jeudi 25 novembre 2010

En vacances aux Caraibes

Mon activité de blogger sera allégée dans les deux prochaines semaines...

samedi 20 novembre 2010

Speedflying à Wengen

Epoustouflant !

Moi, ça me donne envie...(dès que je retournerai à la montagne)

mercredi 17 novembre 2010

Retour sur les méthodes d'analyse

Il y a quelque temps, j'avais fait un post qui tentait de lister les différentes méthodes d'analyse que j'utilise, en essayant de les hierarchiser.

Voici une mise à jour de ce classement, en tenant compte de l'expérience acquise en 2010.


  • Correlation : à sur-pondérer
  • Saisonnalité : à sous-pondérer car, appliquée aveuglément elle peut nous induire en erreur.
  • Analyse Contrarienne : à sur-pondérer, mais reste à bien choisir ses indicateurs
  • Analyse Technique : bien utilisée, elle aide au timing mais elle ne doit pas être utilisée seule et de façon
  • Analyse Fondamentale : Neutre. A long terme c’est la seule qui vaille, mais à court terme , elle ne sert à rien pour déterminer le timing.
  • Suivi de tendance ou « momentum » : à ne pas sous-estimer, s’il est associé bien sûr à un bon « money management »


Donc, si je devais faire un (nouveau) classement, je mettrais :
1. analyse contrarienne
2. momentum (associé à un money management strict)
3. analyse technique
4. analyse fondamentale
5. correlation
6. saisonnalité

Toutes ces méthodes d’analyse bien employées auraient dû me permettre de profiter davantage de la hausse de l’or, et de me positionner baissier sur les actions plus tard. Mais je n’ai pas suivi suffisamment les points 1 et 2.

mardi 16 novembre 2010

TBT, la suite ...

Il y a deux mois j'écrivais un post sur le TBT (ETF baissier sur les Treasuries).

Après une correction de court terme de ce tracker(que j'avais anticipé) , la tendance est maintenant clairement haussière.
Il semble même que cela devienne de plus en plus un sujet d'actualité comme le montre le compte-rendu de la journée de bourse par marketwatch :

U.S. stocks hit as Treasury yields rise Market Snapshot - MarketWatch

En résumé, quelle est la situation ?

Le QE2 n'a pas pu agir sur la courbe des taux, et cela commence à se voir.

D'ailleurs l'objectif annoncé semble n'être que de faire monter les marchés actions, pour (soi-disant) augmenter l'effet richesse, et plus généralement donner l'illusion d'une reprise. (cela est d'ailleurs démontré par l'utilisation du POMO).

Mais le phénomène (inévitable à moyen terme) de chute des prix des obligations, en faisant remonter les taux, finira aussi par faire chuter les marchés actions.

Aujourd'hui, on est au tout début de cette tendance. Il faudra sans doute attendre de nouveaux plus bas sur les taux, pour se positionner à long terme.

mercredi 10 novembre 2010

Uranium and Nuclear Power Investing Mega-trend For the Next Decade :: The Market Oracle :: Financial Markets Analysis & Forecasting Free Website

Cela fait quelque temps que je m'intéresse à l'investissement dans l'uranium. Je crois en effet que c'est à ce jour la seule source d'énergie qui peut à la fois permettre d'éviter l'émission de dioxyde de carbone (quelque soit notre avis sur l'effet de serre) et surtout de faire face aux conséquences du "peak oil".


Actuellement ce secteur est en surchauffe (voir Cameco Corp ) On peut en profiter à court terme mais il risque d'y avoir une correction "technique". Mais de toutes façons, à plus long terme ce secteur vaut la peine d'être étudié.



Donc, en attendant, voici un article de Nadeem Walayat :



Uranium and Nuclear Power Investing Mega-trend For the Next Decade :: The Market Oracle :: Financial Markets Analysis & Forecasting Free Website


A suivre...

mardi 9 novembre 2010

Dans l'immobilier comme ailleurs, les prix suivent les volumes



Un rappel salutaire via Reggie Middleton, qui observe que, aux Etats-Unis, la chute des volumes de transaction a précédé de un an la chute des prix immobiliers.

Et on observe justement qu'après un rebond des transctions initié à l'été 2009, les transactions ont recommencé à chuter et sont maintenant à un nouveau plus bas.

