vendredi 31 décembre 2010

CAC 40 fatigué

Plus je regarde le graph du CAC40, et plus j'ai l'impression d'un graph "fatigué", maintenu en lévitation par une ficelle pas très épaisse.

Les indices américains peuvent à la rigueur donner l'impression d'être haussier, mais pas le CAC.

Il se rapproche bien plus de l'indice IBEX que de l'indice S&P 500.

On pourrait y voir un message. Alors que la France a été jusqu'à présent épargnée par les problèmes de dette souveraine, elle n'est pas très loin dans le viseur des marchés.

Par ailleurs je pense que même le S&P500 et l'ensemble des indices actions sont vulnérables pour une correction substantielle.

Ce n'est pas le moment de prendre le train en marche à mon avis.

Il se peut que l'on ait encore une phase de hausse en ce début janvier, mais le retournement pourrait intervenir plus vite que l'on croit.

Actuellement ma stratégie est d'accroitre ma position baissière sur les rebonds, comme celui d'aujourd'hui.

jeudi 30 décembre 2010

Un scénario parmi d'autres : Le Krach de la Chine.

Voici les éléments :

Krach de la Chine. Pourquoi ?

La lutte contre l'inflation provoque des mesures restrictives sur le crédit qui finissent par faire exploser la bulle immobilière et boursière chinoise, et provoque un krach , avec des faillites en cascades. (le 1929 chinois).


Conséquences :
  • Baisse du pétrole et des matières premières
  • nouvel effet "deleverage"
  • Baisse des bourses mondiales
  • Nouvelles faillites bancaires
  • Récession économique
  • Baisse de l'immobilier
  • Bonne Résistance, voire hausse de l'or
  • Hausse du dollar
Le scénario déflationniste / "risk off" par excellence, avec cependant une surperformance (relative) de l'or.

Ce serait 2008 mais peut-être en pire.

Selon une autre variante, on aurait une chute du dollar et de l'or du fait de l'absence d'achats de la Chine qui ont été de gros acheteurs d'or et de dollar au cours de la décennie écoulée.


Maintenant, dites-moi ce qui pourrait contredire ce scénario...

En tout cas un certain Jim Chanos, qui s'est illustré en vendant à découvert Enron, est en train de parier gros sur un krach de la Chine.




Voici le trade tel qu'il est expliqué par David Haas, suivi de la video de l'interview de Jim Chanos sur CNBC :

Chanos Expects to Cash in on His China Shorts During 2011


Here’s a recent interview with Jim Chanos on the critical state of the Chinese economic picture. Chanos typically makes his money short-selling overpriced markets and he’s “all over” China like stink on a pig; has been for well over a year.

Chanos believes 2011 will be his big year to begin cashing in on his China shorts. Here’s his reasoning:Should Chanos’ vision play out, global implications would include a massive spreading of deflation throughout commodities markets – since most are currently being supported mainly by Chinese demand and China-centric global speculation.

Therefore, major commodities-based economies such as Canada, Australia, New Zealand, most South American countries, and many others, would take a direct economic hit as well.

Obviously, a contracting/declining global economy hits energy demand, so OPEC would soon find itself to be awash in oil (again) and prices would quickly begin to adjust.

Wildcard! A new “global cooling” trend – should it continue – would add significant support to energy markets while dramatically increasing food prices due to hoarding and shortages.

As indicated by Chanos, many European countries – already in dire financial straits – would also be hit hard as they are heavy “net” exporters to China. In light of deepening “austerity”, local implications would be severe and Europe would become a social tinderbox. It seems unlikely to me that the Euro, and even the “EU” itself, would survive such a scenario.

U.S. financial interests would be hit indirectly (we’re not major exporters to China) by significant exposure to private and sovereign defaults emanating primarily from Europe. It’s hard to guess if there would be any willing “deep-pockets” buyers for new U.S. debt (other than the Fed) in this “SHTF” marketplace. Could this imply QE3…QE27…QE243?

With many nations becoming unwilling or fiscally incapable of cooperating in global “bailout” schemes, a powerful new wave of protectionist/separatist/isolationist pressures would likely be unleashed – presenting increasing resistance to further globalization efforts as nations and entire regions begin to suffer acute internal stresses and national leaders fight viciously for political control and survival.

In the extreme, capital flows would be restricted if not entirely stopped in some (or many) countries and new international hostilities would likely appear. Consider this scenario an “equal and opposite reaction” to many decades of globalist pressure and prima facie cooperation.

Question whether or not “globalization” is a natural evolutionary development and, if not, is it sustainable without devastating cost to both man and nature.

Overall, this scenario – kicked-off by a major slow-down in China – plays well with the long-wave deflationary theories I continue to support – as a massive overhang of globally-digitized “bubble-credit” continues to forcefully unwind in a somewhat unpredictable and virtually uncontrollable manner.

As I read it, we’re still relatively “early” in this grand deflationary cycle. The entire “game” has been delayed by the deceptive and massively harmful “inflationary meddling” of a global band of politicos and central banks acting in concert in pitifully vain attempts to circumvent laws of nature and physics; what goes up must come down.

In my book, Rule #1 is “In the end, gravity wins.” All other rules follow.

As most readers know, the vested financial interests have carried this “ploy” off by exponentially increasing sovereign (national) debts that have served PRIMARILY to bail themselves and their cronies (private interests) out of losing speculative gambles (which created the whole mess in the first place) with real “cash money” taken directly from “taxpayers” via the creation of massive new PERMANENT sovereign debts.

These reckless and grossly irresponsible acts will serve to multiply the eventual damage to “real” people by the future – albeit delayed – collapse of large sectors of both global and local economies.

In this continuation of an age-old story; a few play, while most just pay. We’ll continue to pay…and pay…until we put a stop to it.

Meanwhile, NO job is safe, NO pension is safe, NO investment is safe. Assuming a deflationary environment exists, CASH continues to be KING until the storm passes.

Remember, depressions happen one household at a time. Why? Because, for an endless variety of reasons, depressions FORCE OTHER PEOPLE to hold tight to their money and this quickly travels through economies as the “multiplier effect” works to rapidly undermine households and vital small businesses through chain-reaction.

That’s why it’s called a “deflationary cycle” and, in order to be stopped, a cycle must generally be allowed to fully play itself out.

The sooner we learn to stand back and allow this to happen (See: Iceland Exits Recession), the less damage we’ll all sustain in our lives and the better off we’ll all be in the end.

The unfortunate fact is, there is simply no way to avoid the pain. Scary as it seems, we MUST step up and face the lashings. Just be sure to remember who brought us here.

For more interesting articles and commentary please visit: http://www.haasfinancial.com

    By David Haas Consultant



    Avec ma position actuelle (baissier sur les indices action), je suis en tout point d'accord avec l'analyse de Jim Chanos et le commentaire de David Haas, qui se trouve être une position "déflationniste".

Voici la video de l'interview de Chanos :



Indice S&P 500 depuis 1871, ajusté de l'inflation

Voici une des raisons pour lesquelles je reste baissier à moyen terme sur le marché action :



La période corrective depuis 2000 n'est sans doute pas terminée, si on compare aux autres marchés baissiers du siècle dernier.


dshort.com: S&P Composite: Secular Bull and Bear Markets

Le débat concernant l'immobilier US





A ma gauche, Reggie Middleton, blogger brillant et quasiment prophétique en ce qui a concerné la crise des subprimes (voir les archives de son Blog). Depuis, sa performance a pâti du rebond des marchés actions. Il dirige une petite boutique d'analystes, et écrit des posts provocateurs et iconoclastes souvent baissiers et catastrophistes. Il a commencé à être invité dans quelques talk show financiers, à la marge.

