mardi 9 février 2010

Pic de maturité des prêts ARM

Ce pic est prévu entre fin 210 et fin 2012, on sait dores et déjà que la Californie et la Floride seront en faillite,on sais très bien pourquoi la totalité des banques régionales feront faillite.


Vous connaissez déjà bien maintenant les subprimes, ces prêts accordés à des gens non solvables mais dont la plus value de leur maison devait permettre de rembourser sans problème les sommes empruntées.
Cette vague est terminée, les contribuables ont remboursé les banques imprudentes et les maisons sont vides.

Mais voilà, il faut apprendre un nouveau mot "les prêts ARM ou prêts Alt-A" (adjustable rate mortgage)
Ce sont des prêts accordés à des gens solvables mais qui permettent d'acheter une maison au dessus de ses moyens.


ARM :adjustable rate mortgage

Ce sont des prêts accordés à des gens solvables mais qui permettent d'acheter une maison au dessus de ses moyens.

Comment cela fonctionne ?

Contrairement aux prêts classique que nous connaissons et pour lesquels nous remboursons les intérêts et une partie du capital et qui s'achèvent lorsque tout le capital est remboursé, pour les prêts ARM vous avez beaucoup de flexibilité car vous pouvez ne rembourser que les intérêts et aucun capital et même parfois moins que la totalité des intérêts.
Plus on laisse passer le temps, plus les mensualités augmentent car l'échéance arrive et on toujours la totalité du capital à rembourser. C'est un cercle vicieux et il faut bien un jour rembourser sa maison. Or, si la valeur réelle de la maison est inférieure au remboursement du prêt, le plus avantageux est d'arrêter de payer et de donner gratuitement la maison à la banque. Certains prêts ont comme clause que le don de la maison a valeur de remboursement intégral. D'autres se sont rendus compte que les banques ont tellement de défaut de paiement qu'ils ne lancent plus de procédures de recouvrement et se contentent de récupérer le bien pour le mettre aux enchères. On prévoit un taux de défaut de remboursement de 15-20% dans un an. Et l'augmentation constante du chômage ne va pas arranger les choses

La bombe ARM
Le montant des prêts ARM est aussi élevé que celui des subprimes. Cela vient à peine de commencer, et nous aurons l'an prochain une nouvelle grande déferlante qui va durer 3 ans et mettra à genoux de nombreuses banques américaines. (Californie + Floride). Fin prévue en sept 2012



entre fin 2010 et fin 2012.....



Crise de l'immobilier, la suite...

Reportage dans Le Monde.fr :


Aux Etats-Unis, les "walk away" laissent leur maison... et leur dette aux banquiers


Fairfield, à 65 kilomètres de San Francisco (Californie), est l'un de ces lieux où les cadres californiens sont, depuis 2004, venus chercher qualité de vie et immobilier abordable. Dans cette ville nouvelle, ils se sont fait construire de belles maisons avec piscine, jardin et un garage pour trois véhicules. Beaucoup ont choisi de quitter leur appartement en ville pour acheter une de ces villas. Et pour financer ce rêve à 800 000 dollars (près de 600 000 euros), sûrs de faire, grâce à la hausse des prix de l'immobilier, une bonne affaire, ils ont emprunté sur 30 ans.
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Le prêt "sans recours", une particularité américaine

Dans plus de la moitié des Etats américains, les prêts hypothécaires sont, moyennant une surprime de 0,5 % à 0,7 %, "sans recours", c'est-à-dire non adossés aux revenus des emprunteurs. Impossible donc, pour les organismes de crédit, d'obtenir la saisie des comptes personnels pour recouvrer leur dû. Dans un récent rapport remis au ministère au logement américain, l'économiste Susan Woodward va jusqu'à se féliciter du fait que peu d'emprunteurs connaissent cette disposition. Sinon, explique-t-elle, ils seraient beaucoup plus nombreux à laisser leur appartement en plan pour chercher plus avantageux ailleurs... Le seul risque encouru par ces "déserteurs du crédit" est que leur défaillance les poursuive et les empêche d'obtenir un crédit ailleurs, et durant quelques années. En France, le prêt sans recours est juridiquement possible mais pas pratiqué, les banquiers accordant leur crédit en fonction de la solvabilité du client plus que de la valeur du bien financé.

Aujourd'hui, ces quartiers sont un désastre urbain, un désert. Les propriétaires insolvables ont déjà vu leur villa saisie ou sont menacés d'expropriation et les commerçants partent les uns après les autres. Pour les rares habitants qui restent, la situation est inextricable : leur villa ne vaut plus que 40 % ou 50 % du prix payé, ils n'ont pas commencé à rembourser le capital et n'entrevoient aucune perspective de revalorisation de leur bien. De plus en plus nombreux sont ceux qui "se tirent" - walk away, dit-on ici. Bien que solvables, ils cessent, en toute légalité, de rembourser leur emprunt. Que la banque se débrouille ! Le prêteur récupère la maison et les "propriétaires", eux, sont libérés de leur dette.

Des Fairfield, il y en a partout aux Etats-Unis. Au total, 11 millions de ménages, soit 23 % des emprunteurs immobiliers, sont actuellement under water (sous la ligne de flottaison), c'est-à-dire disposant d'un appartement dont la valeur est inférieure au montant emprunté. Cette proportion va jusqu'à 65 % en Californie, en Floride, au Nevada, en Arizona, dans le Michigan ou en Géorgie. Selon la société d'études immobilière First American CoreLogic, 2,2 millions de ménages ont vu la valeur de leur patrimoine chuter de plus de 50 % depuis l'achat.