Maintenant, comparons le graphique précédent avec l'évolution des volumes de transaction et des prix immobiliers en France.
Notez que malgré le rebond des prix observé cette année, le volume des transactions reste très faible, par rapport aux sommets observés.

A court terme, il faudra étudier l'évolution des volumes de transactions, mais à plus long terme, on peut difficilement imaginer, que les prix ne rejoindront pas l'évolution des volumes de transactions, car il y a clairement une corrélation entre les deux.

République bananière

Je viens de lire l'article suivant dans le NY Times:

Our Banana Republic - NYTimes.com


(Notre propre république bananière : les résultats sur Google sont révélateurs à propos de la France)





Cet article me rappelle la réflexion que je me fais souvent : comment peut-on être libéral, tout en déplorant les inégalités et en souhaitant les corriger ?

Après tout, la plupart des libéraux (souvent classé à droite en France) défendent que les mesures "sociales" destinées à combattre les inégalités, sont nocives économiquement et même moralement.

Donc on peut être tenté de croire qu'il faut choisir entre être libéral et combattre les inégalités.

Par ailleurs, on peut parfois être tenté de penser que ce sont les inégalités qui créent le dynamisme économique. Ces inégalités seraient donc comme la différence de "tension électrique" qui fait fonctionner le courant, permettant une allocation optimale du capital et de la main d'oeuvre. A contrario les mesures égalitaires freineraient le dynamisme des acteurs économiques. C'est cela le discours habituel des libéraux, mais qui devient de plus en plus difficilement tenable politiquement dans le contexte actuel.

A cela on pourrait rétorquer que les coûts économiques des inégalités sociales ne sont pas pris en compte dans ce calcul. Par exemple l'absence de protection sociale ou l'insuffisance du niveau d'éducation ont des coûts sociétals et par conséquent économiques. Tout comme l'absence de demande solvable pour des marchandises finit par devenir un problème pour l'économie d'un pays (ça c'est plutôt la thèse marxiste, mais qui n'est pas sans fondement). Et tout cela sans même parler de la crise.

Mais il y a encore un autre argument, libéral celui-là, à mon avis, et qui milite contre les inégalités.

J'observe que les déficiences du marchés sont la raison principale pour laquelle les inégalités existent.
Donc combattre les inégalités, c'est aller vers un marché plus libre.


J'ai appris en lisant Fernand Braudel, que l'Etat et les détenteurs du Capital se sont de tout temps allié pour fausser le marché en utilisant des privilèges de castes.

Cette situation a progressivement changé avec l'évolution de la société et la disparition de certains de ces privilèges. Mais force est de constater que certains privilèges demeurent et vont même en s'accroissant.

Avec l'hypercapitalisme, nous n'avons pas pour autant un marché hyperlibre, bien au contraire.

Un vrai libéral doit donc selon moi s'intéresser aux causes de ces inégalités qui empêchent un marché libre et aussi une société libre.

Il s'agit d'un chantier de longue haleine qui concerne les institutions, les lois et c'est donc un sujet politique aussi.
La régulation "équitable" du marché ne devrait pas être laissée aux seuls acteurs oligarchiques du marché, comme c'est souvent le cas aujourd'hui.

Le cynique en moi pense que cela ne va pas changer du jour au lendemain, mais il vaudrait mieux accélérer le mouvement avant que le système s'écroule sur lui-même.

mercredi 3 novembre 2010

Graphique Dow Jones depuis 1885



Voici le genre de graphique TRES long terme que je trouve particulièrement éclairant.

Il laisse à penser que la tendance de long terme des marchés actions peut très bien se poursuivre à la baisse jusqu'à arriver bien en-dessous de la droite de tendance.

Mais ce graph indique aussi que plusieurs années peuvent s'écouler avant un nouveau point bas (comme entre 1970 et 1975 par exemple).

Bon, évidemment ce graphique ne nous dit pas ce que va faire le Dow demain, ou même la semaine prochaine, mais il permet d'imaginer quelques scénarios.

Donc, en tant que "Bear", il ne faudra pas s'obstiner à aller contre la tendance de moyen terme.

Mais pour l'instant, à court terme, je reste positionné pour une correction, qui permettrait de revenir à l'achat à des niveaux moins "chauds".