A ma droite , Bill Ackman , gérant de Hedge-Fund hyper-médiatique, souvent invité sur CNBC. C'est aussi un investisseur "activiste" dans le sens où il prend des positions importantes dans des sociétés pour pouvoir influencer leur management. Pendant la crise des subprimes, il a connu un très gros succès en pariant sur l'insolvabilité de MBIA (un assureur d'obligation). Il a aussi connu un très gros échec sur une de ses fonds en prenant une position dans Target (une chaine de supermarchés). Le fond a perdu 80% de sa valeur à un moment.


Reggie Middleton est baissier sur l'immobilier US depuis longtemps (je l'ai déjà cité plusieurs fois à partir de 2008). Mais il affirme que nous allons entrer dans une nouvelle phase de baisse. Voici sa dernière contribution sur son Boom Bust Blog

Quant à Bill Ackman, il vient de se distinguer en estimant que c'est le moment de repasser acheteur sur l'immobilier américain. Voici sa présentation récupérée par Business Insider.


J'ai été intrigué par la position de Bill Ackman. Ses qualités "contrariennes", et ses arguments fondamentaux méritent d'être étudiés. Cependant, je pense qu'il s'est positionné trop tôt sur ce marché. Il aura sans doute raison à terme, mais pas tout de suite.

Par ailleurs d'un point de vue global, la vision haussière n'est plus vraiment contrarienne si l'on considère l'optimisme de Wall Street depuis plusieurs mois.

Donc, je pense comme Middleton, que la tendance "lourde" est encore à la baisse sur l'immobilier et qu'elle n'a pas fini de déstabiliser les marchés financiers. Avec les sauvetages de 2009, les problèmes ont juste été cachés sous le tapis : les pertes ont été camouflées, les échéances ont été remises à plus tard, mais les fondamentaux n'ont pas changé. Il faut savoir qu'il s'agit de corriger une bulle de proportion historique.

C'est d'ailleurs la clé du marché dans son ensemble, et une raison pour lesquelles les forces déflationnistes sont parfois plus fortes que la capacité d'inflation des banques centrales. (cf débat Inflation vs Déflation)

Concernant l'immobilier en Europe et en particulier la France, je suis d'avis que l'on a connu un "Double top" avec le rebond observé en 2009-2010. La nouvelle phase de baisse est en train de commencer. Elle va probablement coincider avec la réduction du régime de faveur fiscal début 2011.

mercredi 22 décembre 2010

Comment les banques font les poches des fonds de pension

Une démonstration implacable par David Einhorn du jeu des banques et des investisseurs avisés (Warren Buffet par exemple) vis à vis des agences de crédit.

Au fond, ce qu'il dit c'est que ces entités défendent l'existence des agences de crédit (malgré leurs imperfections notoires) parce que cela leur permet de prendre des positions d'arbitrage qui profitent de la différence entre leurs propres analyse et les notations des agences.

Sachant que les fonds de pension se positionnent uniquement en fonction des notations d'agence, il est facile pour les investisseurs plus avisés d'arbitrer contre eux et donc de leur faire les poches.

Exemple : la Turquie est notée au même niveau que la Grêce (BB+) alors que son niveau d'endettement est moindre et qu'elle n'a jamais fait défaut.

Si l'on s'en tenait au marché des CDS , elle serait notée AA.

Donc il est intéressant pour les spéculateurs d'arbitrer contre l'avis des agences de notation et les positions des investisseurs institutionnels et fonds de pension.

Encore un autre exemple de méthode pour parasiter le système.

Je ne fais pas vraiment un jugement de valeur dans ce constat.
Le "smart money" se paie sur le dos du "dumb money", rien de nouveau sous le soleil.

Par contre cela confirme une fois de plus l'inutilité pour le bien commun des agences de notation.

David Einhorn: Big Banks Pickpocket Pension Funds - Insider Monkey

dimanche 19 décembre 2010

Indicateurs Contrariens : La Totale !

La théorie contrarienne est une de mes méthodes d'analyse favorite, et qui m'a prouvé maintes fois son utilité par rapport à d'autres méthodes.


Voici cinq indicateurs contrariens qui ont émis un signal récemment, et que l'on désigne habituellement comme "Extreme Bullishness" (Optimisme Extrême).


1. Investisseurs Particuliers :

2. Conseils financiers des rédacteurs de newsletters :

3. Index VIX de la volatilité :



4. Recommandations des analyses des banques d'investissement :

5. Et enfin..."last but not least" les Mass Media avec la une de ce week-end:


On pourrait aussi ajouter Mark Zuckerberg élu homme de l'année d'après Time (ce que, comme Barry Ritholtz je désapprouve et auquel j'aurais préféré Julian Assange).

En tout cas cela ne présage rien de bon pour le cours de l'action Facebook (si elle était cotée) et par extension, le cours des actions technologique (pour rappel, Jeff Bezos, PDG d'Amazon, a été élu homme de l'année en 2000)


Un petit bilan de fin d'année (2010)

Le "Reflation trade " a fonctionné à plein cette année, ce qui signifie que les matières premières et le complexe métaux précieux ont connu une année exceptionnelle.

Les marchés actions quant à eux ont connu des fortunes diverses. L'Europe a sous-performé les Etats-Unis, en particulier les PIGS

Il me semble que le soutien des marchés via QE1 en 2009 puis QE2 a fonctionné jusqu'à présent.
Mais il n'a fonctionné que sur un périmètre limité : la bourse.

Il n'a pas réussi à maintenir bas les taux d'intérêt à long terme, et à faire baisser le dollar de façon durable.

Le point bas pour le dollar index a été atteint début 2008, juste au dessus de 70, et malgré un retour à 75, fin Novembre 2009, et ce niveau n'a plus jamais été atteint, jusqu'à présent.

Ce qui signifie que les forces de la déflation sont encore en action.

C'est évidemment en Europe qu'elles se sont le plus manifesté, au travers des crises des PIGS, puisque les pays périphérique qui connaissent une vraie déflation.

A plus long terme je continue de croire au scénario inflationniste, qui verront tous les prix augmenter.

Mais avant cela, on aura probablement une nouvelle "panique" déflationniste avec un nouveau krach boursier et une nouvelle baisse du prix de tous les actifs.

En bref, je pense que l'on est toujours dans un rebond contre-cyclique qui est en cours d'essouflement.

D'un point de vue contrarien, l'optimisme actuel sur les marchés, qui est basé sur l'idée que la politique de la Fed assure contre la plupart des risques, est un signal qu'il faut vendre.

Le niveau des ventes des "insiders" est aussi un autre indice qui plaide pour la baisse à venir.

Comme je l'ai indiqué plusieurs fois cette année, j'étais positionné en actions aurifères cette année, mais j'étais aussi assez méfiant par rapport à l'évolution des marchés actions.

Cette positions "hedgée", assez prudente a eu un coût qui me parait trop élevé, et que je regrette parfois, mais je termine l'année avec une performance de 12%.

jeudi 25 novembre 2010

samedi 20 novembre 2010

mercredi 17 novembre 2010

Retour sur les méthodes d'analyse

Il y a quelque temps, j'avais fait un post qui tentait de lister les différentes méthodes d'analyse que j'utilise, en essayant de les hierarchiser.

