrowing and debt be such a structural part of our system. It always reaches a point of exhaustion and collapse. We need sound money, which places natural controls on government spending and dramatically curbs mal-investment and bubbles.

But no one wants to talk about this fundamental problem and how to go about implementing the fixes. Instead, the same old Great Depression non-solutions are being bandied about and offered up again. This is silly for another reason: the New Deal didn't actually get us out of the Great Depression. What got us out was World War II -- in part because of the stimulus factor, but more permanently, because it established the US's unique position as a global reserve currency. Obviously, neither is an option now.

Certainly US physical infrastructure needs to be overhauled, but who is going to procure the capital? Domestic sources are exhausted. And what foreigner would want to put money into US infrastructure -- even if they earned decent dividends on it -- while the dollar still has lots of downside risk?

So unfortunately, it looks like things will have to bottom out before possibilities like this open up. And that means getting a lot worse.

My big worry at this point is that the US economy, for lack of a more euphonious wording, is headed for complete collapse due to failure of infrastructure as the coup de grace of financial stress. Now we will see how critical that mundane thing, so taken for granted, is to even have an economy in the first place. And of course, you can add lack of manufacturing capacity to our the list of infrastructure problems.

Previously I thought "severe recession", and then "depression" to describe what we face, but neither now seems to do the situation justice. An aspect of the trouble now beginning to figure prominently is the failure of American cities to function as laid out in their current form... because of the new factor of people simply not being able to afford to drive their cars (especially from home to work). Kunstler has been writing about this for years. In return he was considered a carnival side show; a sort of amusing angry little man off in his own little world. But now it looks like he was right.


In the above, you can see gas prices skyrocketing, and we all know this is hammering everyone but the rich. Amazingly these prices are relatively stagnant compared to crude, but this situation probably will not last. Exxon and Chevron ("evil oil companies" they may be) are exiting the gas station business, with their tails between their legs. The next proprietors will of necessity not be so bashful about raising prices. In the second chart, we see transportation energy consumption actually starting to fall. This is not happening voluntarily, I assure you.

Again, there is little hope of this getting better before it gets much worse as long as the "solutions" proposed just exacerbate the underlying financial problems. Some of the dramatic collapse in the US's economic output has in fact already taken place; it has just been papered over with debt, and bogus accounting that marks up that debt as if it were affirmative wealth. A lot of that is about to be laid bare, as the real situation simultaneously gets a lot worse.

To end on a somewhat positive note, here is a sketch of a skunkworks program to save the US economy while there is still (possibly) a chance; or at least hasten the recovery:

  • End the Iraq war immediately. If this is not done, I expect within a year there will be open debate on having to leave involuntarily because we are bankrupt. We are now spending $1.1 trillion on the military in the budget (see Chalmers Johnson), and possibly as high as $1.5 trillion with war appropriations. This is obscene. The entire defense/homeland security complex is an orgy of corrupt overcharging and objectively pointless contracts. The war must be ended and the homeland security/military industrial complex downsized.
  • Stop trying to bail out the housing market; shift priorities to simply keeping people off the streets. Foreclosures should be turned into rentals, being effectively taken off the market. Begin phasing out bubble-blowing measures, like the mortgage interest deduction. Wind down the GSEs.
  • Begin transitioning to sound money. In addition to being good for our citizens, it will be the only way to attract foreign investment any time soon. And we will sorely need that investment for infrastructure. Get rid of the tax on gold and silver, which is really yet another inflation tax.
  • Wind down social security by allowing people to start opting out. Reduce medicaid and medicare to a level where they are not being heavily used for the middle class, at least for new enrollees going forward. In fact, any "welfare" geared towards the middle class is by definition a disaster, a conclusion fully evident in the data and experience of the 20th century, but a lesson somehow not learned at all.
  • Cut back or possibly eliminate Federal income tax. Most people should not have to pay it. As Ron Paul had said, this would only require us to go back to the 1997 Federal budget, which is easily doable by cutting the above-mentioned programs. Most people don't realize that the 16th amendment was never intended as a tax on the wages most people earn ("wages" were not considered "income" at the time). This would be a huge shot of stimulus and bolster the middle class. It would also give the states an opportunity to collect a bit more taxes so they could work on their infrastructure.

A propos du tube de dentifrice


Apparemment, je ne suis pas le seul à aimer la métaphore du tube de dentifrice que j'ai utilisé dans un article récent ("Inflation contre Déflation").
Je viens de lire un article dans Marketwatch où un analyste fait la même analogie.

Je cite :

'Inflation is a lot like toothpaste -- once it is out, it is very hard to get back into the tube.'
— David Beahm, Blanchard and Co. Inc.

vendredi 27 juin 2008

Pouvoir d'achat du dollar depuis 1774



Dans le même article il y a aussi la Livre Sterling, le Franc Suisse et le Dollar Canadien

Source : Dollardaze

Le Pétrole jusqu'où ?


J'ai commencé à parler d'un sommet temporaire des prix du pétrole à court terme il y a quelques semaines, mais j'insistais que l'on y était pas encore, et que des excès haussiers étaient encore possibles.

Aujourd'hui je commence à me dire que nous sommes tout proche d'un pic des cours du pétrole à court terme. En gros, dans les jours ou semaines à venir, avec une dernières accélération haussière qui marquera le sommet, aux alentours de 145-150.
A Long Terme, par contre, je suis toujours persuadé que nous sommes rentré dans une ère de pétrole cher, et d'ailleurs c'est tant mieux...)

Pourquoi ce pronostic ? Plusieurs indices, dont la baisse des volumes et l'hésitation pour atteindre de nouveaux plus haut.
Mais aussi tout simplement parce que le pessimisme ambiant devient assourdissant, et que le discours dominant ne parle que de récession, d'inflation, de krach des indices boursiers, et bien sûr, tout cela à cause du prix du pétrole.

Pourtant, même si je pense que la hausse du prix du pétrole a des raisons réelles, il y a aussi une grande part de spéculation, passé un certain niveau. Et comme toujours la spéculation finit par être excessive et sera brutalement corrigée.

Par ailleurs, il y a beaucoup de débats entre économistes et spécialistes du secteur et analystes financiers sur le sujet du prix du pétrole , mais on finit par perdre de vue l'essentiel.

La hausse des matières premières ne se limite pas au pétrole, mais aussi à de nombreuses matières peu observées ou même non cotées.

Depuis en gros deux ans, il y a un réel problème de dégonflement de la bulle immobilière et du crédit, couplé à une hausse des matières premières au sens large.

Ces deux tendances agissent comme des vases communicants et cette tendance va se poursuivre pendant encore de longues années, avec des périodes de hausses et de corrections, se succédant sur différentes catégories de matières premières (énergie, métaux de base, matières premières agricoles, etc...).

Le pic actuel de hausse du pétrole, c'est l'arbre qui cache la forêt, à mon humble avis.

Je pense qu'au moment où on aura une baisse significative du pétrole on aura un regain d'optimisme sur les actions, q ui sera évidemment illusoire,mais qui va quand même alimenter un nouveau "rally" en termes nominaux. D'ailleurs nous sommes proches de la capitulation sur le marché actions.