En Californie, la pratique du short sale, c'est-à-dire la vente à perte, se répand : elle permet à un propriétaire de se libérer de sa dette en vendant à prix bradé, après accord de la banque. "A Los Angeles, 21 % des biens à vendre sont issus de saisies et 34 % sont en short sale, car les établissements bancaires ont compris l'intérêt de cette solution par rapport à la saisie", témoigne Alain Silverston, un agent immobilier français installé en Californie.

Il cite l'exemple des Donavan. Ils ont acquis, en 2008, une villa pour 590 000 dollars et la revendent 429 000 dollars, en partant vivre à quelques kilomètres de là, dans un logement loué 2 000 dollars, soit moins que les 3 800 dollars de leurs anciennes mensualités de remboursement. Une économie bienvenue car leurs revenus ont chuté, Mme Donovan ne travaillant plus qu'à mi-temps dans l'immobilier, son époux ne percevant plus les bonus et primes d'antan.

A peine le phénomène de walk away était-il apparu qu'Henry Paulson, le secrétaire au Trésor sous George Bush, traitait ses adeptes de "spéculateurs". Président de l'Association des banquiers du crédit immobilier (Mortgage Bankers Association), John Courson leur a, lui, récemment lancé un appel : "Pensez au mauvais exemple que vous donnez à votre famille, à vos enfants et vos amis." Et même Barack Obama leur a demandé de se montrer "responsables".

Les Donavan trouvent-ils leur évasion immorale ? La question les amuse : ils sont bien contents d'avoir feinté leur banquier. La proportion des emprunteurs qui cessent volontairement de payer leur crédit atteindrait 3 %, mais une étude LA Times-Real Estate Economy Watch de décembre 2009 révèle que 10 % des sondés sont tentés par cette option. Et l'argument du comportement antisocial ou immoral ne tient pas, surtout venant des banquiers, puisqu'eux-mêmes s'adonnent à cette pratique lorsqu'ils y trouvent leur intérêt !

Dans le New York Times du 10 janvier, Roger Lowenstein, propriétaire du fonds d'investissement éthique Sequoia, donnait l'exemple de la banque d'affaires Morgan Stanley qui avait acquis cinq immeubles de bureaux de haut standing à San Francisco lorsque le marché était au plus haut, et qui a cessé de les payer depuis l'effondrement immobilier. "Personne, à Wall Street, ne l'accuse d'immoralité", note-t-il. Le promoteur Tishman Speyer et le fonds BlackRock ont annoncé, fin janvier, ne pas pouvoir payer les 16 millions de dollars d'intérêts d'un prêt contracté, en 2006, pour acquérir 11 232 appartements à Manhattan, pour 5,4 milliards de dollars, et qui n'en valent plus, désormais, que 1,8...

Si la stratégie du walk away se répand, elle ne peut qu'amplifier la chute des prix et le nombre de propriétaires under water. Selon la Mortgage Bankers Association, 4,38 % des emprunteurs américains étaient, au troisième trimestre 2009, en procédure de saisie et 9,9 % avaient des retards de paiement, soit un total de 15 % d'emprunteurs en difficultés.
Sylvain Cypel avec Isabelle Rey-Lefebvre

Le début de la fin ?

L' article de Bill Baker qui suit, me parait intéressant car il explore un de mes thèmes favoris : la corrélation entre différentes classes d'actif et plus particulièrement entre le dollar et l'or.



Par ailleurs il touche une idée que j'avais envisagé dans quelques posts, à savoir que la hausse de l'or et la déflation pourraient très bien aller de pair, contrairement à une idée répandue.


La notion importante dans cet article est celle du "point d'inflection" qui correspond au moment lorsque la déflation se transforme en hyperinflation.

C'est à dire lorsque la valeur refuge n'est plus le dollar mais l'or.




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Beginning of the End by Bill Baker





Could the commodity and equity rallies have ended? Has a change been triggered by a resurgent dollar, meaning its purportedly strong negative correlation with gold and commodities continues to drive the process? But if so, would this also not signal the end of the reflation and carry trades? Would it not also mean that contractionary monetary forces may soon dominate? If that is the case, is other evidence that the correlation between gold and the dollar, which on average actually has been weak, might be shrinking to a benign level? Looking at the historical record, has this correlation been steady, or has it cycled up and down or faded away for extended periods?


Based upon theory and evidence, the Conservative Economist presents a case that the negative correlation of the dollar and gold has been a weak, on-and-off phenomenon, subject to degradation. This conclusion augments the theory presented in a companion essay published last week, For Whom the Gold Bell Tolls, which illustrates how central bank and fiscal interventions can be overwhelmed by an instinct to hoard. After credit booms, holders of capital distinguish between money and money substitutes, discounting the value of the latter while the former retains or increases in value.


Discounting is a form of inflation, but it differs from inflation associated with monetary expansion seen when leverage is increasing systemically, wherein all forms of money lose value equally, and demand for credit exceeds demand for money. If we are on the downside of a credit boom rather than still amid a continual rise, then we should expect such differentiation between gold and money substitutes to develop, and the correlation between the dollar and gold's price changes to diminish.


Not being willing to be responsible for poor decisions when managing someone else's capital, most on Wall Street are evidence-based investors. The most famous was Long-Term Capital Management (LTCM), which back-tested spread data and bet using massive leverage that standard deviations would rarely be exceeded, or not by much. Nassim Taleb shattered the orthodoxy of such risk modelers by discrediting the assumption of the normal distribution, instead preferring Gaussian models, which in nature are more typical. Despite setbacks such as LTCM or more recently, the statistical arbitrage category of hedge funds, money is still largely guided by normal distribution analyses. Such capital therefore is a reservoir that could be directed at new trends once they are apparent.