Voici une mise à jour de ce classement, en tenant compte de l'expérience acquise en 2010.


  • Correlation : à sur-pondérer
  • Saisonnalité : à sous-pondérer car, appliquée aveuglément elle peut nous induire en erreur.
  • Analyse Contrarienne : à sur-pondérer, mais reste à bien choisir ses indicateurs
  • Analyse Technique : bien utilisée, elle aide au timing mais elle ne doit pas être utilisée seule et de façon
  • Analyse Fondamentale : Neutre. A long terme c’est la seule qui vaille, mais à court terme , elle ne sert à rien pour déterminer le timing.
  • Suivi de tendance ou « momentum » : à ne pas sous-estimer, s’il est associé bien sûr à un bon « money management »


Donc, si je devais faire un (nouveau) classement, je mettrais :
1. analyse contrarienne
2. momentum (associé à un money management strict)
3. analyse technique
4. analyse fondamentale
5. correlation
6. saisonnalité

Toutes ces méthodes d’analyse bien employées auraient dû me permettre de profiter davantage de la hausse de l’or, et de me positionner baissier sur les actions plus tard. Mais je n’ai pas suivi suffisamment les points 1 et 2.

mardi 16 novembre 2010

TBT, la suite ...

Il y a deux mois j'écrivais un post sur le TBT (ETF baissier sur les Treasuries).

Après une correction de court terme de ce tracker(que j'avais anticipé) , la tendance est maintenant clairement haussière.
Il semble même que cela devienne de plus en plus un sujet d'actualité comme le montre le compte-rendu de la journée de bourse par marketwatch :

U.S. stocks hit as Treasury yields rise Market Snapshot - MarketWatch

En résumé, quelle est la situation ?

Le QE2 n'a pas pu agir sur la courbe des taux, et cela commence à se voir.

D'ailleurs l'objectif annoncé semble n'être que de faire monter les marchés actions, pour (soi-disant) augmenter l'effet richesse, et plus généralement donner l'illusion d'une reprise. (cela est d'ailleurs démontré par l'utilisation du POMO).

Mais le phénomène (inévitable à moyen terme) de chute des prix des obligations, en faisant remonter les taux, finira aussi par faire chuter les marchés actions.

Aujourd'hui, on est au tout début de cette tendance. Il faudra sans doute attendre de nouveaux plus bas sur les taux, pour se positionner à long terme.

mercredi 10 novembre 2010

Uranium and Nuclear Power Investing Mega-trend For the Next Decade :: The Market Oracle :: Financial Markets Analysis & Forecasting Free Website

Cela fait quelque temps que je m'intéresse à l'investissement dans l'uranium. Je crois en effet que c'est à ce jour la seule source d'énergie qui peut à la fois permettre d'éviter l'émission de dioxyde de carbone (quelque soit notre avis sur l'effet de serre) et surtout de faire face aux conséquences du "peak oil".


Actuellement ce secteur est en surchauffe (voir Cameco Corp ) On peut en profiter à court terme mais il risque d'y avoir une correction "technique". Mais de toutes façons, à plus long terme ce secteur vaut la peine d'être étudié.



Donc, en attendant, voici un article de Nadeem Walayat :



Uranium and Nuclear Power Investing Mega-trend For the Next Decade :: The Market Oracle :: Financial Markets Analysis & Forecasting Free Website


A suivre...

mardi 9 novembre 2010

Dans l'immobilier comme ailleurs, les prix suivent les volumes



Un rappel salutaire via Reggie Middleton, qui observe que, aux Etats-Unis, la chute des volumes de transaction a précédé de un an la chute des prix immobiliers.

Et on observe justement qu'après un rebond des transctions initié à l'été 2009, les transactions ont recommencé à chuter et sont maintenant à un nouveau plus bas.

Maintenant, comparons le graphique précédent avec l'évolution des volumes de transaction et des prix immobiliers en France.
Notez que malgré le rebond des prix observé cette année, le volume des transactions reste très faible, par rapport aux sommets observés.

A court terme, il faudra étudier l'évolution des volumes de transactions, mais à plus long terme, on peut difficilement imaginer, que les prix ne rejoindront pas l'évolution des volumes de transactions, car il y a clairement une corrélation entre les deux.

République bananière

Je viens de lire l'article suivant dans le NY Times:

Our Banana Republic - NYTimes.com


(Notre propre république bananière : les résultats sur Google sont révélateurs à propos de la France)





Cet article me rappelle la réflexion que je me fais souvent : comment peut-on être libéral, tout en déplorant les inégalités et en souhaitant les corriger ?

Après tout, la plupart des libéraux (souvent classé à droite en France) défendent que les mesures "sociales" destinées à combattre les inégalités, sont nocives économiquement et même moralement.

Donc on peut être tenté de croire qu'il faut choisir entre être libéral et combattre les inégalités.

Par ailleurs, on peut parfois être tenté de penser que ce sont les inégalités qui créent le dynamisme économique. Ces inégalités seraient donc comme la différence de "tension électrique" qui fait fonctionner le courant, permettant une allocation optimale du capital et de la main d'oeuvre. A contrario les mesures égalitaires freineraient le dynamisme des acteurs économiques. C'est cela le discours habituel des libéraux, mais qui devient de plus en plus difficilement tenable politiquement dans le contexte actuel.

A cela on pourrait rétorquer que les coûts économiques des inégalités sociales ne sont pas pris en compte dans ce calcul. Par exemple l'absence de protection sociale ou l'insuffisance du niveau d'éducation ont des coûts sociétals et par conséquent économiques. Tout comme l'absence de demande solvable pour des marchandises finit par devenir un problème pour l'économie d'un pays (ça c'est plutôt la thèse marxiste, mais qui n'est pas sans fondement). Et tout cela sans même parler de la crise.

Mais il y a encore un autre argument, libéral celui-là, à mon avis, et qui milite contre les inégalités.

J'observe que les déficiences du marchés sont la raison principale pour laquelle les inégalités existent.
Donc combattre les inégalités, c'est aller vers un marché plus libre.


J'ai appris en lisant Fernand Braudel, que l'Etat et les détenteurs du Capital se sont de tout temps allié pour fausser le marché en utilisant des privilèges de castes.

Cette situation a progressivement changé avec l'évolution de la société et la disparition de certains de ces privilèges. Mais force est de constater que certains privilèges demeurent et vont même en s'accroissant.

Avec l'hypercapitalisme, nous n'avons pas pour autant un marché hyperlibre, bien au contraire.

Un vrai libéral doit donc selon moi s'intéresser aux causes de ces inégalités qui empêchent un marché libre et aussi une société libre.

Il s'agit d'un chantier de longue haleine qui concerne les institutions, les lois et c'est donc un sujet politique aussi.
La régulation "équitable" du marché ne devrait pas être laissée aux seuls acteurs oligarchiques du marché, comme c'est souvent le cas aujourd'hui.

Le cynique en moi pense que cela ne va pas changer du jour au lendemain, mais il vaudrait mieux accélérer le mouvement avant que le système s'écroule sur lui-même.

mercredi 3 novembre 2010

Graphique Dow Jones depuis 1885



Voici le genre de graphique TRES long terme que je trouve particulièrement éclairant.

Il laisse à penser que la tendance de long terme des marchés actions peut très bien se poursuivre à la baisse jusqu'à arriver bien en-dessous de la droite de tendance.