Graphiques The Chart Store via The Big Picture

mardi 2 novembre 2010

Le trading haute fréquence en chiffres


Bon résumé par Samuel Rondot, de la problématique du HFT (high frequency trading), qui est sans doute à l'origine du "Flash Krach" du 6 Mai de cette année.


Entre nous, le Flash Krach reste un bon souvenir pour moi, synonyme d'argent rapidement gagné, mais cela n'en reste pas moins le symptome d'un phénomène complètement délirant.


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Le trading haute fréquence en chiffres
par Samuel Rondot


Ca fait froid dans le dos...

Pas une journée sans qu’on ne puisse être les témoins de l’emballement de la machine HFT (high frequency trading).

Vous savez les HFT, ces dingos des ordres à la nano seconde à qui, début septembre, on a demandé de commencer à prouver qu’ils contrôlaient vraiment ce qu’ils faisaient et que leurs intentions (et capitaux) étaient parfaitement « cleans ».

Et bien je peux vous dire qu’il faudra bien plus qu’une note d’intention de l’association des brokers à ses membres pour les calmer.

C’est devenu tellement banal que j’ai décidé de m’intéresser uniquement aux plus graves d’entre elles.

Il y a 10 jours, c’est Nyse Euronext qui a semé un léger vent de panique à la clôture suite à un bug informatique. C’est pas du HFT, mais rappelez vous quand même que quand un ordre arrive sur le marché c’est à eux de le traiter.

Donc hier, voici un bel exemple de folie HFT.


Cela a eu lieu sur le tracker surnommé XLF qui réplique la performance des valeurs financières.

Moyenne des volumes quotidiens depuis 6 mois, excusez du peu, 89 millions de titres. A 14.5 dollars hier soir, ça nous donne la bagatelle de 1,290 milliards de dollars.

Chacun peut analyser ces informations au quotidien puisque Nanex, une société spécialisée dans l’agrégation et la distribution d’un flux boursier haute performance, fait cette analyse et la publie sur son site internet chaque jour.

Attention, il s’agit bien du nombre d’ordres qui arrivent sur le marché et non pas des cotations.

Rappelez vous qu’il a déjà été prouvé que sur les ordres HFT, moins de 1% seront exécutés.

Donc, hier sur le tracker XTF, entre 14h25 et 18 secondes et 14h27 et 20 secondes, une moyenne de 23000 ordres est arrivé chaque seconde sur le tracker pour un total de 2.8 millions d’ordres en à peine 2 minutes.

C’est 1 ordre tous les 0.000044 secondes.

J’ai cherché des phénomènes très rapides pour vous aider à faire une comparaison mais j’ai rien trouvé d’autre que la lumière.

La lumière voyage à la vitesse de 300 000km par seconde.

Et bien là, nous avons eu un ordre à chaque fois que la lumière a parcouru uniquement 13 km.

Si on parvient à relativiser, c’est tout bonnement hallucinant.

Mais bon, je sais, ma référence à la vitesse de la lumière ne parle pas du tout. J'ai donc continué à creuser la question et je suis tombé sur une image très sympa :

Si le père noël doit visiter chaque maison où il y a des enfants dans le monde en un seul jour, il doit faire environ une maison par millième de seconde.
Or là, on passe 13 ordres par millième. Donc le nombre d'ordres par seconde est équivalent à la visite du Père Noël à tous les enfants de la PLANETE en 10 heures....

Et une fois encore, je rappelle qu’on parle d’ordres et pas de volume !!!

Nanex va un cran au-delà dans son analyse de flux, puisqu’il confirme que ABSOLUMENT tout ces ordres sont arrivés sur le marché en première ligne sur le carnet.

Sauf que voilà, pendant ces 2 minutes, seulement 175 000 titres ont été échangés sur le marché (je n’ai pas le nombre de cotations).

2.8 millions d’ordres pour 175 000 titres échangés….

Je pourrais m’arrêter là dans cette belle démonstration mais la plupart d’entre vous se dirait : Et alors où est le problème ?

Concrètement il y a 2 problèmes majeurs :

1/ Le premier est technique :

L’infrastructure avec laquelle ont été construits les bourses et les logiciels utilisés ne vont pas tarder (si ce n’est déjà fait) à atteindre leur limite.

Or, que va t’il se passer quand les tuyaux seront trop engorgés pour prendre de nouveaux ordres ?