Austrian economists, of which I am unreservedly one, discount empiricism altogether but rely on theory (backed by historical analysis of human actions). This school of economics finds that fractional reserve lending promotes credit bubbles, which create horrific clusters of error by businessmen, and of course, investors - particularly those reliant upon usually "reliable" empirical data. With due respect to the shortcoming of making assertions based upon short-term data, this discussion nonetheless makes use of correlation data to reveal subtle changes to the tone of trading since the financial crisis walked on the world's stage in late 2008. These changes might act as guideposts at what may be another inflection point in the market and counter popular attribution of causes for the new trends.


From this Austrian's theoretical point of view, the bubble today rests not in the gold market, but in the buildup of credit, which in a fiat monetary system happens in tandem with an increase in the broadly measured money supply (M3) during the upswing. M3 includes many types of what an Austrian would call money substitutes, usually paper units created by banks through deposit lending, which begets more deposits. Moreover, since the world's currencies are pyramided atop the dollar as a reserve and dollars are created through this process, these currencies represent a derivative of a derivative of base money.


What does it mean if the world's major currencies weaken relative to the dollar? In any minor fluctuation it would merely indicate a global preference of businessmen to invest in the United States, or in dollar-denominated projects. When the internet craze was sizzling, money was drawn to Silicon Valley, which once required dollars when technology talent and manufacturing resided close to corporate headquarters. Now that signs of deleveraging have been abundant since 2008, the interpretation is that a rising dollar signals more demand for money itself, with electronic Federal Reserve Notes acting as an imposter for gold. Gold was once at the center of all things monetary, as confirmed by tales such as the Celtic leader Brennus demanding his weight in gold be paid by the inhabitants of Rome in exchange for being left to live after the city's sacking in 390 B.C, and its role was usurped only in recent times.


Armed only with theory, an Austrian economist doesn't know precisely when or if we have reached a turning point. Sometimes such flashes of insight are apparent solely from the preposterousness of contemporaneous explanations of economic happenings. An excerpt from my book, Endless Money, dealing with inflection points was recently published on the Daily Reckoning web site. And, in For Whom the Gold Bell Tolls, I explain that the third (and most powerful) phase of the gold market might begin once correlation-driven investors see the dollar's influence on gold wane.


Lack of clarity is a hallmark of inflection points, until after the fact, when fundamentals seem obvious. Almost overnight a strong consensus behind a falling dollar faded, and in contention for the next trend are a variety of opinions for the economic future: inflation, deflation, V-shaped recovery, double-dip. In the U.S. and Europe, where banks are "all loaned up," hoarding could generate demand for traditional, debt-free money (gold) in the face of deflating asset prices - particularly for real estate. But symptomatic of an earlier stage of fiat lending excess, developing nations such as those in the BRIC region have produced robust credit growth in the aftermath of the 2008 crisis, rekindling traditional inflationary depreciation of the value of money there. Monetarily one side wants to contract; the other expands, but in both cases governments have opened up the throttle.


When two weather fronts collide, who knows what kind of storm might develop. Quite a bit of stored energy rests within Wall Street's correlation models, so let's get a weather report:
The "X" pattern in Figure 1 below illustrates the falling dollar (in white) and the rising gold price (in orange) evident over the past seven years. If you are a trader and you think the dollar has bottomed, you rejoice in the news of deteriorating credit among the PIIG countries (Portugal, Ireland, Italy, & Greece), and bet against gold accordingly.



Figure 1: Trade Weighted Dollar & Gold, 1990-2010. Courtesy Bloomberg.




But in Figure 2 below one has to wonder about the strength of the inverse relationship, and whether it is stable over very long time periods. The correlation is weak to begin with, with an R2 (R2 is the correlation squared) being just 0.30 from 2002-2009, roughly when the "X" pattern was evident. But from the beginning of 2009 to the present, the correlation has deteriorated, producing an R2 of only 0.13.
The empirical data suggest an already weak causality may be slipping close to nil, and eyeballing the general trends of gold and the dollar prior to the internet bubble makes one wonder if we might drift back into a long period when other determinants of the gold price could surface that are more important.


Figure 2: Trade Weighted Dollar & Gold Regressions, 2002-2009 & 2009-2010. Courtesy Bloomberg.



In 2008, on the margin capital flowed in an increasingly bearish direction, and eventually the system collapsed. Recent willingness to bet on a strong dollar and weaker gold prices seems to repeat this sentiment. The interest-carry and reflation trades were strongly in vogue as long as the dollar was in freefall. Now that the dollar might rise, it is logical that base metal prices would be at risk.
But what if gold is detaching from the relationship, as suggested by the breakdown in correlation that began in 2009? What if during 2009 some of the correlation money had gone long base metals and equities, but carved out gold as less appealing in a recovery? With this lessening correlation and an emerging characteristic of being a safe haven against an unpredictable end result of unprecedented monetary and fiscal stimulus, whether it be inflation, deflation, or an inflationary depression, such realignment is logical. Although gold hit an air pocket in late 2008 during the credit crisis, it was the only asset to hit new highs after the dust settled, and oddly it was preferred by those who anticipated a deflationary collapse in the banking system or hyperinflation - opposite ends of the spectrum!
Recently some have argued that the credit problems of the PIIGS are inconsequential, because their economies when combined compare in size to a modest American state. This observation is just as true as the explanation that the sub-prime mortgage crisis would be contained because it was not large. However, both thoughts confuse cause and effect. Small troubled sectors don't cause unleveraged systems to implode. They are symptoms of a credit bubble beginning to unwind, which depending upon how large it had been inflated to begin with, would make those trifles just be the first of many to fail.
An outcome of gold regaining its sea legs and sprinting to new highs could be consistent with acceptance of drastically lower collateral values, which could not be papered over with idle bank reserves or the endorsement of historical cost over mark-to-market accounting.