Mais ce graph indique aussi que plusieurs années peuvent s'écouler avant un nouveau point bas (comme entre 1970 et 1975 par exemple).

Bon, évidemment ce graphique ne nous dit pas ce que va faire le Dow demain, ou même la semaine prochaine, mais il permet d'imaginer quelques scénarios.

Donc, en tant que "Bear", il ne faudra pas s'obstiner à aller contre la tendance de moyen terme.

Mais pour l'instant, à court terme, je reste positionné pour une correction, qui permettrait de revenir à l'achat à des niveaux moins "chauds".


Graphiques The Chart Store via The Big Picture

mardi 2 novembre 2010

Le trading haute fréquence en chiffres


Bon résumé par Samuel Rondot, de la problématique du HFT (high frequency trading), qui est sans doute à l'origine du "Flash Krach" du 6 Mai de cette année.


Entre nous, le Flash Krach reste un bon souvenir pour moi, synonyme d'argent rapidement gagné, mais cela n'en reste pas moins le symptome d'un phénomène complètement délirant.


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Le trading haute fréquence en chiffres
par Samuel Rondot


Ca fait froid dans le dos...

Pas une journée sans qu’on ne puisse être les témoins de l’emballement de la machine HFT (high frequency trading).

Vous savez les HFT, ces dingos des ordres à la nano seconde à qui, début septembre, on a demandé de commencer à prouver qu’ils contrôlaient vraiment ce qu’ils faisaient et que leurs intentions (et capitaux) étaient parfaitement « cleans ».

Et bien je peux vous dire qu’il faudra bien plus qu’une note d’intention de l’association des brokers à ses membres pour les calmer.

C’est devenu tellement banal que j’ai décidé de m’intéresser uniquement aux plus graves d’entre elles.

Il y a 10 jours, c’est Nyse Euronext qui a semé un léger vent de panique à la clôture suite à un bug informatique. C’est pas du HFT, mais rappelez vous quand même que quand un ordre arrive sur le marché c’est à eux de le traiter.

Donc hier, voici un bel exemple de folie HFT.


Cela a eu lieu sur le tracker surnommé XLF qui réplique la performance des valeurs financières.

Moyenne des volumes quotidiens depuis 6 mois, excusez du peu, 89 millions de titres. A 14.5 dollars hier soir, ça nous donne la bagatelle de 1,290 milliards de dollars.

Chacun peut analyser ces informations au quotidien puisque Nanex, une société spécialisée dans l’agrégation et la distribution d’un flux boursier haute performance, fait cette analyse et la publie sur son site internet chaque jour.

Attention, il s’agit bien du nombre d’ordres qui arrivent sur le marché et non pas des cotations.

Rappelez vous qu’il a déjà été prouvé que sur les ordres HFT, moins de 1% seront exécutés.

Donc, hier sur le tracker XTF, entre 14h25 et 18 secondes et 14h27 et 20 secondes, une moyenne de 23000 ordres est arrivé chaque seconde sur le tracker pour un total de 2.8 millions d’ordres en à peine 2 minutes.

C’est 1 ordre tous les 0.000044 secondes.

J’ai cherché des phénomènes très rapides pour vous aider à faire une comparaison mais j’ai rien trouvé d’autre que la lumière.

La lumière voyage à la vitesse de 300 000km par seconde.

Et bien là, nous avons eu un ordre à chaque fois que la lumière a parcouru uniquement 13 km.

Si on parvient à relativiser, c’est tout bonnement hallucinant.

Mais bon, je sais, ma référence à la vitesse de la lumière ne parle pas du tout. J'ai donc continué à creuser la question et je suis tombé sur une image très sympa :

Si le père noël doit visiter chaque maison où il y a des enfants dans le monde en un seul jour, il doit faire environ une maison par millième de seconde.
Or là, on passe 13 ordres par millième. Donc le nombre d'ordres par seconde est équivalent à la visite du Père Noël à tous les enfants de la PLANETE en 10 heures....

Et une fois encore, je rappelle qu’on parle d’ordres et pas de volume !!!

Nanex va un cran au-delà dans son analyse de flux, puisqu’il confirme que ABSOLUMENT tout ces ordres sont arrivés sur le marché en première ligne sur le carnet.

Sauf que voilà, pendant ces 2 minutes, seulement 175 000 titres ont été échangés sur le marché (je n’ai pas le nombre de cotations).

2.8 millions d’ordres pour 175 000 titres échangés….

Je pourrais m’arrêter là dans cette belle démonstration mais la plupart d’entre vous se dirait : Et alors où est le problème ?

Concrètement il y a 2 problèmes majeurs :

1/ Le premier est technique :

L’infrastructure avec laquelle ont été construits les bourses et les logiciels utilisés ne vont pas tarder (si ce n’est déjà fait) à atteindre leur limite.

Or, que va t’il se passer quand les tuyaux seront trop engorgés pour prendre de nouveaux ordres ?

Et bien pour ceux qui étaient devant leur écran le 6 mai dernier, on a eu un premier aperçu : – 9.6% sur le Dow Jones en à peine 15 minutes. Les ordinateurs ont tous vu rouge au même moment et sans réflexion. Les HFT ont créé le premier crash HFT de l’ère des bourses modernes.

2/ Le deuxième est à mon sens encore plus grave :

Les cours de bourse sont censés refléter la réalité économique de l’entreprise, de l’économie et plus ou moins l’exagération due aux acteurs du monde boursier.

Sauf qu’aujourd’hui, il est admis que plus de 60% du volume quotidien des bourses américaines et plus de 38% du volume des bourses européennes sont faits par les HFT.

Or, quand un ordinateur parle à un ordinateur, il n’y a plus rien de rationnel.

Les ordres ne sont pas passés avec intention d’être exécutés. Les ordres sont passés avec intention de leurrer d’autres acteurs ou de prendre de vitesse d’autres comportements « classiques ».

Bilan, les cours de bourse ne veulent plus rien dire. Ils ne sont plus le reflet de la santé de quoique ce soit, mais de l’équilibre ou du déséquilibre de l’information que les ordinateurs appliquent avec force sur le marché.

Vous voyez où est le problème ?

Si ce n'est pas encore assez clair, imaginez, 9 séances consécutives comme celle du 6 mai … 9 x - 9.6% = GAME OVER.

Qui nous dit que les intentions des HFT sont toutes légitimes et louables ?

Qui nous dit que les auteurs des programmes comprennent ce que toutes les situations vont provoquer sur leurs programmes ?

Les autorités de tutelle fidèles à leurs habitudes enquêtent et rapportent. Il leur a fallu 5 mois pour conclure un rapport sur les évènements du 6 mai qui est déjà largement contesté et contredit par de nombreux spécialistes.

Et puis entre vous et moi, nous ne sommes déjà pas certains que l’auteur du programme sache exactement ce qui s’est passé. Alors comment les autorités, à l’autre bout de la lorgnette avec leurs moyens préhistoriques, pourraient révéler quoique ce soit ?

Et pourtant les solutions sont simples à mettre en œuvre.

Commençons d’abord par appliquer la loi : un ordre doit être passé avec la ferme intention d’être exécuté. C’est la loi sur toutes les bourses mondiales, faisons la respecter !

Deuxio, l’accès au marché doit être égal pour tout le monde, vous, moi et les spécialistes. Techniquement il ne doit pas être bien compliqué de mettre un filtre permettant de mettre tout le monde sur un pied d’égalité.