Mais en termes réels, ce sera, au mieux une stagnation, voire une baisse.
Car pendant ce temps, d'autres matières premières vont continuer leur "rally" en même temps. Je pense en particulier certaines matières premières agricoles et surtout les métaux précieux, qui ont un sérieux retard à rattraper et qui bénéficie directement du retour du thème de l'inflation.

Pour profiter du futur reflux du pétrole par rapport aux métaux précieux en particulier, le meilleur véhicule est le secteur des valeurs aurifères.

Il y a là une opportunité, comme on n'en a pas vu depuis près de 3 ans.

jeudi 26 juin 2008

Ratio Gold/ Dow Jones, une interprétation


Excellent article de Kurt_Kasun, via Market Oracle.

Les graphiques utilisés résument bien la problématique que j'exprimais dans Déflation contre Inflation.

Lui aussi pense, que c'est plutôt l'inflation que vont viser les banques centrales, et que la déflation devrait normalement être évitée.

Quant au ratio Dow Jones/ Gold, son objectif de long terme est extême puisqu'il est de 1 , comme le montre le graphique ci-dessus.

La divergence entre Dow Jones et Gold, serait en train de s'accroitre, et ce depuis 1913 (fondation de la FED), avec des écarts de plus en plus grand.

La première chute du ratio en dehors de la moyenne date de la crise de 1929-1933, et la deuxième de la stagflation qui commence en 1971 et culmine en 1980

Intéressant comme vision...

J'adore ce genre de graphique de Très Long Terme.

Source : Market Oracle

Inflation contre Déflation

Octobre 1929, le retour ?


Si je suis assez confiant que les Métaux Précieux (Or et Argent à égalité) vont sur-performer les actions et les obligations pendant encore plusieurs années, la seule question que l'on ne peut ignorer concerne l'éventualité d'une déflation ou au contraire d'une hyper-inflation.

Il faut savoir que dans les deux cas, l'Or serait supérieur aux actions, ce qui veut dire que si l'on emploie une stratégie hausière sur l'Or et baissière sur les actions, on sera probablement gagnant.

Cependant, si l'on se contente de miser seulement sur l'Or, il faut savoir que les espèces monétaires seraient un meilleur choix en cas de déflation. Dans le cas de l'hyper-inflation, c'est tout le contraire.

Pour la majorité des investisseurs particuliers, qui de toute façon vont très peu spéculer sur les marchés actions, c'est donc une question cruciale, la seule question dont la réponse peut faire la différence entre ruine et prospérité.

Personnellement, je penche plutôt vers le scenario inflationniste, plutôt que déflationniste, comme je l'ai plusieurs fois laissé entendre depuis au moins 2 ans (Entre la récession et l'inflation)

Cependant, il y a pas mal d'analystes que je respecte et qui ont fait une analyse raisonnable de la situation des marchés, mais qui par contre penchent pour la déflation.

En particulier ceux qui ont étudié de près les phénomènes de bulle et de dénégation généralisée des masses, et qui ont prévu l'explosion de la bulle immobilière.

Aux yeux des déflationnistes "extrêmes", on est encore qu'au tout début d'un processus qui va entrainer non seulement les pays développés, mais aussi les pays émergents dans la crise déflationnistes, qui va entrainer la baisse non seulement des actions, mais aussi des matières premières. Cela nous promettrait une dépression comparable à celle des années 30 si l'on croit à ce scenario et à vrai dire, pourquoi pas, si s'enchainaient une série de chocs psychologiques impossible à parer par les banques centrales.

Cependant, il y a une différence essentielle entre les déflations historiques et la situation actuelle.

Jusqu'en 1971, les monnaies de réserves étaient ancrées à l'or, ce qui limitait nécessairement la marge de manoeuvre des banques centrales.

Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui, donc on pourrait aller jusqu'à dire que la déflation est mécaniquement impossible dans le système actuel.

Une fois les liquidités émises, elles ne peuvent plus être reprises sans conséquences graves comparables au scenario des déflationnistes. Les banques centrales en sont conscientes et ne le feront jamais.

Donc les liquidités monétaires, c'est un peu comme le dentifrice que l'on ne peut remettre dans le tube.

Même si les liquidités désertent une classe d'actif, elles vont se placer ailleurs, suivant un système de vases communiquant. La hausse des matières premières s'explique très bien de cette façon. Les liquidités ont fui l'immobilier pour aller se parquer ailleurs.

Les bulles gonflent puis explosent, mais continuent de se succéder. La masse monétaire en circulation ne diminue pas.

Le seul moyen d'avoir de risquer une déflation ce serait de restreindre énormément la masse monétaire en asséchant les liquidités et en provoquant une dépression, puis de rétablir l'étalon or. Tout cela, on en est très loin.

Voilà pourquoi je m'oppose à ceux qui croient au krach incontrôlable et à la déflation.
Je pense qu'ils ont bien analysé les symptômes de la maladie, c'est à dire le problème des bulles spéculatives, mais ne sont pas allés au bout de l'analyse qui complèterait le diagnostic, et qui conclurait que le véritable problème c'est l'expansion infinie de la masse monétaire, quelque soit le niveau d'activité économique.

Donc mon conseil aux particuliers serait de ne pas se contenter de détenir des liquidités, même détenues en Euros. Quant à jouer la baisse du marchés d'action, je le fais occasionnellement, mais il faut savoir que c'est un sport à risque, étant données les masses de liquidités qui sont toujours prêtes à alimenter un nouveau rebond des actions, qui sera certes "du vent" en terme réels mais qui peut vous provoquer des Moins-values bien réelles sur votre compte.

Une histoire belge...


Dans la série le bétisier des banques, après SG et Kerviel en janvier, puis Bear Stearns en Mars, c'est au tour de Fortis d'accumuler les gaffes.

Mais la liste est incomplète et devrait compter quasiment toutes les banques d'investissements autrefois considérées comme les plus "innovantes"...

Dans le cas de Fortis, celle-ci faisait partie du consortium de reprise d'ABN Amro, (comprenant également Royal Bank of Scotland et Banco Santander).

Dans cette opération imaginée, encouragée et dirigée d'une main de maitre (!!!) par Merrill Lynch, tous n'ont pas été gagnant loin de là (à part biensûr les banquiers conseils de Merrill)

En fait seul Santander a été gagnant en reprenant la partie banque de détail d'ABN Amro, en particulier au Brésil). Pour le reste des actionnaires, cela a été un endettement supplémentaire et dangereux et la situation que l'on connait aujourd'hui, c'est à dire un recours supplémentaire aux actionnaires et une augmentation de capital orchestrée par... vous l'avez deviné, Merril Lynch.

On a dû leur suggérer :"Fume c'est du belge"

Bon allez on ne va pas trop se moquer, la SG n'a pas fait mieux, quant à Barclays, affaire à suivre.

Résultat des courses : un cours en chute de libre et une crédibilité durement entamée, ce qui peut coûter très cher dans le contexte actuel.