Figure 3: Trade Weighted Dollar and Gold Correlation Time Series 2000-2010. Courtesy Bloomberg.



What could trigger this scenario? Again, the movement of correlation-driven money could. Notice in Figure 3 above that while on average correlation between gold and the dollar might be weak, in reality the average is made up of periods of strong negative correlation punctuated by sharp breakdowns when the relationship actually went into positive correlation, or mere spikes within negative territory. Note, too, that key moments like the green spike in late 2005, early 2009, and the three spikes in 2001-2002 preceded sharp rallies in gold. These moments undoubtedly are ones in which investors were forced to acknowledge new realities about the economy, financial markets, and gold's role in it.
It may be premature to say that the correlation may be headed into another green spike. It may even end its upward thrust somewhere below the zero correlation line. But either way, the reduction in correlation that started in 2010 in Figure 3 or the lower R2 evident in the regressions from Figure 2 might be telling us that gold's uniquely hitting new highs after the meltdown of 2008 may signal not a bubble in gold, but a spreading awareness that the real bubble is in credit, be it privately created or born from Keynesian stimulus. And if that is the case, this conclusion is so far from the mainstream that the massive amount of energy stored in correlation-based investment pools could dramatically recalibrate the relationship between the relatively minute gold market and the considerably larger stock of fiat currency.



William Baker, CFA is the author of "Endless Money: The Moral Hazards of Socialism" (John Wiley, 2010)



Disclosures: Long and short equities. Long gold, gold derivatives, and gold equities



vendredi 5 février 2010

Point de situation après Mini-krach

Je vais continuer de poster sur le forum même si mes posts sont systématiquement supprimé (dans tous les cas vous pouvez les consulter sur le blog)
Bon voilà la situation : mes BX4 (support répliquant le double de la baisse du CAC40) commencent à bien rapporter, mais dans le même temps mes actions aurifères ont sévèrement dévissé.Au final le bilan est neutre à positif, mais je compte bien le voir devenir davantage positif
En fait tout dépend du dosage.A un moment donné j'avais deux fois plus de BX4 que d'actions aurifères (pour tenir compte que mes actions aurifères sont relativement volatiles).Aujourd'hui, après prise de bénéfices, je n'ai que 2/3 de mes actions aurifères couvertes par une position en BX4 désormais.Donc je suis sorti un peu trop tôt des BX4.
Par ailleurs j'ai initié une nouvelle position en ETF d'actions minières (qui a l'avantage d'être éligible au PEA), mais sans doute un peu trop tôt également, puisque toutes les minières dévissent autant, sinon davantage que le reste des actions.A long terme, je pense que les aurifères tout comme le reste des minières vont surperformer les indices actions, mais à court terme, il faut serrer les fesses.

Pour l'instant je garde le reliquat de la position en BX4, comme assurance contre un krach plus catastrophique.

A plus long terme, ma position reste la même : l'or et les actions aurifères vont surperformer les marchés actions, du fait des pressions inflationnistes qui vont ressurgir tôt ou tard.
Je vais continuer à jouer la baisse des marchés actions et donc un scénario plutôt déflationniste, mais c'est purement temporaire (du trading court terme).

Je pense que les jours prochains vont être assez critiques pour l'évolution des marchés, mais il n'est pas exclu que l'on assiste à un violent rebond de l'euro et avec lui des marchés actions.
Pour l'instant je suis assez confiant dans la position européenne. Je ne pense pas que la Grèce ou même le Portugal ou l'Espagne, vont faire défaut sur leur dette.
Tous ceux qui ont parié contre l'EUro dès avant sa création ont toujours été perdant, et je pense que cela va continuer.
Au final, la pression va se retourner violemment contre le dollar, ce qui favorisera une nouvelle vague de hausse de l'or.
Il faut se souvenir que la situation de la Grèce n'est rien, comparée à la situation de certains états comme la Caifornie, qui pèsent bien plus lourd sur l'économie mondiale.

jeudi 4 février 2010

Actions aurifères vs Or physique


Steve Saville, qui m'a fourni ce graphique et qui l'analyse, en déduit que les actions aurifères n'offrent pas forcément de levier sur le prix de l'or.
Cela est vrai si l'on observe le tunnel entre 1980 et aujourd'hui.
Cela étant dit les évolutions à l'intérieur de ce tunnel permettent de faire des profits.
Pour ma part, je parie sur le retour vers la borne supérieure de ce tunnel. (l'épisode de l'automne 2008 apparait d'ors et déjà sur ce graphique comme une anomalie dont il fallait profiter)
Par ailleurs cet index prend uniquement en compte les grosses capitalisation du secteur aurifères, alors que les juniors permettent en général davantage de gains (avec des risques certes plus élevés)

