vendredi 28 mai 2010

Immobilier Vs Or

Un sujet que j'ai déjà abordé par la passé, mais qui devient de plus en plus d'actualité
J'ai trouvé un article récent sur ce même thême, signé par James Turk (GoldMoney)

Il s'agit du ratio entre l'immobilier US et le cours de l'or.



On est clairement dans une tendance baissière sur ce graphique, ce qui signifie que je ne suis pas encore prêt de mettre mes billes dans l'achat d'un appartement hors de prix à Paris (car l'immobilier a encore plus de chemin à faire à la baisse qu'aux Etats-Unis)

Gold Cup and Handle Formation

Via Jesse's Americain Café


mercredi 26 mai 2010

Aucune monnaie ne résiste au rouleau compresseur de l'or

Je constate que Simone Wapler a une analyse et des indicateurs assez similaires aux miens.

Pourtant je lis assez peu souvent ses contributions :


Un bon résumé à lire :



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Aucune monnaie ne résiste au rouleau compresseur de l'orpar Simone Wapler

Lundi 24 mai 2010


L'or a battu un record absolu en euro, à plus de 1 000 euros l'once.
L'or progresse dans toutes les grandes monnaies fiduciaires. En livre, en euro, en yen, en dollar, et même en franc suisse.


Seule les "monnaies matières" résistentComme prévu, c'est seulement dans les monnaies "matières premières" comme les dollars canadien ou australien et le real brésilien que sa progression est la plus faible. Le marché commence à n'apprécier que les monnaies adossées à des actifs tangibles et non des dettes.

Côté indicateursIl y a quelques semaines, je me suis appuyée sur 3 de mes 5 indicateurs pour vous dire que l'or terminait sa consolidation. Depuis l'or a à enregistré un nouveau record : 1 250 $ et 1 000 euros l'once.

Parmi mes indicateurs, le stock de l'ETF américain SPDR Gold (symbole GLD sur le New York Stock Exchange). Au début de l'année, le stock physique de GLD a très légèrement décru, passant de 1 112 tonnes d'or à 1 107 tonnes. Mais voici que les capitaux afflux à nouveau massivement et que le stock repart à la hausse, à 1 186 tonnes. Avec une hausse de 20 tonnes dans la seule journée du 5 mai.

Les gourous, toujours acheteurs sur l'or.


Signalons que le fonds de Georges Soros (Soros Fund Management LLD) s'est, en fin d'année 2009, porté acquéreur de 6,2 millions de certificats pour une contrevaleur de 663 millions de dollars. Même si Soros parle de la "bulle ultime de l'or", il reste acheteur.
John Paulson détient quant à lui une position cinq fois supérieure.
[NDLR : Où en êtes-vous avec vos positions sur l'or ? Dans son message spécial, Simone Wapler vous révèlera ses perspectives sur l'or pour les mois à venir. Mieux encore, elle peut vous aider à sélectionner les meilleures valeurs pour profiter de la hausse historique du métal jaune -- voire même la surperformer, comme elle le fait déjà depuis plusieurs mois : pour en savoir plus et en profiter dès aujourd'hui...]


Mes indicateurs ?


Concernant mes autres indicateurs : le ratio or/pétrole s'améliore. Le cours des actions minières a suivi sans exagération la hausse de l'or. Le ratio or/argent est redescendu de son niveau de presque panique. De 70 il est revenu un peu au-dessus de 65, dans l'espoir d'une solution de la crise grecque. Enfin, le nombre de positions spéculatives à la baisse des traders commerciaux du Comex américain est repassé sous le niveau de 50% des positions ouvertes.

Difficile de ne pas aimer l'or en ce moment


Il est difficile en ce moment de trouver une bonne raison pour ne pas aimer l'or. A chaque début de consolidation une foule ardente se presse vers le métal fin.
La société Edmond de Rothschild commentait dans sa note trimestrielle : "l'or nous semble toujours sous détenu dans les patrimoines individuels et les portefeuilles d'actifs financiers" et conclut sur une persistance de la demande d'or d'investissement pour 2010.
Du côté de l'offre, le recyclage et la production minière stagnent.


Où est l'effet de levier des minières ?


Comme le mois dernier, je considère que le point d'entrée sur les minières aurifères reste favorable.
Cependant, une dépêche de Bloomberg commentait le parcours décevant des minières de l'indice Standard & Poors par rapport à l'once d'or.