Il faut rappeler qu'une augmentation de capital pour les banques sont beaucoup plus que de l'argent frais, c'est leur existence qui est à chaque fois mise en jeux.

mercredi 25 juin 2008

Warren Buffett, le private equity et les Peep Shows


Voici un extrait des déclarations Warren Buffet lors d’une conférence devant près de 300 chefs d’entreprises…

Un des spectateurs lui a posé la question : « Pourquoi devrions-nous vendre notre société à Berkshire Hattaway ? (il est vrai que la concurrence fait rage entre les fonds de Private Equity)


Voici la réponse du maître :

``You can sell it to Berkshire , and we'll put it in the Metropolitan Museum ; it'll have a wing all by itself; it'll be there forever,'' he says at the February meeting. ``Or you can sell it to some porn shop operator, and he'll take the painting and he'll make the boobs a little bigger and he'll stick it up in the window, and some other guy will come along in a raincoat, and he'll buy it.''

J'adore le mauvais esprit de Buffet...

Il est coquin pour son age...


Grandeur et décadence de Countrywide Financial


Cette société disparaitra aujourd'hui puisque les actionnaires doivent se prononcer sur l'offre de rachat par Bank of America (une simple formalité).

Countrywide qui était peu connue du grand public en France était pourtant le premier fournisseur d'emprunts hypothécaires aux Etats-Unis et considéré (par les naifs oserais-je dire) comme un exemple de "capitalisme vertueux".

Il y a encore un an, en tout cas, bien peu auraient parié sur sa disparition.

Et pourtant sa situation a empiré tellement vite à la suite des problèmes immobiliers a américains, que beaucoup se demandaient même si il y aurait des candidats à son rachat.
Son bilan est en effet encombré de prêts douteux et de pertes abyssales, sans compter que certains états (Illinois en tête) songent à l'attaquer en justice pour fraude.

Son statut de porte-drapeau du marché hypothécaire s'est définitivement retourné contre elle.

Dans la recherche des responsables du désastre hypothécaire actuel, la traque vient de commencer, et cela se terminera au tribunal, comme toujours aux Etats-Unis.

Quelques infos supplémentaire sur Minyanville

Comment investissent les super-riches ?


La réponse se trouve dan le Rapport annuel "World Wealth Report", où on trouve quelques bons enseignements.

C'est intéressant à connaitre parce que cette catégorie d'investisseur possède en général de meilleurs conseillers et donc effectue de meilleurs décisions que la majorité des investisseurs particuliers qui se contentent d'appliquer bêtement ce que le premier "vendeur de tapis/conseiller financier/agent immobilier" va leur raconter.

Le fait plus notable dans l'allocation d'actif est que la part de l'immobilier est passé de 24% en 2006 à 14% en 2007, et on prévoit 11% en 2009.

En voilà quelques uns qui ont certainement senti le vent tourner...

A part ça la règle clé est la diversification, avec presque autant de "fixed income" que d'actions et une petite part d'investissements alternatifs, (hedge funds) , qui représentent quand même autant que l'immobilier(à méditer).

La diversification est somme toute logique lorsque l'on a un patrimoine très important que l'on veut à tout prix protéger.

Cependant, je trouve que la proportion d'immobilier (et surtout son évolution) est en décalage énorme avec le discours que l'on nous sert depuis des années et qui a poussé des millions de particuliers à avoir 100% de leur patrimoine (avec en plus des dettes) dans l'immobilier.

Je pense modestement que les règles de prudence des super riches auraient du s'appliquer aux super pauvres, et que le fait d'encourager l'ensemble de la population à investir (voire spéculer) dans l'immobilier a été au mieux imprudent, au pire irresponsable

Source : World Wealth Report

Des pétroliers iraniens "garés" dans le Golfe Persique




Une autre explication à la hausse du prix du pétrole.

Selon Bloomberg, de 13 à 15 "supertankers" iraniens seraient en mer, immobile, et représentent jusqu'à 30 Millions de barils de pétrole.

Cela compenserait largement l'augmentation de production de l'Arabie Saoudite pour les 5 mois à venir, et contribuerait donc au maintien des prix élevés

Serait-ce également une assurance-vie pour l'Iran ?

Si l'on entend les tambours martiaux venant de Washington et surtout Jerusalem, il y a tout lieu de le croire.

Source : Bloomberg

La Chine et ses bicyclettes


Excellent article de Tony Sagami à propos de la récente décision du gouvernement chinois de relever à la hausse le prix de l'essence sur son territoire. Rappelez-vous que la semaine dernière, cela a fait baisser le prix du pétrole, par crainte d'une baisse de la consommation et même d'un frein à la croissance.

Tony Sagami argumente (et je suis entièrement d'accord) que ce relèvement des prix de l'essence n'aura pas d'impact négatif sur l'économie et sera même bénéfique à moyen terme.

Tout d'abord la plupart des chinois dépendent encore très peu de l'essence pour leurs déplacements, puisqu'ils se déplacent surtout en bus, à pied, et biensûr en vélo (d'où l'allusion). D'autre part, cet ajustement va plutôt réorienter les investissements de façon adéquate et éviter la surchauffe de l'économie chinoise.

Cela rejoint une idée que j'ai déjà exprimé ça et là, que le ralentissement économique et la crise énergétique dans les pays développés ne vont pas à mon avis dérailler la croissance des pays BRICs (Brésil, Russie, Chine, Inde). Ce ralentissement est au contraire souhaitable à cause des risques d'inflation et il est déjà en cours en raison de la réévaluation de leurs devises contre le dollar.

Les liquidités au niveau mondial sont encore énormes et les déséquilibres financiers flagrants, mais le rétablissement de l'équilibre ne se fera pas aux dépends des pays BRICs.
Je suis donc adepte de la thèse du découplage de leurs économies par rapport à l'économie américaine.
Leur croissance a acquis une dynamique propre qui peut en faire les locomotives de l'économie mondiale (en symbiose avec la zone Euro et le Japon) et leurs réserves financières leur donne des marges de manoeuvre.

C'est aussi ce que nous dit la poursuite du rally des matières premières malgré les craintes sur la croissance.
Cette nouveauté séculaire du réveil des grands pays que sont le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, est une histoire qui ne fait que commencer, malgré les secousses en route.

Source : Higher Gas Prices Will Help the Chinese Economy

La confiance envers Barclays s'errode



Comme d'autres banques en difficulté, Barclays a procédé à une augmentation de capital pour se recapitaliser.

Les résultats de ces opérations sont intéressants à analyser car ils servent également à mesurer "l'appétit" des investisseurs pour la banque, et indirectement leur niveau de confiance.

D'après certains, Barclays aurait dû lever plus de capital pour rassurer les marchés (le double en fait), mais ne l'a pas fait, officiellement parcequ'elle n'estimait pas en avoir besoin, mais en réalité sans doute à cause du manque d'appétit.

Ce qui était autrefois une marque de confiance en soi, est aujourd'hui un indice qui incite à la méfiance.

Il semble aussi que certains investisseurs (Temasek et China Development Bank) n'ont pas autant remis au pot que Barclays l'espérait.

Affaire à suivre...