Crise : Scénario pour 2010

Crise : Scénario pour 2010, par Jean Claude Werrebrouck

Au seuil d’une année nouvelle il est inutile de rappeler les causes ultimes de la grande crise qui se déploie partout dans le monde : une mondialisation, sans projet ni sens, a développé de grands déséquilibres entre pays, déséquilibres à la fois créés, gommés, et aggravés par la finance. Le fordisme des 30 Glorieuses a laissé la place à un modèle où une épargne et une production excessives en un point du monde comble et creuse à la fois des revenus et une production insuffisants en d’autres points. Le compromis fordien laisse la place à ce que certains appellent le « modèle Wall Street ». Avant, parait-il, de passer au « modèle Wall-Mart ». Et s’il est probablement abusif de parler de modèle au vu de l’inventaire de la réalité, il est bien sûr impensable de parler de « compromis Wall Street ».
C’est que le modèle ne peut fonctionner que sur la base d’un endettement sans cesse croissant et donc forcément limité. Le déclenchement de la crise exprime le dépassement du seuil de soutenabilité de la dette. En 2008 mais surtout en 2009, parce que l’endettement privé est devenu insoutenable, notamment aux USA, la crise financière qui s’en est suivie a pu être contenue par la montée au front des Etats. La demande globale, partout dans le monde s’effritant voire s’effondrant, fût réanimée par des déficits budgétaires massifs (5000 milliards de dollars à l’échelle mondiale). Les perfusions les plus gigantesques furent entreprises aux USA et en Chine. Les entrepreneurs politiques de tous pays n’avaient d’autre choix que cette aussi gigantesque fuite en avant. Et aussi fuite en avant intellectuelle, car quel sens donner à l’action d’entrepreneurs politiques- dits libéraux -obligeant Keynes à plonger dans la tempête pour sauver Hayek ?
Au seuil de l’année 2010 il apparait que l’insoutenabilité de la dette privée est toujours présente, mais accompagnée par les menaces de l’insoutenabilité de la dette des Trésors Publics. L’examen de la multitude d’indicateurs, et il est aisé de se les procurer, révèle que la demande globale n’est toujours pas capable d’équilibrer l’offre globale sans crédits supplémentaires …qui ne peuvent naître en situation d’endettement excessif. D’où le maintien des perfusions même à échelle plus modeste. D’où le vote du 24 décembre 2009 du sénat US qui ajoute 90 milliards de dollars au plafond de la dette US, le comblement sans limite des pertes de Fannie Mae et Freddie Mac jusqu’en 2012, la mise en activité d’unités de production industrielle surdimensionnées en Chine, la construction frénétique de logements, de voitures, qui ne peuvent être vendues sans subventionnements disproportionnés, etc.
Les entrepreneurs politiques – au-delà des discours, et interprétations ou avertissements des financiers, des banquiers, de la presse dite spécialisée, etc… discours et interprétations qui tomberont progressivement dans le comique et le dérisoire – seront obligés en 2010 d’aggraver les déficits et dettes publiques. Les prévisions de vente de dette souveraine, (plus de 2000 milliards de dollars pour le trésor US en 2010 et déjà 1945 milliards en 2009), minorées parfois pour ne pas effrayer les marchés, comme celles de l’Agence France Trésor, ne sont pas en congruence avec les capacités de remboursement. D’où la question déjà évoquée de la répudiation de la dette. (cf « le trou noir de la finance n’engloutira pas les Etats »).
C’est ainsi que le mode de la répudiation de la dette sera la question centrale des années 2010 et 2011. Et pour comprendre ce qui pourrait advenir, il est fondamental d’effectuer un bref retour historique sur le fonctionnement des Etats.
Les Etats et la monnaie
Considérons comme acquis la fondation historique de ces derniers sur la violence. L’Etat repose historiquement sur la monopolisation de l’extériorité, qui caractérise tout groupe humain, par des acteurs soucieux d’utiliser le levier correspondant à des fins privées. Les libertariens comme les marxistes diront plus tard qu’il s’agissait et qu’il s’agit toujours d’utiliser la contrainte publique à des fins privées. Seuls les paradigmes ultra-libéraux et marxistes sont relativement capables d’interpréter assez correctement les travaux des ethnologues et donner une vision assez convenable de la naissance de l’Etat. Il en va autrement des néo-classiques et des keynésiens, qui glissent ce dernier dans leur modèle, mais ne peuvent rendre compte des conditions de sa naissance, voire même ne cherchent pas à en rendre compte. Or la chose est capitale pour comprendre la finance, sa gestion et sa ou ses crises. Et parce que ces deux écoles ne disent mot de l’essence de l’Etat, ils ne peuvent énoncer une théorie monétaire très satisfaisante.
Lorsque l’Etat est né mais qu’il n’est pas encore Etat de droit, l’utilisation de la contrainte publique à des fins privées concerne massivement l’accaparement de ressources privées à des fins privées, notamment guerrières.
Concrètement il s’agit d’effectuer des prélèvements pour financer des guerres toujours ruineuses. Des prélèvements qui seront des impôts, des pillages (même Napoléon dira que c’est la guerre qui doit nourrir la guerre, d’où la création administrative d’un « volet extraordinaire » de ressources budgétaires issues du pillage des territoires conquis) des emprunts obligatoires ou non, de la dilution de métal précieux dans les monnaies métalliques, des papiers dépourvus de valeur ou dont on organise la dévalorisation. Il s’agit au fond de renoncer à l’échange volontaire de la théorie des marchés.
Les Etats dans leur version brutale, et les individus qui en tiennent les leviers, utilisent la violence prédatrice en s’invitant dans l’espace monétaire pour le faire fonctionner, au moins partiellement, comme machine prédatrice. Mais précisément apparait ici la contradiction fondamentale. Celle du loup dont l’intérêt est que les moutons soient gras : il faut autant que possible, surtout si l’avenir est le passage à l’Etat de droit, respecter les contrats qui existent dans la sphère privée tout en les violant.