Tertio, généralisons les coupes circuits de quelques secondes pour toutes les situations invraisemblables. Ca n’a jamais fait de mal à personne de se rafraîchir les idées 30 secondes face à une situation critique, alors pourquoi ne pas imposer pas la même chose à un ordinateur ?

Samuel RONDOT
Directeur de www.bestcfd.com

Wall Street est comme un "film de casse"


"La meilleure façon de comprendre Wall Street est de le voir comme un "film de casse" comme "Ocean's Eleven" ou "Braquage à l'Italienne".

Il y a juste une différence : dans ce genre de film, une bande de petits gars s'assemble pour voler des "gros" -un milliardaire, une grosse banque ou une multinationale.

A Wall Street cela fonctionne dans l'autre sens."

Dans cet article Brett Arends fournit des arguments très convainquant à l'appui de cette thèse. Il montre en particulier comment aux Etats-Unis, les intérêts sur les obligations, qui sont déjà historiquement bas à l'heure actuelle, sont en outre déductibles de l'impot sur les sociétés alors que les investisseurs doivent payer des impots plein pot sur ces intérêts.

En outre il montre comment ce capital peut être réinvesti à l'étranger (dans des filiales) et échappe ainsi à l'impot sur les sociétés.

"Un système généreux pour les sociétés jusqu'à l'absurde".

(Au détriment des épargnants, qui comptent sur ces obligations faisant partie de leurs fonds de pension.)

Un article éclairant provenant pourtant d'une publication très "Mainstream".

Pas étonnant que certains électeurs américains soient "enragés" contre l'establishment politico-financier.


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BOSTON (MarketWatch) — The best way to understand Wall Street is to view it as a heist movie, like “The Sting,” “The Italian Job” or “Ocean’s Eleven.”

There’s just one difference: In your traditional caper, a bunch of little guys get together to steal money from the big guys — a tycoon, big bank or major corporation.

On Wall Street, it works the other way around.

Take the Great Bond Caper taking place right under your nose, right now. Most people don’t even know it’s going on.

Major corporations are jumping on the bond mania to borrow billions of dollars from ordinary investors at pitifully low interest rates.

Mutual-fund investors are so desperate for income they’ll accept almost anything. So Wal-Mart Stores Inc.last week issued $5 billion worth of bonds, or IOUs, at an average rate of 2.9% last week. That included 30-year bonds paying 5% and shorter-term paper paying almost nothing.

Goldman Sachs Group Inc. sold $1.3 billion in 50-year bonds at just 6.125%.

They’re not alone. Other blue chips that have raised big money or are expected to do so shortly include Bank of America Corp. , Coca-Cola Co. , Johnson & Johnson , J.P. Morgan Chase & Co. , Morgan Stanley and PepsiCo Inc.

If you are invested in a mutual fund that owns bonds, including corporate bonds, there’s a good chance some of the cash going into these issues is yours. Good luck with that.

We already know that anyone buying these IOUs is taking a terrible risk. If inflation takes off, these bonds will tank. The prices will slump and the coupons will lose their purchasing power.

Federal Reserve Chairman Ben Bernanke has all but promised to make inflation take off, one way or another.

But here is what they’re not telling you: The Great Bond Caper is also an incredible tax dodge.

Corporate America is using these bonds to shift millions of dollars of tax liabilities from their boardrooms into your living room. You are going to be paying more of their taxes for them, so they’ll pay less.

How?

The interest payments on these bonds are tax-deductible for corporations; the money comes off the top. So corporations save 35%, their typical marginal-tax rate.

Meanwhile, the bond coupons are fully taxable to the investors — and not even at the lower tax rates applied to dividends or capital gains. The bond coupons are taxable at ordinary income-tax rates.

By my calculations, Wal-Mart’s interest payments on its newest bonds will cut its taxable income by $144 million a year. If the company pays 35% tax, that’s a cash saving of $50 million annually. Meanwhile, bondholders’ taxes will rise.

As for Goldman Sachs? The interest on its new 50-year bonds will come to $80 million a year, saving America’s favorite “vampire squid” $28 million at year.

Your retired parents will pick up some of that tab through their bond fund. The rest can be borne by other taxpayers.

But the caper doesn’t even end there.

These companies can take this money they’ve borrowed from U.S. investors and send it overseas. That will create no jobs here — and if it goes to open a cheap, low-wage factory, may undercut some of the jobs that remain.

If they do that, the corporation may escape U.S. taxation on the profits from that money altogether. That’s because corporations get generous tax breaks on overseas profits.

It’s a double sting. The bond interest cuts their taxes here. In addition, the money is invested overseas, where it escapes U.S. tax as well.

Cue “The Entertainer.”

George Mundstock, a former Treasury official and professor of tax law at the University of Miami, says this double deal is a great one if you’re a U.S. corporation.

“If you borrow a lot of money and you have a lot of foreign subsidiaries, the money you earn overseas isn’t taxed currently, while you are allowed to deduct your interest payments against your income,” he said. “The current rules for interest deductions are absurdly generous.”

There are other ways companies can work the tax code as well. They could, for example, just use the money to buy some of their stock. That’s not a taxable move.

Doing that will boost the value of the shares left outstanding. It will add to earnings per share and shareholder returns.

That would be great news for investors — including, naturally, the senior honchos, who are typically loaded up to the gills with stock and options.

Here’s the final irony: Under current rules, they’ll just pay 15% capital-gains tax on their profits. (There are some proposals to raise that to 20%, but nothing has happened yet.)

What does this mean in human terms? Consider a retired widow who has her money in bond funds, and who has taxable income of say, $40,000 a year. She will have to pay 25% federal income tax on the (pitifully low) bond income her fund gets from the likes of Goldman Sachs.

At the same time, Lloyd “God’s work” Blankfein, the Goldman chief executive, will only have to pay 15% on his millions in stock gains.

It’s a bank heist in reverse. Tell me I’m wrong.

Brett Arends is a columnist for MarketWatch and The Wall Street Journal, based in Boston.


Wall Street is like a heist movie

dimanche 31 octobre 2010

Krugman : la semaine prochaine, ayez peur. Ayez très peur...


A moins d'un énorme bouleversement, les républicains vont prendre le contrôle d'au moins une des chambres du Congrès (américain, ndt) la semaine prochaine. Cette perspective devrait-elle inquiéter les Américains ?

Pas vraiment, selon certains experts. Après tout, la dernière fois que les républicains avaient le contrôle du Congrès pendant qu'un démocrate vivait à la Maison Blanche, c'était de début 1995 à 2000. Et les gens se souviennent de cette période comme d'une bonne époque, une époque de créations d'emplois en plein essor et de budgets responsables. Peut-on espérer une expérience similaire aujourd'hui ?

Non, on ne peut pas. Ça va être affreux. En fait, les futurs historiens considéreront sans doute l'élection 2010 comme une catastrophe pour l'Amérique, une catastrophe qui condamna le pays à des années de chaos politique et de fragilité économique.


Commençons par la politique.

À la fin des années 1990, les républicains et les démocrates étaient capables de travailler ensemble sur certains problèmes. Le président Barack Obama semble croire que la même chose peut se reproduire aujourd'hui. Dans une interview récente au National Journal, il a fait entendre une note de conciliation, en disant que les démocrates devaient avoir "un sens approprié de l'humilité" et qu'il "passerait plus de temps à bâtir un consensus". Bonne chance.