Source : Alphaville

En attente de la FED


La décision de la FED concernant les taux sera annoncé ce soir à 20h15 (heure française), avec les commentaires de circonstances.

En fait la décision elle-même ne fait l'objet d'aucune surprise comme d'habitude, puisque les taux ne bougeront pas, mais c'est plutôt la déclaration qui sera abondamment commentée et disséquée par les analystes.

On s'attend à un discours de vigilance concernant l'inflation ce qui laisserait supposer (au conditionnel) un relèvement de taux en 2009, voire fin 2008.

En tout cas c'est ce que vous entendrez dans tous les communiqués.

En réalité, la FED est à mon avis très très loin de procéder à un relèvement des taux et croise surtout les doigts (et utilise à volonté son porte-voix) pour éviter d'avoir à les baisser.

La bourse est extrêmement fragile car il y a encore bien des cadavres dans les placards des banques. La moindre remarque de trop concernant un relèvement des taux risquerait de donner le coup de grâce.

Cela va donc être une question de dosage et un exercice très technique de langue de bois de haute volée.

Au bout du compte, on aura des mouvements erratiques de la bourse aujourd'hui et demain, pour un résultat neutre (comme le discours).

Ensuite on pourra reprendre le cours des événements et continuer la glissade baissière des actions.

Source : FT.com

mardi 24 juin 2008

Retour sur les pronostics



Le 14 Mai, j'écrivais :

"Je pense que la correction actuelle de l'or sera bien plus courte que celle de 2006-2007, qui avait pourtant commencé par une très forte baisse en Mai 2006, comme celle que nos venons de vivre.
Mine de rien, la hausse des matières premières ne cesse de s'amplifier, avec le pétrole en tête.
Étant donnée la corrélation entre l'or noir et l'or jaune, on devrait toucher la fin de la consolidation du métal jaune entre fin Mai et mi-Juin, car à ce moment là, le ratio Or/Pétrole sera à un plus bas historique, et ne pourra que rebondir."


Je confirme aujourd'hui ce pronostic.
Le point bas a déjà été atteint au début du mois et les vélléités baissières ultérieure ont été à chaque fois contrées. Le ratio Gold/oil est en train de se retourner, en partant d'un point très bas.
Quant au dollar il a connu un rebond avec très peu de conviction et la prochaine marche dans le sens de la descente est extrêmement pentue

Les officiels soutiennent le dollar à bout de bras devant l'avalanche de mauvaises nouvelles.

Nous sommes en effet toujours dans une période où ce sont les discours qui essaient de contrôler le marché. Mais ils "essayent" seulement.

Pour moi, la toute récente attaque sur l'Or, couplée à un massacre sur les valeurs aurifères (une véritable capitulation) est la dernières confirmation qui manquait avant une nouvelle phase de hausse.

N'oubliez pas que malgré ses beaux discours sur le dollar fort, Bernanke est plus que jamais au pied du mur.
Les nouvelles provenant du secteur du crédit sont alarmantes (voir mon blog pour plus de détails :"Credit Crunch"), et la FED a imprudemment parié le langage seul pour lancer un rebond du dollar.

Il s'agit d'un coup de poker à haut risque.
Et cette semaine la FED doit montrer son jeu.

Au delà des paroles, il est évident pour qui veut bien analyser l'année écoulée qu'au moindre pépin la FED devra agir et se contredira en injectant de nouvelles liquidités.
Ne vous laissez pas avoir par les baissiers sur l'Or.

Je commence à bien connaitre leurs arguments et c'est chaque fois la même chose avant un nouveau mouvement de hausse de l'Or. A chaque fois on a droit à un discours qui pointe les risques d'inflation, mais en craignant par dessous tout une déflation du prix des actifs. C'est un discours extrêmement confus (à dessein) qui embrouille énormément les investisseurs.

Pour prendre de bonnes décisions, il faut ignorer les discours et "le bruit" et se concentrer sur les actions passées et présentes.

Ce qu'il faut aussi remarquer c'est que la période estivale, qui est mauvaise pour l'Or d'un point de vue saisonnier, freine de moins en moins la hausse de l'or année après année.

En général, le point bas se situe entre Juin et Octobre, mais l'année dernière c'était fin Juin, et je pense que cette année le point bas se situera avant début Juin, puisque le point bas s'est situé début Mai, et je ne penche pas qu'il sera enfoncé cet été..

Ceux qui attendent Juillet se trompent à mon avis.
La profusion de sentiment baissier sur l'or me confirme dans cette idée, d'un point de vue contrarien.
C'est maintenant une des dernières occasions pour acheter en dessous de 900 dollars l'once, ou 600 euros.

Car je pense que la hausse en de l'once exprimée en euros sera aussi substantielle. La FED ne sera pas la seule à se contredire. La BCE aussi se lancera à la poursuite de la FED pour dévaluer, malgré son discours de faucon sur l'inflation.

Quant aux valeurs aurifères, je pense que nous sommes à la veille d'un rally haussier monumental qui en surprendra plus d'un.
Qui ose investir dans les minières dans le contexte actuel ? Tout le monde est persuadé que seul l'or physique peut servir de protection.
Je me permets de m'inscrire en faux.

L'investissement dans les actions aurifères est aujourd'hui le pari contrarien par excellence, et dans le contexte actuel il offrira un levier énorme sur la hausse de l'or. J'en reparlerai prochainement

Bon trade

lundi 23 juin 2008

Bulle Immobilière, une illustration


Ce graphique montre l'évolution des prix "réels" (c'est à dire auquel on retranche l'inflation) de l'immobilier au Royaume Uni, relativement à l'évolution du PIB.
Ce graphique laisse à penser que l'érosion relative des prix pourrait durer 10 ans. Que cette érosion soit causée par la baisse des prix nominaux ou l'inflation, c'est une question à laquelle il faut encore répondre.

Mais le plus probable, c'est que l'erosion se fasse en grande partie par l'inflation, ce qui est une solution un peu plus indolore et politiquement plus viable.

Je précise tout de suite que le même graphe peut être obtenu aux Etats-Unis mais aussi en Espagne et en France.

La France n'a pas été épargnée par la Bulle Immobilière comme on a tenté de nous le faire croire.

Source : Market Oracle

Hausse du pétrole, à qui la faute ?


Interview très intéressante de Francis Perrin, spécialiste du Pétrole.
Enfin, on remet un peu les idées en place dans un quotidien grand public. Non toute la faute n'est pas du coté des vilains spéculateurs...

J'aime bien la question de la journaliste magnifiquement candide : "Le moteur de la flambée serait donc le déséquilibre offre-demande ?". Euh , ben oui !
Voici l'intégrale :

"Le rôle de la spéculation financière dans la hausse des cours du pétrole a été l’un des sujets de discorde, hier, de la conférence de Djedda (Arabie Saoudite), qui réunissait pays consommateurs et producteurs de pétrole, et qui s’est achevée sur l’exigence d’une «meilleure transparence et plus grande régulation des marchés financiers». Un peu plus tôt, le roi Abdallah d’Arabie Saoudite avait lancé une violente diatribe contre ces «spéculateurs qui perturbent le marché pour servir leurs intérêts égoïstes», y voyant l’une des causes de la hausse des prix. «Le capital suit la montée du marché du pétrole, ce n’est pas lui qui la conduit», avait rétorqué le secrétaire américain à l’Energie, Samuel Bodman. Où se situe la vérité ? Réponse de Francis Perrin, l’un des meilleurs connaisseurs du dossier.