Parce que Rome est apparemment moins habile qu’Athènes dans ce difficile exercice, le Denarius ne jouira pas du prestige de la Drachme, et il est vrai que les ruptures de contrat envisagées par Néron et surtout Septimus Severus, ruptures sous forme de dilution – politiquement décidée – de métal précieux, développeront déjà les premières apparitions de la loi de Gresham. Il s’agit déjà d’un problème de dette publique et de tentative de sa répudiation.
En raison même de la nature du fait étatique, les ruptures de contrat, souvent violentes, et toujours très consciemment décidées par les détenteurs du pouvoir, resteront très nombreuses jusqu’au seuil de l’avènement de l’Etat de droit. Durant l’ensemble de cette très longue période, les Trésors fonctionnent à la fois comme Trésor et comme banque centrale, une banque centrale qui n’existe pas et qui naitra dans le premier Etat de droit, c’est-à-dire la Grande Bretagne avec la création en 1694 de la Banque d’Angleterre.
Jusque là on peut considérer qu’effectivement « battre monnaie est un attribut de la souveraineté », ce qu’il faut entendre – plus correctement – comme violence monétaire de groupes privés (les détenteurs du pouvoir) à l’encontre d’autres groupes privés (les sujets). L’émission de ressources monétaires au profit des détenteurs du pouvoir passe par le seigneuriage, la dilution, plus tard l’émission d’assignats dont on organise la dévalorisation y compris par la voie légale. Ce sont bien les Trésors publics qui produisent par violence les ressources tant attendues. Ainsi l’assignat créé le 19 décembre 1790 repose sur des biens confisqués (les biens de Clergé). Il s’agit de papiers imprimés par l’administration que l’on « achète » à l’Etat contre de la monnaie classique qui viendra résorber le déficit public.
Cet achat est obligatoire pour ceux des acteurs qui souhaitent acquérir des biens confisqués, lesquels ne se négocient qu’en assignats. Il s’agit donc au fond d’une sorte de modernes bons du trésor puisqu’émis par le trésor, ce qu’on appelle aujourd’hui de la dette souveraine, sauf que l’Etat n’a pas à les rembourser, puisque le dit remboursement se fera sur la base d’actifs spoliés issus de la violence étatique. Et comme cette première forme de violence est insuffisante pour couvrir les charges publiques, il suffira de remettre en circulation des assignats ayant déjà apporté leur tribut aux détenteurs du pouvoir et aux groupes qui le soutiennent. Concrètement les assignats issus de la vente réelle de biens du clergé ne seront plus détruits (on faisait semblant de respecter un contrat qui pourtant repose sur un sous-jacent mal acquis) et seront remis en circulation : on ne fait plus semblant et après avoir spolié le clergé on se met à spolier les acquéreurs d’assignats. Si maintenant la machine s’emballe et que nait une méfiance mimétique, alors il suffira aux détenteurs du pouvoir d’imposer l’assignat comme instrument de circulation. Avec toute la violence nécessaire : le seul fait pour un commerçant de refuser l’assignat comme moyen de paiement est passible de la peine de mort (décret du 8 septembre 1794). Aujourd’hui, les Etats Unis vont-ils couper la tête des chinois ? C’est la loi du 30 septembre 1797 qui organisera avec brutalité la dernière répudiation active de la dette souveraine française. Après bien des gesticulations, dont l’affranchissement par l’Etat du paiement annuel des arrérages (ce qui fût désigné par le terme de « mobilisation de la dette ») et même la naissance acrobatique d’un premier marché secondaire de la dette, il est décidé que le capital sera aux deux-tiers répudié. Ce que l’histoire appellera la « banqueroute des deux-tiers ».
Les Etats de Droit et la monnaie
L’irruption de l’Etat de droit devait modifier largement les moyens d’action de ceux qui devaient devenir des entrepreneurs politiques sur des marchés démocratiques. C’est qu’en démocratie, les marchés politiques sont instables, ce qui signifie qu’en théorie tous les groupes constitutifs de la société peuvent être amenés à utiliser la contrainte publique à des fins privées. La démocratie permet, à tour de rôle, aux moutons de devenir eux-mêmes des loups et inversement. Ce qui signifie par conséquent une main moins lourde de la part de ceux qui désirent utiliser la contrainte publique à leur avantage. La gestion de la dette publique devra donc être revue et corrigée : moins de violence affichée et recours caché aux forces du marché pour la répudiation.
Tout d’abord, l’expérience de la Grande Bretagne fera école : la présence d’une banque centrale ayant le monopole de l’émission monétaire diminue la prime de risque, et c’est la raison pour laquelle la dette souveraine britannique sera durablement moins couteuse. Les Trésors de la plupart des pays vont donc s’équiper d’une banque centrale qui, dans nombre de cas, va devenir la banque du Trésor. La Banque centrale sera ainsi amenée à gérer par voie conventionnelle avec le Trésor le compte de ce dernier. Evidemment des opérations de crédit peuvent être envisagées : avances simples, crédits à plus long terme, mais tout simplement achats de bons du trésor, ce qu’on va en France appeler « planchers de bons du trésor » jusqu’aux débuts des années 1970, et qui signifiait l’obligation de la part de la banque centrale, mais aussi des autres banques, d’acheter un minimum de bons du trésor. Minimum évidemment politiquement décidé. Les facilités correspondantes peuvent aussi être acquises sur le système bancaire et tous les agents économiques. Il s’agira encore de bons, par exemple ceux de la défense nationale ou d’emprunts, volontaires le plus souvent, obligatoires parfois. En période difficile, guerre, changement de régimes et donc d’entrepreneurs politiques, l’émission de dette souveraine se fait sur des bases moins indolores : cours forcé des billets en 1914, avances illimitées de l’institut d’émission, emprunts obligatoires sur la base de taux organisateurs de la spoliation (Vichy) etc. Mais le 19ième et surtout le 20ième siècle seront plus cléments en la matière et la dette souveraine ne dépassera que fort rarement le seuil de l’insoutenabilité.
