samedi 26 mars 2011

Comment la FED a fabriqué le marché haussier

Un graphique qui montre comment la FED est à l'origine de la hausse du marché depuis 2009 (par dshort.com)

Fukushima, silences coupables

On a pas fini d'entendre parler de Fukushima malheureusement pour le Japon, mais aussi pour nous dans une moindre mesure, puisque l'impact sera mondial, de façon indirecte.

Certes ce n'est pas encore Tchernobyl, mais dans un pays aussi important que le Japon , l'impact psychologique et donc économique risque d'être énorme.
Et ce d'autant plus que l'opérateur Tepco mais aussi les autorités politiques ont beaucoup de choses à se reprocher.

Pour le reste du monde, on ne peut négliger l'impact contre l'énergie nucléaire qui en l'état actuel des technologie était une des seules réponses suffisantes au défi énergétique.

En attendant, voici un article du Monde qui résume bien la situation actuelle au Japon :



Fukushima, silences coupables: "La grogne monte au Japon. La population, sous-informée, découvre peu à peu la collusion entre le gouvernement et les opérateurs du nucléaire.

"

Voilà pourquoi un truc ne tourne pas rond





Il s'agit d'un graphique de la base monétaire US.


On y voit très bien que la fuite en avant continue.


Depuis la panique de 2008, elle n'a jamais réellement cessé.

GoogleEarth Based 3D Map Of Real-Time Radioactivity Distribution In Japan; Projected Global Radioactivity Dispersion

GoogleEarth Based 3D Map Of Real-Time Radioactivity Distribution In Japan; Projected Global Radioactivity Dispersion: "

Confirming that in a time of instantaneous crowdsourced information distribution and analysis, any attempt by a government to institute an information blackout of any nature is doomed to failure, is the following amazing Google Earth-based 3D interactive map of Geiger readings from Japan. And if that is not enough, the Pachube community has released an extensive selection of crowd-sourced realtime radiation monitoring tools and widgets, focusing on as many Japanese territories as possible. Shortly we are confident all geographical holes will be filled, and every square mile of the affected territories will be mapped out surpassed the government's 'Under Survey' blackout attempts.

Make sure to have the GoogleEarth API set up in advance of checking out the plugin.

Additionally, here is the most recent updated global radioactive fallout per ZAMG.

And a complete list of all the available crowdsourced radiation maps, applications and tutorials


h/t Themos Mitsos

"

jeudi 10 mars 2011

Reprise des posts sur le Blog

Après quelques semaines très occupées sur d’autres projets professionnels, j’ai de nouveau un peu plus de temps à consacrer à ce blog.
A vrai dire les indices boursiers n’ont pas beaucoup bougé depuis quelques temps. Il n’y a pas de réelle tendance malgré le petit hoquet observé à l’occasion des événements en Libye. Mais ce qui est notable c’est plutôt l’envolée des prix du pétrole qui reflète davantage les incertitudes géopolitique.
Les marchés actions quant à eux sont toujours en apesanteur et semblent en partie ignorer ces nuages noirs qui s’amoncellent. L’idée selon laquelle Ben Bernanke sera toujours là pour protéger le marché est prévalente, et il n’y a pas grand-chose qui peut la contredire.
Cependant, je reste encore de l’avis que le rattrapage pourrait arriver d’ici peu de temps.
Après avoir coupé une partie de mes positions baissières au mois de Janvier pour me protéger contre une tendance trop forte, j’ai recommencé à accumuler des Shorts plus récemment.
La prudence est de mise bien entendu, mais je crois qu’à ce stade, il n’est pas inutile de se positionner pour profiter d’une correction.
Parallèlement à ces positions baissières, j’ai toujours une bonne moitié de mon portefeuille investi en actions de mine d’or et en or physique. Les deux ont très bien performé depuis le début de l’année et je n’ai toujours pas vendu.

Auplata et Euro Ressources restent assez prometteuses, tout comme de nombreuses juniors aurifères  (je suis également positionné sur le tracker GDXJ) et des minières plus importantes comme Iamgold.

J’ai aussi une position sur l’argent métal, mais pas aussi substantiel que je le souhaiterais, vu sa trajectoire impressionnante.

Il est bien évident que depuis 6 mois environ, ma stratégie n’a pas été idéale vu le contexte actuel.
Rétrospectivement, je constate que j’aurais dû davantage jouer le « reflation trade » et mettre de coté la stratégie déflationniste, au moins à court terme.

Certes, il s’agissait d’une position  « hedgée » qui combinait un pari sur les aurifères et un pari sur des positions baissières sur les indices actions. Il était donc normal que la performance soit éventuellement réduite pour permettre de limiter les risques.

Mais à mesure que la position sur les aurifères a été réduite, et que la position baissière a été augmentée, cette stratégie est devenue de plus en plus couteuse dans un contexte de politique monétaire agressive et non-orthodoxe.
Il aurait été sage de prendre acte davantage de cette nouvelle réalité, malgré la connaissance des nombreux risques et des mauvais fondamentaux qui pesait sur l’économie, et qui n’ont pu se manifester librement que durant de courtes périodes.
Pour ma défense (à moins que ce soit une circonstance aggravante), j'ai pris conscience de cette problématique assez tôt et j'étais conscient du fait que parier sur la baisse est une activité très difficile et perdante à long terme. On ne peut le faire que sur des périodes courtes. J'étais donc conscient que c'était un problème de timing plus que d'un problème d'avoir raison sur le fond.
Mais étant donné que j'ai commencé à parier sur la baisse relativement tardivement par rapport à certains "Perma Bears" et "catastrophistes" de tout poil (par exemple sur la majeure partie de l'année 2009 j'avais uniquement des positions haussières, dans les aurifères de surcroit, ce qui en a fait une très bonne année pour moi), je pouvais raisonnablement penser bénéficier d'un meilleur timing.
Je n'ai commencé à jouer la baisse que fin 2009/début 2010, et je pouvais espérer avoir plus de chances d'être gagnant sur ce pari en ayant évité la hausse initiale.