Quelle est la vraie part de la spéculation dans la flambée du pétrole ?

Pour moi, la spéculation n’est pas l’élément moteur dans la hausse du pétrole. Elle existe et constitue un aspect significatif de la flambée, mais elle n’a pas lancé le mouvement. Les spéculateurs sont plus des suiveurs que des faiseurs de prix. Ils ont vu que le prix du pétrole augmentait, ils ont étudié ce marché qu’ils connaissaient mal, car ce sont des financiers et non des industriels, et sont arrivés à la conclusion qu’il avait encore un potentiel de hausse important du fait d’un risque de déséquilibre entre une demande qui continue à croître - même avec un baril à près de 140 dollars - et une offre qui ne sera peut-être plus suffisante demain pour couvrir la demande. Ces acteurs financiers se disent qu’il y a encore un potentiel de valorisation et jouent le pétrole à la hausse.

Qui sont exactement ces acteurs financiers ?

Financiers et spéculateurs sont des mots souvent utilisés comme synonymes ; or ce n’est pas la même chose. Les spéculateurs sont des acteurs financiers qui s’intéressent au pétrole parce que c’est un moyen de gagner de l’argent sur le court terme. Mais tous les acteurs financiers ne sont pas des spéculateurs. Il peut s’agir aussi de fonds de pension qui cherchent à investir dans des actifs présentant un bon potentiel de valorisation sur le long terme. Ces acteurs financiers, un peu déboussolés par la crise immobilière américaine, se replient sur le marché des matières premières et particulièrement sur le pétrole, attrayant du fait de la hausse continue de la demande.

Le moteur de la flambée serait donc le déséquilibre offre-demande ?

Plutôt la perception d’un risque important de déséquilibre pour l’avenir. Le mois prochain, l’Agence internationale de l’énergie va publier ses projections à moyen terme. Elle va sûrement dire qu’il existe, dans les cinq ans à venir, un risque élevé que l’offre ne puisse plus couvrir la demande, du fait d’investissements insuffisants. Cette hausse de la demande est bien sûr une moyenne au niveau mondial. Aux Etats-Unis, à cause de la crise financière et de la hausse du prix du carburant, la demande a un peu baissé, comme en Europe, mais partout ailleurs, en Chine, en Inde, au Moyen-Orient, en Amérique latine, elle augmente…

La Chine a levé les subventions sur le pétrole, cela peut freiner la demande…

Les subventions, là est le vrai sujet. Pourquoi, à des prix aussi élevés, la demande pétrolière continue-t-elle à augmenter dans certains pays (Chine, Inde, Moyen-Orient, Amérique Latine…) ? Parce que les prix des produits pétroliers y sont massivement subventionnés pour maintenir une croissance élevée (les sommes générées par cette croissance apportent bien plus aux gouvernements que le montant des subventions). Au moins la moitié de la population mondiale vit dans des pays où les prix des produits pétroliers sont subventionnés. Mais les prix deviennent si élevés que ces pays sont forcés de réduire un peu les subventions, car ils ne s’en sortent plus. Les subventions peuvent représenter 10 à 20 % du budget de l’Etat ! Certains de ces pays vont donc devoir donner des coups de canif dans leur politique de subvention, et cela peut marquer un tournant, montrer qu’on a atteint une zone de prix à la limite du supportable.

La flambée du pétrole tient donc davantage aux subventions qu’à la spéculation ?

Bien plus, car, s’il n’y avait pas les subventions, les cours mondiaux ne continueraient pas à augmenter ainsi. Le portefeuille des gens n’est pas illimité, surtout dans les pays en développement. Seul ce système de subventions permet à la demande pétrolière de continuer à augmenter. Et fait que le système est au bord de l’explosion.

Pourquoi les pays producteurs n’augmentent-ils pas leur offre ?

Mais parce qu’ils ne le peuvent pas ! Aujourd’hui, l’écart entre capacités de production et production - c’est-à-dire ce qui pourrait être produit en plus avec quelques semaines de préavis - ne dépasse pas 2 millions de barils par jour (dont 1,7 million de l’Arabie Saoudite), ce qui est très peu rapporté à une consommation de 87 millions de barils par jour ! C’est là aussi une raison de la flambée actuelle. Les marges de manœuvre étant très faibles, une seule catastrophe - par exemple un cyclone cet été dans le golfe du Mexique - peut faire grimper les prix au-delà de 200 dollars le baril et menacer de faire basculer la planète dans la pénurie !

Par ailleurs, l’intérêt de l’Arabie Saoudite, c’est que les prix du pétrole soient assez élevés pour qu’elle gagne beaucoup d’argent, mais pas assez pour que cela pousse les pays consommateurs à baisser leur consommation. D’où ses propositions régulières d’accroître légèrement l’offre. Mais l’équilibre du marché pétrolier, et donc de la planète, peut-il reposer uniquement sur l’Arabie Saoudite ?

Est-ce que cette flambée ne rentabilise pas certains projets d’exploration pétrolière ?

Oui, si l’on a accès aux réserves. Or, on ne peut aller ni en Arabie Saoudite, ni au Koweït, ni au Mexique. Qui ira investir en Irak ou en Iran ? Et au Venezuela, et en Russie ? Les compagnies pétrolières n’ont jamais été aussi riches, certes, mais elles ne peuvent accéder aux pays qui ont le plus gros potentiel de la planète.



Source : Libération

dimanche 22 juin 2008

Nouvelle présentation du Blog

J'ai fait quelques essais avec des "templates" et des couleurs différentes.
L'objectif principal est de maximiser l'espace et de rendre le Blog facile à lire mais aussi attrayant quelque soit la taille de l'écran que vous utilisez.
J'aimerais bien avoir une troisième colonne sur le coté gauche, mais apparemment ce n'est pas possible pour l'instant avec Blogger. Peut-être plus tard...

Sinon, n'hésitez pas à répondre au sondage dans la colonne de droite et à laisser des commentaires à la suite de ce post.

J'ai essayé de choisir des couleurs "sympa" mais bon, les goûts et les couleurs, ça peut toujours se discuter...

samedi 21 juin 2008

La prochaine "bombe" à surveiller c'est le PLASTIC !


Je veux parler des cartes de crédit.

C'est en effet dans ce domaine, qu'il va y avoir bientôt de nouvelles pertes colossales pour les banques, en raison des ménages américains surendettés et le retournemement de la conjoncture.

Ces dernières années la situation s'est aggravée d'autant plus que les américains considéraient leur maison comme un distributeur de billets. Pas étonnant vu la hausse de l'immobilier. Comment ? vous ne saviez pas que les prix de l'immobilier ne peuvent pas baisser.

C'était un jeu où on ne perdait jamais. Au pire il suffisait de revendre sa maison avec plus-value et rembourser ses diverses dettes (cartes de crédit inclues).