L’Etat de droit respecte mieux les contrats que son ancêtre. Surtout les entrepreneurs politiques et leurs mandants peuvent se cacher derrière des processus inflationnistes, qui annulent la dette souveraine, sans passer par la violence de sa répudiation officielle. Surtout enfin, ces mêmes entrepreneurs bénéficient d’une croissance encore jamais rencontrée dans l’histoire de l’humanité. La dette est ainsi mangée par les deux bouts : inflation d’une part, croissance d’autre part. Keynes le voulait, les Etats l’ont fait : les groupes rentiers disparaissent sans le recours à la violence de l’Etat dans sa version brutale. C’est, en idées, le temps de la sociale démocratie et, en théorie, celui du Fordisme triomphant, le fameux compromis fordien. Compromis large, avec utilisation massive de la contrainte publique au profit de classes moyennes de plus en plus nombreuses faisant émerger un Etat providence redistribuant souvent massivement des prélèvements à l’intérieur même de ces classes moyennes, mais laissant le groupe des rentiers en voie de marginalisation.
Mais l’histoire ne s’arrête pas, et des groupes, en quête d’un élargissement de marchés devenus trop provinciaux, vont au nom de l’universalisme des droits, au nom de la liberté, et donc au nom de la liberté d’échanger, exiger des entrepreneurs politiques l’affaissement des nations et le triomphe du marché. C’est aussi le triomphe de la finance, puisqu’il faudra bien au nom du respect des contrats couvrir les risques d’un marché mondialisé : taux de change, taux d’intérêts, marché des futures, risques fournisseurs et risques pays, etc. Sans Finance, et donc sans les entrepreneurs politiques chargés de la promouvoir, pas de réelle mondialisation. Il est essentiel que les entrepreneurs politiques abandonnent leurs outils traditionnels dans le champ de la finance et de la monnaie. Il faut donc interdire – avec radicalité- leurs activités prédatrices traditionnelles, fussent-elles devenues plus douces.
La perte du pouvoir monétaire
Cela s’appellera indépendance des banques centrales et lutte contre l’inflation. Mais auparavant, en France, la loi du 3 Janvier 1973 viendra déjà quasiment interdire toute possibilité d’abondement du compte du trésor à la banque centrale. Comme si une entreprise solide et réputée, ou un particulier aisé se voyait refuser un crédit par son banquier traditionnel. Changement de statut inouï : Le loup qui avait intérêt à ce que les moutons soient gras et à cet effet avait construit cette belle bergerie qu’est l’Etat Providence, devient subitement mouton. Quelques années plus tard, en 1993, les nouveaux statuts de la Banque de France, en conformité avec ce qui va devenir le système européen de banques centrales, confirmeront une interdiction radicale. Interdiction qui se reportera évidemment sur la Banque centrale européenne. Le loup est devenu le mouton.
Les Trésors n’ont ainsi plus accès au pouvoir monétaire qui, de tous temps, menaçait les rentiers. Le champ monétaire ainsi dégagé devait autoriser un nouveau développement de ce groupe en voie de disparition dans le compromis Fordien. En même temps le pouvoir monétaire est transféré à la finance. Et les groupes correspondants ont beaucoup œuvré pour orienter les choix des entrepreneurs politiques. Depuis les accords de la Jamaïque du 8 Janvier 1976, qui vont ouvrir l’immense marché de la régulation des changes flottants au détriment de la souveraineté des Etats, jusqu’aux G20, et la nouvelle régulation financière qui n’en finit pas d’accoucher, le fil conducteur est le même depuis 35 ans. Et il est difficile pour les participants de ces grandes conférences de nier que l’enjeu en est à chaque fois – au-delà des apparences techniciennes – l’utilisation de la, ou des contraintes publiques à des fins privées.
En 2010 le transfert de la montagne de dette sur les Trésors repose la question éternelle de la répudiation par un acteur qui reste d’essence prédatrice, qui était depuis la nuit des temps pourvu d’une formidable mâchoire, mais que la mondialisation a édenté.
Toutefois les entrepreneurs politique n’ont pas disparu et continuent à travailler pour les groupes qu’ils représentent tout en travaillant pour eux-mêmes. Ce qui va les amener à retourner leurs armes et trouver alliances avec les groupes victimes de la grande crise. C’est qu’en 2010, une masse croissante d’individus va constater que la crise n’est pas finie, et qu’elle s’est simplement enrichie de victimes nouvelles : Les Etats.
Déjà aux USA un mouvement se constitue pour s’inquiéter de l’énormité de la dette souveraine. Des Etats à l’intérieur de la confédération sont au bord de la cessation de paiement. Il en est de même en Europe. Surtout il n’est pas impossible que l’on apprenne dans le grand public ce que tout banquier sait parfaitement : le grand prédateur devenu trop gentil, est lui-même pillé par les banques qu’il vient de sauver. En achetant des bons du Trésor on se constitue un actif construit sur une matière première à coût d’acquisition presque nul (cf « Taxer les bonus, ou l’art de l’immobilisme »). Comme si les maçons construisaient des murs, sans devoir payer les briques et le ciment. C’est que la création monétaire est aujourd’hui en d’autres mains. Il sera – malgré le technicisme des discours et l’opacité des bilans – de moins en moins difficile en 2010 de faire comprendre aux victimes déboussolées de la crise, qu’ils paient 2 fois : une fois comme victime de la crise économique, une autre fois comme contribuable devant payer « la valeur ajoutée des banques ».