Après tout, cette époque de coopération partielle des années 1990 n'est venue qu'après que les républicains avaient tenté la confrontation totale, allant jusqu'à suspendre les activités du gouvernement fédéral pour tenter d'obliger le président Bill Clinton à céder à leurs exigences de sévères coupes budgétaires dans Medicare.

Or, la suspension des activités gouvernementales avait fini par nuire politiquement aux républicains, et certains observateurs semblent supposer que les souvenirs de cette expérience inciteront le GOP à se garder d'être trop va-t-en-guerre cette fois-ci. Mais la leçon que les républicains actuels semblent avoir tiré de 1995 n'est pas qu'ils étaient trop va-t-en-guerre, c'est qu'ils ne l'étaient pas assez.

Une autre interview récente au National Journal, cette fois-ci de Mitch McConnell, le chef de l'opposition au Sénat, a reçu beaucoup d'attention grâce à une citation-titre accrocheuse : "la seule chose importante que nous souhaitons réussir est de faire en sorte que le président Obama soit un président à mandat unique".

Si vous lisez l'intégralité de l'interview, ce que McConnell dit, c'est qu'en 1995, les républicains se sont égarés en se concentrant trop sur leur agenda politique et pas assez sur la destruction du président : "nous souffrions d'une certaine arrogance et avons agi comme si le président était sans importance et que nous l'écraserions. Dès l'été 1995, il était déjà parti pour être ré-élu, et nous nous sommes accrochés pour survivre". Sous-entendu, cette fois-ci, ils resteront déterminés à faire tomber Obama.

Certes, McConnell a bien dit qu'il pourrait accepter de travailler avec Barack Obama dans certaines circonstances, notamment si ce dernier acceptait de faire un "salto arrière à la Clinton" en adoptant des positions qui trouveraient davantage de soutien parmi les républicains que dans son propre parti. Bien sûr, cela entamerait les chances de réélection d'Obama - mais c'est le but.

On pourrait ajouter que si des républicains du Congrès se mettaient en tête d'agir de manière responsable, bipartite, ils changeraient certainement d'avis après avoir jeté un coup d'œil par-dessus leur épaule aux types du Tea Party, qui leur sauteront dessus à la moindre velléité de se montrer raisonnables. Le rôle du Tea Party est l'une des raisons pour lesquelles les observateurs intelligents s'attendent à une nouvelle suspension des activités du gouvernement, sans doute dès le printemps prochain.

Au-delà de la politique, la différence essentielle entre les années 1990 et aujourd'hui est l'état de l'économie. Quand les républicains prirent le contrôle du Congrès en 1994, l'économie américaine avait des bases solides.

L'endettement des ménages était bien plus faible qu'aujourd'hui. Les investissements des entreprises étaient en augmentation, en grande partie grâce à de nouvelles opportunités créées par le secteur informatique - des opportunités bien plus vastes que les folies de la bulle internet.

Dans cet environnement favorable, la gestion économique consistait surtout à mettre des freins à la croissance, afin d'éviter la surchauffe économique et une inflation potentielle. Et c'est un boulot que la Réserve fédérale pouvait faire toute seule en augmentant les taux d'intérêt, sans aucune aide du Congrès.

La situation est complètement différente aujourd'hui. L'économie, plombée par la dette que les ménages ont accumulée pendant la bulle de l'ère Bush, est dans un état désespéré ; la déflation, et non l'inflation, est le danger manifeste et réel. Et il n'est pas dit que la Fed possède les outils pour éviter ce danger. Pour l'instant nous avons surtout besoin de mesures actives du gouvernement fédéral pour nous sortir de ce piège économique.

Mais nous ne les obtiendrons pas si les républicains contrôlent la Chambre. En fait, s'ils obtiennent ce qu'ils veulent, nous aurons le pire des deux mondes : ils refuseront de faire quoi que ce soit pour relancer l'économie maintenant, affirmant s'inquiéter du déficit, tout en augmentant en même temps les déficits à long terme par des réductions d'impôts irresponsables - les réductions qu'ils ont déjà annoncées n'auront pas à être compensées par des réductions de dépenses.

Alors si les élections se déroulent comme prévu la semaine prochaine, voici mon conseil : ayez peur. Ayez très peur.

Source Minuit Moins Une

mercredi 27 octobre 2010

Les marchés actions ne peuvent pas aller plus vite que l'économie

Une chronique de Bill Bonner qui rejoint mon point de vue actuel :

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Les marchés actions ne peuvent pas aller plus vite que l'économie

par Bill Bonner

La bulle actuelle est en train de rebondir dans une pièce remplie de piques. Il y a l'épineuse Chine -- elle pourrait crever la bulle des marchés boursiers américains à tout moment. Les grandes banques et les gouvernements étrangers sont autant de clous dangereux. N'importe lequel d'entre eux pourrait faire éclater la bulle en quelques heures. Et qu'en est-il de l'aiguille la plus aiguisée... le dollar lui-même ? Et si les investisseurs finissaient par se lasser de s'inquiéter de voir le billet vert chuter ? S'ils décidaient de sortir tous en masse ? Ou encore... imaginez ce qui se passerait si Bernanke décidait de protéger le dollar !

Mais les investisseurs ne sont pas inquiets. Ils anticipent de l'argent encore plus facile... et des prix encore plus gonflés pour les actions et les matières premières.

Si bien que lorsque la réunion du G20 s'est terminée sans qu'une décision soit prise, ils ont compris ça comme le signal que les jeux pouvaient continuer.

Un titre de Bloomberg : "les actions US grimpent après le G20, qui nourrit la spéculation sur un assouplissement de la part de la Fed".

En d'autres termes, ce marché n'est pas nourri par une croissance économique réelle. Il est alimenté par l'espoir d'argent facile et rapide. Du jeu pur et simple, en d'autres termes.

Non que nous soyons opposé au jeu. Mais lorsqu'on se lance dans ce genre de pari, il faut être conscient qu'on finira par perdre tôt ou tard. Une pièce de monnaie n'atterrit pas sans arrêt sur le côté face... il n'y a qu'un nombre limité d'as dans un jeu de cartes... et le "chat noir" de la partie finira par tomber sur vous.

▪ Les investisseurs pensent que la Fed fournira de l'argent rapide et facile. Et ils pensent qu'ils pourront en obtenir un peu en restant positionnés sur les actions et les matières premières. Ils ont peut-être raison... mais nous n'y parierions pas l'épargne de toute une vie.

La promesse des marchés boursiers est fondamentalement aussi frauduleuse que la promesse de l'Etat-Providence. Ce dernier prétend donner plus aux citoyens, en termes de services et d'avantages, qu'ils ne paient en taxes. Les marchés offrent quant à eux des gains sans douleur.

Mais les marchés boursiers -- au total, au cours du temps -- ne peuvent pas vraiment se développer plus rapidement que l'économie elle-même. "Des actions pour le long terme", c'est une arnaque. Parce qu'on ne peut obtenir des marchés boursiers que ce qu'on aurait obtenu d'à peu près n'importe quel autre investissement. A mesure qu'une économie se développe, il en va de même pour la valeur des actifs productifs qui en font partie. Les entreprises ne se développent pas plus rapidement -- à moins de vendre à d'autres marchés, dans d'autres économies... et de prendre des parts de marchés à d'autres entreprises. Dans l'ensemble, en moyenne, vous ne gagnerez avec les actions que ce que l'économie vous permet d'obtenir -- à peu près ce que vous auriez gagné en plaçant votre argent dans l'immobilier, les objets de collection ou autres investissements.