Comme vous le savez maintenant, cela ne s'est pas tout à fait passé comme cela. Et le niveau d'endettement des ménages est tout simplement ahurissant, surtout vu de la Douce France où les gens restent assez prudent (quoique c'est en train de changer très vite).

Par ailleurs, avec la crise actuel du crédit, il est maintenant beaucoup plus difficile d'en obtenir, ce qui va jouer directement sur la consommation américaine (qui se fait en grande partie à crédit)

Voici un extrait d'article qui résume bien le problème :


The easy money that led Americans to depend on credit cards to pay their bills is starting to dry up. After fostering the explosive growth of consumer debt in recent years, financial companies are reducing the credit limits on cards held by millions of Americans, often without warning.

Washington Mutual (WM) cut back the total credit lines available to its cardholders by nearly 10 percent in the first quarter of the year, according to an analysis of bank regulatory data. HSBC Holdings, Target (TGT) and Wells Fargo (WFC) each trimmed their credit card lines by about 3 percent.

Among those four lenders, that amounts to a reduction of about $15 billion in three months. Over all, the amount of available credit for the industry appears to be about flat, with the three biggest issuers — Bank of America (BAC), JPMorgan Chase (JPM) and Citigroup (C) — slightly increasing their overall credit lines. But even they are trying to rein in risky individual accounts.

“This downturn is the perfect storm where the consumer is getting squeezed from all levels,” said Michael Taiano, a credit card industry analyst at Sandler O'Neill. He projects that credit card loss rates for lenders, now around 5.7 percent, could go as high as 10 percent in next 18 months. That would be higher than the peak levels reached after the 2001 technology bust.

Meredith Whitney, an Oppenheimer banking analyst, said the impact of the recent regulatory proposals on lender profits could be so severe that she expected the industry to pull back $2 trillion in outstanding credit lines by 2010. That would be a 45 percent reduction in credit currently available to consumers. Risky borrowers would be squeezed the most.


Source: Mike Shedlock


vendredi 20 juin 2008

Que se passe-t-il du coté des Monolines ?



le logo d'AMBAC et MBIA (vous avez bien lu, le slogan sur leur site est encore : "Financial Peace of Mind" pour AMBAC, quant à MBIA, c'est "nous pouvons supporter le passage du temps"... Savoureux...

Un beau bazar en perspective... et sans doute la fin des haricots pour MBIA et AMBAC.

Me voici de retour sur le Blog, et en direct (Live!) des Etats-Unis.

Pour rappel, hier Moody's a dégradé MBIA et AMBAC, comme Standard & Poors l'avait fait auparavant.

Mais il serait plus intéressant de résumer toute l'histoire depuis le début.
Par exemple, savez-vous que MBIA signifie Municipal Bond Insurance Association et AMBAC American Municipal Bond Assurance Corporation ?

On les appelle "Monolines" par ce qu'ils avaient une "mono-activité", c'est à dire que leur seul business (au départ) était d'assurer un seul type d'émisssions obligataires , les "municipal bonds", qui sont les emprunts des collectivités locales aux Etats-Unis.
Le but était pour ces collectivités d'obtenir un financement à moindre coût en bénéficiant d'une assurance supplémentaire fournie par les Monolines dont le "rating" était maximum.

Le problème, comme souvent aux Etats-Unis est que ces monolines sont devenus trop gourmand et se sont mis à assurer d'autres types d'émission et surtout se lancer dans l'émission de CDS (Credit Default Swaps), qui permettent de parier sur la solvabilité des émetteurs d'obligation.

Du coup ils se sont retrouvés lourdement exposés sur le secteur du crédit, y compris sur certains segments très risqués. Car en cas de défaillances, ce sont eux (les émetteurs des SWAPs) qui doivent payer.

Tout cela allait très bien et c'était de l'argent facilement gagné tant que la perception du risque était aussi basse qu'elle l'a été ces dernières années, mais comme vous le savez, tout a changé depuis l'été dernier.

Maintenant, l'étendue des pertes est telle qu'ils doivent recapitaliser (tout comme les banques d'investissement), mais leur enjeu est aussi est (ou était) de garder leur rating qui est l'essence même de leur business (et qui explique leurs slogans "corporate" devenus maintenant comiques)

Par ailleurs les acheteurs de CDS émis par les monolines, et qui sont maintenant montés en flèche, veulent maintenant leur argent, et il semble bien que les filiales des monlines émettrices sont incapable de les payer et vont sans doute déposer le bilan et se mettre sous la protection de l'Etat de New york (où elles sont basées).


En résumé et pour faire court, les monolines sont virtuellement "morts" car ils ont maintenant un rating inférieur aux municipalité (ils n'ont donc plus aucune légitimité dans leur business d'origine), et en outre leurs obligations sur les CDS risquent de ne pas être honorées.
Maintenant c'est sans doute l'Etat qui va récupérer la facture d'une façon ou d'une autre, tout comme dans le cas de Bear Stearns (via la FED). Car sinon, c'est un véritable jeu de domino qui se prépare...

Sources :
FT.com Alphaville
The Hedge fund implode-meter
The Big Picture

mercredi 18 juin 2008

Comment investir dans le secteur de l'or ?


Pour répondre à plusieurs lecteurs du blog qui ont posé la question, voici un petit topo sur la meilleure façon (à mon humble avis) d'investir dans l'or.

Mais tout d'abord il faut être conscient que l'allocation de vos actifs doit bien évidemment dépendre de votre situation propre, et en particulier de votre tolérance au risque.
Le marché de l'or est en effet très volatile comme je le fais souvent remarquer, et le secteur des sociétés minières en particulier.

Ceci étant dit, voici mes recommandations :

Pour limiter les risques au maximum, je conseillerais d'opter pour de l'or physique (Napoléons, Krugerrands ou lingots selon budget) d'une part, et des actions aurifères d'autre part (actions de sociétés minières, présentant un levier sur la hausse du cours de l'or)

Pour éviter d'avoir à choisir quelle(s) société (car certaines ne sont pas bonnes du tout) , il est plus prudent d'investir dans un ETF/trackers de ce secteur.

Les références indicielles du secteur sont l'indice XAU (Philadelphia Gold & Silver Index) , ou HUI (AMEX Gold BUGS) , ainsi que le plus récent GDX (Market Vector Gold Miners). Ce dernier est extrêmement bien diversifié puisqu'il réplique l'ensemble de la capitalisation boursière du secteur (y compris les small caps). Ces indices malheureusement ne sont pas cotés à Paris et vous devez vérifier que votre courtier vous permette d'acheter sur le marché américain.

Si votre préoccupation est d'investir dans un PEA bien français, je conseillerais Euro Ressources SA, qui est une très petite capitalisation mais qui a un bon potentiel à mon avis (société de royalties). Par contre, je déconseille Auplata, qui est trop risquée.

Du coté des fonds bien gérés, il y a par exemple le fond Tocqueville Gold Fund (TGLDX), qui est très bien diversifié et qui investi aussi une partie de ses avoirs en or physique.