Je risquais certes d'être perdant pendant quelque temps, mais tôt ou tard la tendance allait s'inverser.

Et 4 mois plus tard, le 6 Mai 2010, cela s'avérait gagnant de façon spectaculaire, lors du "Flash Krach".


Cependant, il est très difficile de gagner en jouant la baisse, et sur le long terme c'est une activité perdante.

Plusieurs fois au cours du reste de l'année 2010, je n'ai pas pris mes suffisamment mes bénéfices.
Les gains sur 2010 n'ont donc pas été à la hauteur des gains de 2009 et ont surtout été le fait des positions haussière sur l'or et les actions aurifères.

Tout simplement parce que, en dépit de Mai 2010, la tendance est repassée haussière grâce à la volonté politique qui a fait de la relance de la spéculation une priorité. Dès Septembre, la messe était dite, et il fallait en tirer les conséquences. Certes, au total le CAC40 a eu une performance quasi nulle sur l'année 2010, mais en tout cas la baisse enclenchée en Mai 2010 a été contrecarrée.

Cette expérience m'aura une fois encore convaincu des vertus du "trend following" (suivi de tendance) , que j'ai découvert avec Michael Covel.

Cette approche a l'avantage de se sortir des discours "fondamentalistes" voire "idéologiques" qui parfois finissent par dominer certains acteurs du marché et handicaper leur objectivité et donc leur profitabilité. Seule la tendance des prix mesurée objectivement, sert de déclencheur de prise de position.

Si on est juste un observateur distancié avec un horizon de très long terme, ce n'est pas un problème d'avoir uniquement un avis "fondamental", mais si l'on a un horizon d'investissement plus court, on ne peut se permettre de prétendre avoir raison sur le fond tout en tenant des positions perdantes sur le marché.


Cependant, je reste convaincu que la tendance va s'inverser durablement à un moment donné.
Quand ce moment sera arrivé, il vaudra mieux éviter de "Buy the dip" (acheter les corrections), mais plutôt "sell the rebound" .

Je crois que l'on est plus très loin de ce moment.

Depuis plusieurs mois déjà, je sentais bien que cela allait se réduire à un problème de timing.

Il se peut que je me sois positionné trop et trop tôt au sujet de la baisse. Et c'est pourquoi j'ai dû réduire ma position en Janvier. Mais je reste positionné et surtout je renforcerai cette position si les prochains rebonds s'avèrent plus faible qu'ils l'ont été à l'automne dernier.

Actuellement, je profite de la baisse que nous observons sur les indices actions depuis le 18 février. Mais il ne s'agit pour l'instant que d'une correction de court terme, qui doit être confirmée pour devenir une tendance de moyen terme.

La meilleure façon de confirmer cette nouvelle tendance c'est un rebond qui échouerait, contrairement aux phases précédentes de hausse.

A suivre....

mardi 8 mars 2011

Black Swan Fatigue

It is a case of the dreaded Black Swan fatigue.

Says Englander:

    For much of this two year period of S&P recovery, the clever thinking among investors has been to fade the rebound. This is as much true of FX investors as in other classes. Generically, the arguments have been that the forces driving the recovery are fragile, that many fundamental issues in global financial markets are unresolved, and that policymakers have deferred rather than resolved problems.

    It’s hard to argue with this line of analysis except that it has been dead wrong in market terms. Our conjecture is that investors are tired of being told to hedge against risks that have not emerged, and where the positions end up as costly in terms of premium paid out. (And it is an obvious truth that the kids outside playing in the snow without sweaters and scarves seemed to have much more fun than those of us who were bundled up.) Indeed the downward trend in vol may reflect that too much optionality was bought to hedge risks that didn’t happen and now it is being disgorged back into the market.

    In recent weeks we have been arguing that tail risk remains and is unusually realistic given the potential sources of shocks. We have also found that in many cases clients are reluctant to buy into these fat tail scenarios (actually ‘reject’ may more accurate than ‘ are reluctant’ ). The argument is basically that they have heard it many times before in the last two years and asset markets have continued to flourish.

    We would argue that the correct approach is to ask whether the macro risks looking ahead are those that can be dealt with using the policy tools at hand. If not, the tail risk scenarios are more concrete. Conversely if the asset market bounce and rebound in high-beta currencies over the last two years can be explained largely as the result of massive liquidity injections globally and significant fiscal policy ease, the question looking ahead is whether these policy tools will be equally effective in dealing with the future shocks.

    Consider the obvious potential risks: an oil shock, commodity prices and advancing headline inflation in the context of growing concerns about social and political disruption. We would make the case that the risk is high that if any of these shocks were to move to centre stage, it would be harder for policy makers to deal with them because printing and spending money is not quite the solution to these problems that it was to the financial shock of late 2008 and early 2009.