Et bien pour ceux qui étaient devant leur écran le 6 mai dernier, on a eu un premier aperçu : – 9.6% sur le Dow Jones en à peine 15 minutes. Les ordinateurs ont tous vu rouge au même moment et sans réflexion. Les HFT ont créé le premier crash HFT de l’ère des bourses modernes.

2/ Le deuxième est à mon sens encore plus grave :

Les cours de bourse sont censés refléter la réalité économique de l’entreprise, de l’économie et plus ou moins l’exagération due aux acteurs du monde boursier.

Sauf qu’aujourd’hui, il est admis que plus de 60% du volume quotidien des bourses américaines et plus de 38% du volume des bourses européennes sont faits par les HFT.

Or, quand un ordinateur parle à un ordinateur, il n’y a plus rien de rationnel.

Les ordres ne sont pas passés avec intention d’être exécutés. Les ordres sont passés avec intention de leurrer d’autres acteurs ou de prendre de vitesse d’autres comportements « classiques ».

Bilan, les cours de bourse ne veulent plus rien dire. Ils ne sont plus le reflet de la santé de quoique ce soit, mais de l’équilibre ou du déséquilibre de l’information que les ordinateurs appliquent avec force sur le marché.

Vous voyez où est le problème ?

Si ce n'est pas encore assez clair, imaginez, 9 séances consécutives comme celle du 6 mai … 9 x - 9.6% = GAME OVER.

Qui nous dit que les intentions des HFT sont toutes légitimes et louables ?

Qui nous dit que les auteurs des programmes comprennent ce que toutes les situations vont provoquer sur leurs programmes ?

Les autorités de tutelle fidèles à leurs habitudes enquêtent et rapportent. Il leur a fallu 5 mois pour conclure un rapport sur les évènements du 6 mai qui est déjà largement contesté et contredit par de nombreux spécialistes.

Et puis entre vous et moi, nous ne sommes déjà pas certains que l’auteur du programme sache exactement ce qui s’est passé. Alors comment les autorités, à l’autre bout de la lorgnette avec leurs moyens préhistoriques, pourraient révéler quoique ce soit ?

Et pourtant les solutions sont simples à mettre en œuvre.

Commençons d’abord par appliquer la loi : un ordre doit être passé avec la ferme intention d’être exécuté. C’est la loi sur toutes les bourses mondiales, faisons la respecter !

Deuxio, l’accès au marché doit être égal pour tout le monde, vous, moi et les spécialistes. Techniquement il ne doit pas être bien compliqué de mettre un filtre permettant de mettre tout le monde sur un pied d’égalité.

Tertio, généralisons les coupes circuits de quelques secondes pour toutes les situations invraisemblables. Ca n’a jamais fait de mal à personne de se rafraîchir les idées 30 secondes face à une situation critique, alors pourquoi ne pas imposer pas la même chose à un ordinateur ?

Samuel RONDOT
Directeur de www.bestcfd.com

Wall Street est comme un "film de casse"


"La meilleure façon de comprendre Wall Street est de le voir comme un "film de casse" comme "Ocean's Eleven" ou "Braquage à l'Italienne".

Il y a juste une différence : dans ce genre de film, une bande de petits gars s'assemble pour voler des "gros" -un milliardaire, une grosse banque ou une multinationale.

A Wall Street cela fonctionne dans l'autre sens."

Dans cet article Brett Arends fournit des arguments très convainquant à l'appui de cette thèse. Il montre en particulier comment aux Etats-Unis, les intérêts sur les obligations, qui sont déjà historiquement bas à l'heure actuelle, sont en outre déductibles de l'impot sur les sociétés alors que les investisseurs doivent payer des impots plein pot sur ces intérêts.

En outre il montre comment ce capital peut être réinvesti à l'étranger (dans des filiales) et échappe ainsi à l'impot sur les sociétés.

"Un système généreux pour les sociétés jusqu'à l'absurde".

(Au détriment des épargnants, qui comptent sur ces obligations faisant partie de leurs fonds de pension.)

Un article éclairant provenant pourtant d'une publication très "Mainstream".

Pas étonnant que certains électeurs américains soient "enragés" contre l'establishment politico-financier.


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BOSTON (MarketWatch) — The best way to understand Wall Street is to view it as a heist movie, like “The Sting,” “The Italian Job” or “Ocean’s Eleven.”