Dans tous les cas, il faut bien vérifier les frais d'entrée et les frais de gestion (pour ce critère, les trackers et ETF sont largement plus économiques que les SICAV et FCP)

Par contre je déconseillerais les trackers/ETF répliquant le cours de l'or(comme le Streettracks GLD ou Lyxor GBS), qui ne présentent pas d'intérêt puisqu'ils ne font que suivre le cours de l'or (moins les frais) mais comportent un risque de contrepartie bancaire, ce qui serait dommage puisque l'on cherche à s'en protéger. Il vaut mieux acheter de l'or physique. Pourquoi se contenter de la copie quand on peut avoir l'original...

Maintenant, parlons d'allocation d'actif.

Au total je conseillerais jusqu'à 50% du portefeuille en actions aurifère+ Or physique
Quant à la proportion actions aurifères/or physique, elle doit dépendre de votre tolérance au risque.

Par exemple décomposé en 10% actions aurifères et 40% or physique pour les prudents et l'inverse pour les plus spéculatifs.

Quant au reste (puisqu'il faut aussi en parler...) :

L'autre moitié du portefeuille peut être investi en SICAV monétaires et obligataires protégées de l'inflation (important) et non "dynamiques" (c'est à dire uniquement du papier dont les émetteurs sont classés AAA). Il s'est avéré lors de la dernière crise que certaines des SICAV monétaires "dynamiques" contenaient parfois une proportion de fonds adossés aux hypothèques américaines, dont les "infâmes sub-primes".

Vous aurez remarqué que je ne recommande pas d'actions en dehors des aurifères. Je pense que le risque de baisse à moyen terme est tout simplement trop important. On peut même essayer de jouer la baisse avec des turbo puts. Je reviendrai sur la question vers la fin de l'année, pour voir si c'est le moment de revenir sur les actions et jouer un rebond court terme.

Voilà mes conseils, j'espère que cela sera utile.

Bien entendu, je vous incite vivement à faire votre propre analyse avant de prendre une décision.
Ces recommandations n'engagent que mon modeste blog.

mardi 17 juin 2008

Quelques réflexions en voyageant...


De retour sur le blog après une courte absence pour cause de voyage (Je suis actuellement à Miami), je voulais vous livrer le fruit de mes dernières réflexions.

La sensation de crise est palpable ici aux Etats-Unis.

Depuis mon dernier séjour (Mars 2007), la crise immobilière s'est sérieusement aggravée et on n'en voit pas vraiment le fond.

Les commentateurs financiers "républicains" continuent à proclamer un discours résolument optimiste, mais leur crédibilité est maintenant très entamée.

A l'heure actuelle, on veut croire à un rebond durable du dollar, depuis le changement de discours de Bernanke, mais cela me rappelle furieusement les précédents assauts de méthode Coué (les américains en sont vraiment les champions), juste avant le déclenchement de la crise des subprimes (Mai -Juin 2007) , puis lors des rebonds orchestrés en Aout 200è puis Décembre 2007.
Chaque fois cela s'est avéré un simple rebond technique avant un effondrement plus sérieux encore.

Je crois que le rebond depuis Mai 2008 sera un rebond technique de plus, et la prochaine vague de baisse pourrait être encore plus grave.


Mais ce que j'ai trouvé le plus inquiétant depuis mon arrivée aux US, c'est la rhétorique anti-iranienne qui prend de l'ampleur.

Je crois décidément une fois de plus qu'il y a une distorsion des infos lorsque l'on passe l'Atlantique.

En Europe, on a du mal à croire à un conflit militaire à venir, et pourtant lorsque l'on est aux Etats-Unis on se rend compte que l'opionion est préparée à cela.

Même Obama est allé au congrès AIPAC (American Israeli Political Action Comitee) assurer les israéliens de son soutien dans tous les cas

Je crois que le seul fait de proposer une solution diplomatique avec l'Iran est très mal vu ici, et Bush estime qu'il a des soutiens en Europe, après sa récente tournée.

Mais en Europe on en entend très peu parler (à part peut-être chez les Goldeux !)

Qu'en pensez-vous ?

lundi 16 juin 2008

Pourquoi les statistiques officielles sont fausses



Barry Ritholtz de "The Big Picture" explique très bien dans son dernier article, que mettre en doute les statistiques officielles de l'inflation ou du chomage (aussi bien aux Etats-Unis que dans d'autres pays), ne signifie pas forcément que l'on est un théoriste de la conspiration

Le décalage entre les statistiques et la réalité correspond surtout à la façon dont les règles de calcul ont été modifiées tout au long de plusieurs années de révisions et de changements de politiques.

Chaque fois les économistes sont lourdement influencés par des dirigeants aux motivations en partie politique. Cela se fait subtilement et petit à petit.

Le résultat est un décalage croissant entre les chiffres officiels et ce que les gens vivent.

Un exemple tiré du Royaume-Uni:

"Rising food and fuel prices, as well as increased taxes and other household bills, mean the average family must cope with inflation that is twice as high as official estimates, according to new research by The Daily Telegraph and moneysupermarket.com, the price comparison website. Taking all these factors into account, the Real Cost of Living Index (RCLI) is rising at 9.5 per cent.

No wonder hard-working families wonder how the Retail Price Index (RPI) can be only 4.2 per cent and the Government's preferred measure of inflation – the Consumer Price Index (CPI) – claims inflation is only three per cent.

One explanation is that CPI does not include council tax or mortgage costs – which are major outgoings for many families. Both costs are included in the RCLI, which sets out to give realistic weightings to rising costs, as experienced by an average family."


J'ai un autre exemple français en tête. J'avais remarqué que dans l'indice INSEE de l'inflation, le budget "logement" n'apportait qu'une pondération de 13% du total, ce qui quelque soit la justification , parait incensé, et explique en grande partie la sous-valorisation de l'inflation ces dernières années. (dans n'importe quelle grande ville, le loyer correspond au tiers voire la moitié des dépenses).

Qu'en pensez-vous ?

Source:

The Big Picture

The Real Cost of Living Index: 9.5 per cent
Emma Wall
Telegraph,11:23pm BST 13/06/2008
http://www.telegraph.co.uk/money/main.jhtml?xml=/money/2008/06/13/cmcostofliving113.xml

British families fear inflation is running out of control
Edmund Conway, Economics Editor
Telegraph, 1:27am BST 13/06/2008
http://www.telegraph.co.uk/money/main.jhtml?xml=/money/2008/06/12/bcninfla112.xml

HOUSEHOLD BILLS http://www.telegraph.co.uk/money/main.jhtml?menuId=244&menuItemId=10151&vi

Nouvel exemplaire de "Global Europe Anticipation Bulletin"


Cela correspond en grande partie à mes analyses (qui sont peut-être un peu moins dramatiques néanmoins)

Dans de prochains posts, je ferai des commentaires un peu plus précis sur leur argumentation.


"...notre équipe est désormais convaincue que cette période sera caractérisée par un plongeon de l'ensemble de la planète au coeur de la phase d'impact de la crise systémique globale. Les six mois qui viennent vont donc constituer le vrai noyau de la crise en cours. Les turbulences des douze derniers mois n'en ont été qu'une faible prémisse.