L'agence de notation américaine attribue cette sous-performance au fait que les investisseurs ont maintenant la possibilité de détenir des ETF.
Auparavant, ceux qui étaient éloignés du marché de l'or physique se rabattaient sur les actions minières "par défaut".
Maintenant, dans le marché haussier actuel, ils ont délaissé les minières pour se porter sur ces nouveaux instruments que sont les Exchange Traded Funds (ou Exchange Traded Gold) qui se sont lancés en 2006.

Il me semble que cette explication n'est pas suffisante
Tout d'abord, le gros du bataillon des ETF est encore formé d'investisseurs institutionnels qui ont facilement accès à tous les marchés.
Ensuite, la philosophie de l'investissement dans les minières ou dans le métal physique est très différente.
Dans le métal physique, il s'agit d'un placement et non d'un investissement. Le placement vise avant tout la préservation du capital et non le rendement.
Inversement, investir dans la mine c'est investir sur le business de l'or, chercher du rendement quitte à prendre des risques.

Enfin et surtout...
Je pense que l'explication se trouve tout bonnement dans la gestion décevante des grosses minières. Durant les 20 années (1981-2001) de traversée du désert avec des prix de l'or en recul, les grosses minières n'ont pas investi en prospection et développement et se sont couvertes par des contrats de vente à terme.

Les grosses capitalisations paient 20 ans d'inertie
Lorsque la hausse de l'or s'est accélérée, les investisseurs ont vu que la production de ces grosses minières ne pouvait tout simplement pas suivre et que ce qui était produit était vendu à des tarifs désavantageux puisque les contrats à terme couraient toujours. D'où les piètres performances boursières des Barrick, Newmont et autres grosses entreprises.
Le rendement n'étant pas au rendez-vous, les investisseurs n'avaient donc aucune raison de prendre des risques.

mardi 25 mai 2010

La liquidation des carry trades reprend

Des infos empruntées aublog de Tyler Durden Zero Hedge.

Ces cartes montrent l'évolution des devises nationales tout d'abord contre l'EUR (fig 1) contre le USD (fig2) et enfin contre le JPY (fig3).

On voit bien quelles sont les monnaies qui alimentent le Carry Trade.

Le principal indicateur à suivre est donc le EUR/YEN


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Global carry liquidations resume, only this time, with feeling.
The euro is plunging as usual, massively outperforming only regional non EMU currencies (time for Goldman to tactically close out all its regional long XXXUSD calls)

As the dollar is allegedly a flight to safety...

In reality, the carry unwind is the dominant force once again, as the funding currencies gets smacked

lundi 24 mai 2010

Analyse de mes positions actuelles (23 Mai 2010)

Constat :

Je suis encore largement gagnant depuis le début de l’année mais mes gains depuis le 1er janvier ont été amputés de moitié au cours de la semaine passée, sous l’effet de la correction brutale de toutes les actions aurifères.

Certes j’étais la semaine dernière sur un plus haut historique de mon capital, et je suis encore sur une performance de +100% environ sur les deux dernières années, mais une analyse pointue s’imposait ce week-end. En voici les résultats :

Sujets d’inquiétude :

1. Possible « Top » sur le cours de l’or en euros, qui donnait des signes de croissance parabolique.

2. Ratio HUI/Gold toujours en phase de consolidation.

3. Possible Krach sur les marchés action qui entraineraient l’ensemble des actifs plus bas = scénario déflationniste.

4. Possible « Top » sur l’indice HUI ou figure en M

5. Positions sur Auplata et Euro Ressources de plus en plus perdante. Ces deux positions ne constituent pas la majorité du portefeuille, mais les deux additionnées sont non négligeables.

6. La Position sur les BX4 a été insuffisante ces derniers jours pour compenser les pertes sur les actions aurifères.

7. Le renforcement de la position sur les mines d’or a été peut-être prématuré.

8. Dernier sujet d’inquiétude (et non des moindres) : la saisonnalité : la fin Mai annonce normalement une période défavorable pour l’or ainsi que les actions de mine d’or.