Parfois, vous obtiendrez un peu plus grâce aux actions -- et même beaucoup plus -- lorsque le marché connaît un boom. Et alors, vous devez vous attendre ensuite à obtenir beaucoup moins... de sorte que les performances de long terme du marché boursier reviennent en ligne avec l'économie sous-jacente.

Nous pouvons le voir simplement en regardant le marché boursier américain sur les trois dernières décennies. Il a été multiplié par 14 entre 1982 et 2007 -- dépassant de loin l'économie. Mais il a ensuite dû ralentir... et même reculer. Ces 10 dernières années, les prix des actions US stagnent. Il ne serait pas surprenant de les voir chuter de 30% à 50% à partir de là... et il ne serait pas surprenant de les voir stagner pendant les 10 années suivantes aussi.

Rappelez-vous... le Japon est un modèle boursier avancé. Les actions nippones ont atteint un sommet en 1990. Depuis, elles baissent. Vingt années de correction... pour revenir en ligne avec l'économie.

Les marchés américains feront la même chose. Plus ou moins.

Cette bulle va heurter une pique... Ce n'est qu'une question de temps.


Les march�s actions ne peuvent pas aller plus vite que l'�conomie

Dollar-Neutral Gold


Sans commentaire...



mardi 26 octobre 2010

Inflation Vs. Deflation par Todd Harrison

Voici un article de Todd Harrison de Minyanville (qui date du mois d'août)qui résume bien le débat ou plutôt "l'oscillation" entre les tendances inflationnistes et déflationnistes.

J'aime bien lire Todd Harrison de temps en temps, même si Minyanville n'est pas une de mes sources de prédilection.


The Main Event: Inflation Vs. Deflation | Markets | Minyanville.com

5 Mythes à propos de la Crise Financière

Five Things: The Myth Of The Crisis | Business & Markets | Minyanville.com

Zombie America Vs China's Zombie-eaters 2020

Un article dont les références vont de Naomi Klein (théoricienne de l'alter-mondialisme)à Christine O'Donnell (extrémiste de droite), cela ne peut qu'intriguer :

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Zombie America vs. China’s Zombie-Eaters 2020
Commentary: Eight reasons China’s ‘economic war’ is a secret defensive strategy

by Paul B. Farell

SAN LUIS OBISPO, Calif. (MarketWatch) — “Zombie Economics: How Dead Ideas Still Walk Among Us,” could easily have been entitled “Zombie Capitalism.” Why? The book is all about undead Reaganomics zombie-isms like “trickle-down” that nearly destroyed the American economy in 2008.

Now that same Zombie Capitalism is being resurrected by the Goldman Conspiracy of Wall Street Banksters and their new partner, the GOP Tea Party of No-No. Yes, folks, America’s self-destructive Zombie Capitalism has once again returned from the mausoleum of toxic undead ideas.

But this was so predictable. As Naomi Klein, author of “Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism,” warned: “Free-market ideology will come roaring back when the bailouts are done, and the massive debts the public is accumulating to bail out the speculators will then become part of a global budget crisis.”

Get it? The Zombie Capitalism of Reaganomics couldn’t kill us during the dot-com crash or subprime credit collapse, but now Zombie Wall Street is shooting for the “Third Meltdown of the 21st Century.”

Wait, an even better title would be, “Zombie America.” Why? America is not only enjoying Halloween, the great celebration of the undead, but in our election madness we also created a historic trick-or-treat, with invisible monster billionaire backers, ghoulish politicians and blood-sucking vampires emerging from graves in foreign sovereign nations to poison our souls from within.

But the scariest monsters this Halloween are the China Zombie Eaters who are devouring the dying jobs of Zombie Americans. China’s Zombie Eaters are infinitely more dangerous than all the spooky foreign nations funneling megabucks into the Chamber of Commerce’s Supreme Court-sanctioned lobby.

Here are 8 demonic reasons why China’s aggressive “economic warfare” is also a secret long-term defensive military strategy:

1. Zombie-eating China has a long-range plan to conquer America

Listen closely, because the nuttiest theories are so often revealed later as hidden truths. Remember Delaware Tea Party Senate candidate “I’m no witch” Christine O’Donnell. You may question her credibility about secret classified documents revealing that China has a “carefully thought out and strategic plan to take over America.”

But still, the facts are that the China Zombie Eaters are destroying and devouring millions of American jobs.

We also know China is stealing U.S. state secrets, stealing proprietary patents, stealing our technology. We know China is hacking away, aggressively engaged in a not-so-secret cyber war against America. We also know China has forged alliances with America’s enemies, including Iran, Venezuela and North Korea.

So while you’ll chuckle at a non-witch’s “classified” plans, the fact is China Zombie Eaters are our worst nightmare, aggressively engaged in wars against America on multiple fronts.

As Ross Terrill, a China expert at Harvard, put it in the Wilson Quarterly: “The Chinese Communists are very aware of this contest with the United States, though Americans (beyond the Pentagon) are not.”

Yes, Zombie America is clueless about the threat. And, Terrill warns, our lack of awareness will destroy us: “By being a shrinking violet, the United States would simply hand over the future to China.”

2. Zombie-eating China ‘buys’ Australia with surplus U.S. dollars

Want more proof? Read Malcolm Knox’s recent piece in Bloomberg-BusinessWeek: “The Deal is Simple. Australia Gets Money. China Gets Australia.” Wake up Americans. While our Zombie Politicians are fighting selfish turf wars this election cycle, China is using its foreign currency reserves (U.S. dollars) to buy rights to Australia’s commodities and natural resources, giving China Zombie Eaters long-term access to natural gas, minerals, iron ore and more.

A lot of those resources are found in Queensland, Australia, the home of John Quiggin, the economics professor who wrote the book “Zombie Economics.” Quiggin also summarizes the five main undead ideas of “Zombie Capitalism” in Foreign Policy magazine.

3. China Zombie Eaters easily bully Japan into submission

In a recent New York Times column Nobel Economist Paul Krugman warned: “Last month a Chinese trawler operating in Japanese-controlled waters collided with two vessels of Japan’s Coast Guard. Japan detained the trawler’s captain; China responded by cutting off Japan’s access to crucial raw materials.”

Bad news: Like a wounded tiger, China’s Zombie Eaters will turn against anyone. China controls 97% of “the world’s supply of rare earths, minerals that play an essential role in many high-technology products, including military equipment. Sure enough, Japan soon let the captain go.”

4. China Zombie Eaters are aware of Pentagon war strategies

That trawler incident got me thinking of the Pentagon study from Fortune back during the Bush/Cheney years: “By 2020 there is little doubt something drastic is happening.” The Pentagon warned that “as the planet’s carrying capacity shrinks, an ancient pattern of desperate, all-out wars over food, water, and energy supplies would emerge ... warfare is defining human life.” You can bet China’s generals have the same strategic playbook.

Krugman fears the Zombie Eaters long-range plans: “I don’t know about you, but I find this story deeply disturbing, both for what it says about China and what it says about us. On one side, the affair highlights the fecklessness of U.S. policy makers, who did nothing while an unreliable regime acquired a stranglehold on key materials. On the other side, the incident shows a Chinese government that is dangerously trigger-happy, willing to wage economic warfare on the slightest provocation.” Maybe even military action?

5. Zombie-eating China way ahead of Pentagon’s war planners

Krugman calls this “economic warfare.” But the Marine Corps veteran in me sees a long-range strategy of out-flanking a complacent Zombie America.