C'est en effet au cours du semestre à venir que toutes les composantes de la crise (financière, monétaire, économique, stratégique, sociale, politique...) vont converger avec un maximum d'intensité (1). Sans pour autant revenir en détail sur les différentes séquences déjà anticipées dans les précédents numéros du GEAB, nos chercheurs ont choisi de présenter les évolutions des différentes grandes régions de la planète pour les six mois à venir ; et, pour ce faire, de développer huit phénomènes majeurs qui vont marquer les six mois à venir de manière décisive et orienter durablement les année 2009 et 2010, à savoir :

1. Le Dollar en perdition (1 Euro = 1,75 USD fin 2008) : Une peur panique de l'effondrement de la devise et de l'économie US ronge la psyché collective américaine

2. Système financier mondial : La rupture à cause de l'impossible mise sous tutelle de Washington

3. Union européenne : La périphérie sombre dans la récession alors que le noyau de la zone Euro ne fait que ralentir

4. Asie : Le double « coup de bambou » inflation/effondrement des exports

5. Amérique latine : Des difficultés en hausse mais une croissance maintenue pour une grande partie de la région, avec le Mexique et l'Argentine en crise

6. Monde arabe : Les régimes pro-occidentaux à la dérive / 60% de risques d'explosion politico-sociale sur l'axe Egypte-Maroc

7. Iran : Confirmation de 70% de probabilité d'une attaque d'ici Octobre

8. Banques/Bulles spéculatives : La collision des bulles

Parallèlement, l'équipe de LEAP/E2020 présente dans ce GEAB N°26 cinq conseils stratégiques à destination des banques centrales, gouvernements et institutions de contrôle qu'elle a élaborés ces derniers mois et dont l'objectif est de limiter et canaliser les graves conséquences de la phase d'impact de la crise.

Et, à destination des investisseurs privés, LEAP/E2020 développe également dans ce GEAB N°26 une série de 8 conseils opérationnels pour éviter de commettre des erreurs fatales dans les six mois à venir.

Dans ce communiqué public, LEAP/E2020 a choisi de présenter son anticipation sur la prochaine rupture du système financier mondial.

Système financier mondial : La rupture à cause de l'impossible mise sous tutelle de Washington

La décision de Washington de faire monter les enchères en terme de retour au « Dollar fort », obligeant Ben Bernanke à monter au créneau sur ce sujet, est porteuse d'une accélération du processus de rupture du système financier mondial (2).

En effet, Ben Bernanke est le dernier rempart avant la prise de conscience définitive par les principaux détenteurs de devises américaines et d'actifs libellés en Dollars US que Washington n'a plus les moyens de soutenir sa monnaie. Ce qui, début 2006 (avec la fin de la publication de M3 par la Fed, annoncée par LEAP/E2020), correspondait à une politique délibérée de baisse du Dollar afin d'essayer de réduire le déficit commercial américain et de limiter la valeur réelle (pour les Etats-Unis) de leur endettement mondial (qui est libellé en Dollar), s'est retourné contre ses initiateurs et se transforme en une fuite généralisée hors des Etats-Unis (fuite de capitaux, stabilité des déficits commerciaux, accroissement de l'inflation,...). La carte « Bernanke » est la dernière carte « psychologique » que peut jouer Washington. Son utilisation montre, selon LEAP/E2020, à quel point les dirigeants américains en sont arrivés aux dernières extrémités pour essayer de retenir leurs partenaires dans le système créé après 1945, et fondé sur l'économie des Etats-Unis et sa devise (3).

Quand, dans quelques semaines (après les réunions du G8 et d'autres instances), il se confirmera qu'il est impossible d'organiser la moindre action d'ampleur pour stabiliser durablement la devise américaine (et nous n'évoquons même pas l'idée farfelue de la faire remonter) puisque l'économie américaine s'enfoncera toujours plus profondément dans la récession et que le monde est déjà « gorgé » de Dollars US dont plus personne ne sait comment s'en débarrasser, alors le système financier mondial explosera en différents sous-systèmes tentant de survivre au mieux, en attendant qu'un nouvel équilibre financier mondial s'organise (4). En s'engageant dans cette voie qui ne mène nulle part, consciemment ou inconsciemment, volontairement ou non, Ben Bernanke vient de signer la fin du système financier actuel. Le retour au « Dollar fort », c'est un peu comme la « libération de l'Irak », un voeux pieux qui se transforme en cauchemar.

D'ailleurs, si jamais Washington avait réellement l'intention d'essayer de stabiliser le Dollar, ou plus ambitieux, de le faire remonter face aux principales monnaies mondiales, il n'y aurait qu'une seule méthode (5), comprenant deux volets : une forte hausse des taux d'intérêts de la Fed, et une baisse drastique de la création monétaire. Si les autorités américaines décident de mettre en oeuvre cette politique, l'économie américaine (réelle et financière) s'arrête net dans les semaines qui suivent : le marché immobilier tombe à zéro faute de crédits abordables et du fait d'une explosion des intérêts sur les ménages endettés à taux variables, la consommation américaine devient négative (c'est-à-dire qu'elle recule mois après mois), les faillites d'entreprises se multiplient de manière exponentielle, Wall Street s'écroule sous le poids de ses dettes multiples et succombe totalement à l'implosion immédiate du marché des CDS du fait des défauts généralisés de co-contractants...

Ces évènements, absolument certains en cas d'action volontariste de Washington en faveur d'un Dollar fort, sont sans aucun doute inacceptables pour les autorités américaines. Donc, en dehors de parler, et de se déconsidérer encore plus, elles ne feront rien. La méthode traditionnelle de ces dernières décennies n'est plus envisageable : plus personne n'acceptera d'acheter massivement des Dollars pour sauver la devise US sans une action très volontariste (celle décrite précédemment) de Washington. Comme celle-ci n'interviendra pas, le reste du monde en tirera les conclusions nécessaires : chacun pour soi désormais. Et il ne faut pas oublier qu'à la mi-Août 2008, Pékin n'a plus la contrainte de réussir à tout prix les Jeux Olympiques. Donc un grand nombre d'options « brutales » (6), mises en attente jusqu'aux JO, vont refaire surface (7).


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Notes:

(1) Pour un calendrier plus détaillé de ces tendances, voir le GEAB N°18.

(2) D'ailleurs la Banque des Règlements Internationaux s'inquiète désormais des risques d'une Grande Dépression mondiale. Source : Banking Times, 09/06/2008

(3) Source : Euro Pacific Capital, 23/05/2008

(4) Voir à ce sujet, dans ce GEAB N°26, les conseils de LEAP/E2020 aux banques centrales, gouvernements et institutions de contrôle.

(5) Nous avons écarté la seconde méthode qui consisterait à nucléariser la BCE, la Banque de Chine et la Banque du Japon.

(6) Source : ContreInfo, 21/04/2008

(7) Et la Russie s'imposant désormais comme le premier producteur mondial de pétrole devant l'Arabie saoudite, les rapports de force sur le marché pétrolier sont là aussi en train de changer rapidement. Source : Times of India, 12/06/2008

Source : leap2020.eu