Sujets d’espoir :

1. Les corrections excessives sont monnaie courante sur les actions aurifères.

2. Le rebond de l’euro et sa stabilisation ne peuvent être que bénéfiques aux mines d’or, même si cela peut amputer les gains de l’or en euros à court terme. L’indice HUI et l’indice Dollar (qui est en gros l’inverse de l’indice Euro) sont négativement corrélés. Ce qui signifie que l’indice HUI et l’Euro sont normalement corrélés (ce qui a été en partie contredit avec la baisse exceptionnelle de l’euro ces derniers mois, qui n’a pas été complètement répliquée par l’indice HUI)

3. Sur l’indice HUI exprimé en euro (qui est un de nos principaux composants de performance de notre portefeuille) on voit clairement sur le graphique la sortie d’un tunnel, et la correction récente peut-être assimilée à un re-test de cette sortie de tunnel. Rien de très négatif jusqu’à présent.

4. La hausse de l’or en euro ne s’est pas accompagnée d’euphorie et de participation populaire au mouvement donc il est possible que le sommet n’ait pas encore été atteint. On va très vite le découvrir

5. La phase de hausse de l’or est réellement entrée dans une nouvelle phase au cours de l’année passée avec une hausse dans toutes les monnaies et non seulement le dollar. De plus la hausse devient de plus en plus rapide. Ce phénomène pourrait annuler la saisonnalité cette année.

6. D’après la saisonnalité des actions aurifères, le sommet n’est atteint que début Juin, et non à la mi-Mai comme pour l’or.

7. Le graphique du CAC40 parait incertain et plaide même pour un rebond à court terme, mais par contre l’indice S&P500 est maintenant franchement baissier. Des mesures exceptionnelles devront être prises prochainement étant donné le précédent d’Octobre 2008 que les politiques veulent à tout prix éviter, et ces mesures seront forcément inflationnistes. L’effet sur l’or sera inévitable.

8. Concernant l’effet d’un krach des marchés actions sur les actions aurifères, mon pari est justement le pari d’une divergence entre ces deux indices (en gros, jouer le ratio HUI/S&P500). Pour l’instant le pari a été gagnant, malgré la correction actuelle.

9. Le ratio Gold/Oil, que j'aime suivre depuis assez longtemps est maintenant très haussier, puiqu’il vient de sortir d’une zone de congestion et confirmer une figure en W. L’évolution croissante de ceratio est de toute façon très positive pour les minières aurifères à moyen terme.


Conclusion :

Malgré la brutalité de la correction des actions aurifères, qui a entrainé des inquiétudes légitime, il pourrait ne s’agir que d’une correction technique à l’intérieur d’un mouvement haussier de plus grande ampleur (après tout les plus hauts doivent encore être atteints sur l’indice HUI). Le revirement du « market sentiment » a été complet, et ce, en très peu de temps, et pourtant le « sentiment » sur les aurifères n’était déjà pas brillant, malgré la hausse de l’or. D’un point de vue contrarien, c’est haussier.

Mon inquiétude provient aussi sans doute du fait que ma position en BX4 a été sensiblement réduite, par rapport à début Mai, alors que le risque d’une baisse catastrophique des actions demeure. C’était tout l’intérêt de la combinaison Action aurifère et BX4 : dormir tranquille.

Je vais donc sans doute remédier à cela lors du rebond technique actuel des marchés actions. Dès que je le sentirai faiblir, je renforcerai ma position en BX4, tout en gardant intact la position en actions aurifères.

lundi 17 mai 2010

Quel avenir pour la presse en ligne ?

Je viens de lire un article intéressant dans le Monde.fr au sujet de l'Ipad, et plus largement de la diffusion de la presse en ligne.


On comprend bien à la lecture de cet article que l'avenir s'annonce sombre pour les grands journaux, malgré l'arrivée de l'Ipad, puisque la baisse de la publicité en ligne aggrave la situation de ces journaux qui voient déjà leurs ventes papier diminuer.


Etant un grand partisan de l'information libre et gratuite, je ne suis pas très étonné par la tonalité de cet article.

Toutes les tentatives de faire payer du contenu en ligne ont été des échecs. Et cela continuera ainsi.


Je vois un grand avenir pour les blogs, dont certains gagneront peut-être un peu d'argent, mais pas beaucoup.


Mais ce qu'il faut comprendre c'est que le travail bénévole a parfois une valeur ajoutée plus importante que le travail payant. C'est un peu déconcertant pour nous autres petits capitalistes en herbe, mais c'est la vérité.


C'est le coté révolutionnaire d'internet.


Les contributions gratuites et anonymes ont parfois plus de valeur que les professionnels qui sont aux prises avec de nombreux conflits d'intérêt.


Et tout cela est encore plus vrai dans le monde de l'information financière.