It’s well-known the China Zombie Eaters are making deals all over the world — in Africa, South America, Russia and Asia — tying up long-term natural resources, using their surplus credits of U.S. dollar reserves to lock up essential global commodity futures. Meanwhile America’s Zombie Politicians waste time in myopic election turf wars for personal gain, failing to see that America’s consumers and taxpayers are financing China’s war plans. Wake up. Admit it.

So to echo Krugman: I don’t know about you, but on so many fronts China’s behavior smells like their leaders are doing lots more than expanding China’s economy (the Foreign Policy Journal predicts China will explode from 11% to 40% of the global GDP by 2040, creating a $123 trillion economy that will dwarf America’s GDP).

But even more deeply disturbing, China’s behavior tells us they are obviously engaged in long-term defensive military strategies as well as economic planning, and that in the future, another trawler incident may well provoke dangerously trigger-happy Chinese leaders into escalating from defensive military strategies to a preemptive strike protecting China’s economic power.

6. Zombie-eating China aided by the Goldman Conspiracy vampires

The Wall Street Journal reports that Goldman Sachs CEO Lloyd Blankfein (obviously supported by the ghost of former CEO Hank Paulson who left the American Treasury buried in a graveyard of trillions of debt) “is trying to rehabilitate its public reputation with an ad campaign.” Yes, that undead Wall Street zombie will try “to show how it helps create jobs, is planning to make changes in the way it reports its finances and how it relates to clients, investors and analysts.”

Warning: Goldman’s no passive zombie. They’ll always be the textbook bloodsucking Wall Street vampire for all future Halloweens, what Rolling Stone’s Matt Taibbi called a “giant vampire squid wrapped around the face of humanity, relentlessly jamming its blood funnel into anything that smells like money.”

That image forever defines Goldman as an enemy of America, especially now for using its conspiracy of anti-capitalists to aid and abet China Zombie Eaters in their economic war to bury America for all eternity.

7. Zombie AARP retirees vs. American under-40 taxpayers

Unfortunately the coming domestic class war will further drain America’s global power. Soon America will resemble France. Total chaos today. President Sarkozy’s under siege for raising the retirement age from 60 to 62.

French bankers are still getting rich, like Wall Street. But they control government, budget cuts, austerity. Result? Class wars: Students stormed the French Senate. Trade unions blocked airports. Oil refineries forced closure of 3,000 French gas stations. Cost: $100 million a day.

French voters are not zombies, they’re role models. Soon Zombie Americans will revolt, arising as the undead. France has 62 million, America’s five times bigger. Imagine an American class war when Zombie AARP’s 40 million members react after our Zombie Congress raises the Social Security retirement age (or cuts benefits, or raises taxes).

Bet on a nationwide revolution of young voters, unions, unemployed and poor, as in France.

8. Warning: Zombies can’t vote … but zombies will revolt!

Remember “The Night of the Living Dead?” Their time is on the horizon. In the full moon, cemeteries will empty of the undead. Revolting, they will fulfill their destiny. They will take back America from the eternally greedy Zombie Bankers and feckless Zombie Politicians.

Happy Halloween all you zombies, ghouls, vampires, witches and devilish monsters sucking the blood out of America’s soul … your time is coming soon, the end of your evil ways, when a new “night of the living dead” revives our great nation.

lundi 25 octobre 2010

Le Megaphone est invalidé... mais...

Toujours en position baissière, comme je l'ai déjà évoqué, j'avais également détecté une figure en mégaphone, c'est à dire une figure de sommet s'élargissant.


Comme le graph ci-dessous le montre :
le mégaphone (en rose) a été invalidé. Il 'y aura donc pas de test immédiat de la borne inférieur du triangle, aux alentours de 3600.

Cependant, cette figure qui étaient jusqu'alors parfaite, ne signifie pas une hausse fulgurante maintenant qu'elle est invalidée. Car le test final ne se situait que sur la borne inférieure.

Maintenant, on peut oublier le megaphone et se concentrer sur le tunnel ascendant (en bleu) qui fournit un objectif de hausse exactement au niveau où nous nous trouvons (3890 environ). En outre nous avons des résistances horizontales au dessus de 3900.

Donc c'est probablement aujourd'hui que le véritable test se produit.
Si les résistances au dessus de 3900 sautent et qu'elles sont retestées avec succès , je repasserai Bullish à moyen terme.

Mais on en est pas encore là.


En cas d'échec sur la résistance des 3890 environ, l'objectif à la baisse se situe aux alentours de 3500 dans un premier temps.


Dessins Satiriques sur le "Foreclosuregate"




Housing Cartoons | The Big Picture

dimanche 24 octobre 2010

Plusieurs graphes semblent converger...

...et ils semblent précéder les évolutions des indices actions.

Tout d'abord l'indice SPX divisé par le tracker UDN (un tracker dollar bearish). Ce ratio a pour objectif de montrer l'évolution du S&P 500 hors dépréciation du dollar.



Ensuite, le graphique de l'indice BKX des valeurs bancaires :




Pour finir le graphique du ratio WTIC(West Texas Intermediate Crude) divisé par Gold. (c'est à dire l'inverse du Gold/Oil ratio) :





Une observation rapide nous indique que tous ces graphes anticipent sur l'évolution de l'indice SPX en valeur nominale, depuis le début de la crise.

Et ils ont commencé à piquer du nez.


Voir ci-dessous l'évolution (pour mémoire) du SP500 en valeur nominale :

jeudi 14 octobre 2010

Spéciale Dédicace pour Mamadu

Il parait que je dois diversifier les sujets de mes posts, avec des "fotos de ku" (dixit Mamadu).

Donc, voilà :

A propos de l'analyste technique, face aux intervention manipulations et autres assouplissements monétaires...

D’après une opinion très répandue, il est inutile de faire des analyses graphiques lorsqu’il y a autant de manipulations sur les marchés (manipulations exécutées notamment à l’aide de programmes informatiques très sophistiqués).

 

Je pense que cette opinion est erronée, même si l’analyse technique n’est pas mon outil de prédilection (d’après mon expérience l’analyse « contrarienne » fournit des résulats plus facilement).

 

Cependant , je maintiens que TOUT est dans les graphiques, rigoureusement TOUT, y compris les manipulations, les injections de QE et même le flash krach du 6 mai dernier et le prochain krach aussi

(Note : même le krach du 11 septembre d'ailleurs avait déjà commencé AVANT les attentats. Après, chacun est libre d’interpréter cela comme il veut).

 

Le problème est d'avoir la bonne interprétation.

 

Il faut rappeler qu'une figure a TOUJOURS besoin d'être confirmée pour être valide.

 

Tant qu'elle n'est pas validée cela peut être une faux signal.

 

Les faux signaux, cela ne date pas de la "manipulation actuelle", cela a TOUJOURS existé.

 

Si l'AT était une science exacte, cela se saurait.

 

Si on a raison 60% du temps c'est déjà très bien.

 

Après tout le reste est surtout affaire de Risk Management,  de Money Management et surtout de matrise de sa propre psychologie

 

Si l'on est en train d'accuser la manipulation c'est  que l'on est en train de flancher psychologiquement.

 

Ce n'est que mon humble avis.

 

Et d’ailleurs  je suis le premier à plaider coupable pour ces petites faiblesses psychologiques, qui sont le talon d’Achilles de tout spéculateur.