There’s just one difference: In your traditional caper, a bunch of little guys get together to steal money from the big guys — a tycoon, big bank or major corporation.

On Wall Street, it works the other way around.

Take the Great Bond Caper taking place right under your nose, right now. Most people don’t even know it’s going on.

Major corporations are jumping on the bond mania to borrow billions of dollars from ordinary investors at pitifully low interest rates.

Mutual-fund investors are so desperate for income they’ll accept almost anything. So Wal-Mart Stores Inc.last week issued $5 billion worth of bonds, or IOUs, at an average rate of 2.9% last week. That included 30-year bonds paying 5% and shorter-term paper paying almost nothing.

Goldman Sachs Group Inc. sold $1.3 billion in 50-year bonds at just 6.125%.

They’re not alone. Other blue chips that have raised big money or are expected to do so shortly include Bank of America Corp. , Coca-Cola Co. , Johnson & Johnson , J.P. Morgan Chase & Co. , Morgan Stanley and PepsiCo Inc.

If you are invested in a mutual fund that owns bonds, including corporate bonds, there’s a good chance some of the cash going into these issues is yours. Good luck with that.

We already know that anyone buying these IOUs is taking a terrible risk. If inflation takes off, these bonds will tank. The prices will slump and the coupons will lose their purchasing power.

Federal Reserve Chairman Ben Bernanke has all but promised to make inflation take off, one way or another.

But here is what they’re not telling you: The Great Bond Caper is also an incredible tax dodge.

Corporate America is using these bonds to shift millions of dollars of tax liabilities from their boardrooms into your living room. You are going to be paying more of their taxes for them, so they’ll pay less.

How?

The interest payments on these bonds are tax-deductible for corporations; the money comes off the top. So corporations save 35%, their typical marginal-tax rate.

Meanwhile, the bond coupons are fully taxable to the investors — and not even at the lower tax rates applied to dividends or capital gains. The bond coupons are taxable at ordinary income-tax rates.

By my calculations, Wal-Mart’s interest payments on its newest bonds will cut its taxable income by $144 million a year. If the company pays 35% tax, that’s a cash saving of $50 million annually. Meanwhile, bondholders’ taxes will rise.

As for Goldman Sachs? The interest on its new 50-year bonds will come to $80 million a year, saving America’s favorite “vampire squid” $28 million at year.

Your retired parents will pick up some of that tab through their bond fund. The rest can be borne by other taxpayers.

But the caper doesn’t even end there.

These companies can take this money they’ve borrowed from U.S. investors and send it overseas. That will create no jobs here — and if it goes to open a cheap, low-wage factory, may undercut some of the jobs that remain.

If they do that, the corporation may escape U.S. taxation on the profits from that money altogether. That’s because corporations get generous tax breaks on overseas profits.

It’s a double sting. The bond interest cuts their taxes here. In addition, the money is invested overseas, where it escapes U.S. tax as well.

Cue “The Entertainer.”

George Mundstock, a former Treasury official and professor of tax law at the University of Miami, says this double deal is a great one if you’re a U.S. corporation.

“If you borrow a lot of money and you have a lot of foreign subsidiaries, the money you earn overseas isn’t taxed currently, while you are allowed to deduct your interest payments against your income,” he said. “The current rules for interest deductions are absurdly generous.”

There are other ways companies can work the tax code as well. They could, for example, just use the money to buy some of their stock. That’s not a taxable move.

Doing that will boost the value of the shares left outstanding. It will add to earnings per share and shareholder returns.

That would be great news for investors — including, naturally, the senior honchos, who are typically loaded up to the gills with stock and options.

Here’s the final irony: Under current rules, they’ll just pay 15% capital-gains tax on their profits. (There are some proposals to raise that to 20%, but nothing has happened yet.)

What does this mean in human terms? Consider a retired widow who has her money in bond funds, and who has taxable income of say, $40,000 a year. She will have to pay 25% federal income tax on the (pitifully low) bond income her fund gets from the likes of Goldman Sachs.

At the same time, Lloyd “God’s work” Blankfein, the Goldman chief executive, will only have to pay 15% on his millions in stock gains.

It’s a bank heist in reverse. Tell me I’m wrong.

Brett Arends is a columnist for MarketWatch and The Wall Street Journal, based in Boston.


Wall Street is like a heist movie