Quel scénario de déploiement de la crise pour la période à venir ?
La difficile répudiation douce de la dette. En premier lieu, les banques centrales continueront à injecter massivement des fonds à coût approximativement nul au profit du système bancaire. Les choses peuvent durer longtemps, car le crédit ne peut redémarrer alors que la cause (intermédiaire et non pas ultime) de la crise est un excès d’endettement. On ne guérit pas un drogué en lui demandant d’accroitre sa consommation de stupéfiants. Ne dit-on pas que le rythme des prêts à l’économie ne cesse de baisser, en particulier aux USA avec une chute de 11% en octobre dernier, dont 18% pour le seul Citigroup ?
Et les choses vont durer, car les banques commencent à subir les « effets de second tour » qui se manifestent par une augmentation des défauts partout dans le monde, y compris en Chine. La base monétaire continuera donc son ascension. Mais toujours sans risque inflationniste immédiat. Nous ne sommes pas dans un monde connaissant une pénurie de marchandises associées à un pouvoir d’achat non négligeable. Durant la première guerre mondiale il y eut augmentation gigantesque de la base monétaire distribuée, d’abord par la banque centrale, ensuite par le Trésor. Il y avait donc un pouvoir d’achat, en face duquel les marchandises échangeables se contractaient puisque, pour raisons militaires, une bonne partie du PIB n’était pas constitué de marchandises échangeables. La situation était donc directement inflationniste. Nous sommes presque dans une situation inversée : l’augmentation considérable de la masse monétaire n’est pas pouvoir d’achat, et les marchandises échangeables ne font pas défaut. Simplement la surliquidité bancaire actuelle continuera à développer des bulles d’actifs toujours dangereuses. Aussi bien en Occident qu’en Asie.
Au-delà, la situation restera donc de tendance déflationniste sur l’ensemble de l’année 2010. Il n’est pas sûr que la surliquidité permettrait de supporter une éventuelle nouvelle crise financière dans la crise économique. Ne dit-on pas qu’à la fin de cette année il y aura 21millions de ménages américains endettés pour un montant supérieur à la valeur de logement ? La BCE ne vient-elle pas d’annoncer, pour 2010, 187 milliards d’euros de dépréciations nouvelles d’actifs financiers ? Mais cette crise potentielle serait autrement gérée : les Etats épuisés ne pourront plus sauver le système bancaire, et l’essentiel de l’effort éventuel sera reporté sur les seules banques centrales. Cela pouvait être le choix de septembre- octobre 2008. Et si tel ne fût pas le cas, c’est en raison du malthusianisme aujourd’hui disparu des banques centrales. Probablement aussi en raison de 35 années de réglementation financière ayant eu pour effet, d’éloigner les Etats du grand banquet de la finance. Choix extraordinairement coûteux qui ne pourra, le cas échéant, être reproduit en 2010. L’apparition d’une nouvelle crise financière à l’intérieur de la crise économique, serait probablement favorable à l’accélération d’un processus de rapprochement entre Banques centrales et Trésor comme ci-dessous imaginé.
Les voies souterraines du desserrement de l’Etau monétaire et financier
En second lieu, l’année 2010 verra probablement augmenter le stock de dette souveraine mondiale qui dépassera en fin d’année très largement le cap des 50 000 milliards de dollars (49500 en fin 2009). Le risque d’un krach obligataire sera multiplié en raison des maillons faibles qui déjà subissent un spread de taux important (prés de 3% entre le taux allemand et le taux grec en fin 2009). La grande question qui émergera est celle du rapprochement des banques centrales avec les Trésors : est-il possible pour les entrepreneurs politiques de casser le développement de la rente financière et d’en revenir à une situation où prévalait l’euthanasie des rentiers ? La question se posera régulièrement en 2010 avec l’élargissement du cercle de ceux qui réaliseront qu’au nom du désarmement financier des Etats, (indépendance des banques centrales) un puissant marché secondaire de la dette souveraine s’est créée au grand avantage des banques, et au grand désavantage des Etats. Le nombre de ceux qui partout dans le monde, exigeront la fin des rentiers ira croissant et les entrepreneurs politiques seront progressivement amenés à réexaminer et leurs convictions, et leurs bases électorales. Et c’est bien ce que l’on constate depuis l’automne 2009 dans les débats qui agitent le congrès américain : volonté d’en découdre avec la FED et ses opacités, menaces de démantèlement des méga banques contre la toute puissante et très écoutée « American Bankers Association » etc.
Il sera très difficile en 2010 – sauf peut-être emballement de la crise- de revenir sur 35 années de législation nationale et internationale qui ont consacré la victoire de la finance et de la rente. L’idée étant pourtant de revenir à une situation où les Trésors seront capables de répudier la dette, comme ils le faisaient si bien, avant la naissance des Etats de droit. Nous retrouvons ici toute l’ambiguïté des Etats garants du respect des contrats qu’ils cherchent pourtant à violer. Dans ce contexte, le scénario de l’implosion de l’Euro serait un boulevard pour précipiter un rapprochement musclé des banques centrales et des Etats, les premières ne devenant que les gestionnaires obéissants des Trésors, comme au « bon vieux temps ». Un tel scénario vaudrait évanouissement de la dette souveraine au profit de nouvelles aventures. Crise dans la crise (point 1) et prise de conscience du siphonage des Trésors (point 2) seraient une conjonction éminemment favorable au réarmement des Etats et la répudiation de la dette. La réalité 2010 sera une situation intermédiaire entre cette conjonction et ses effets considérables, et le maintien du statut quo, donc celui du maintien de la présente fuite en avant.
On peut pourtant imaginer un exemple de situation intermédiaire annonciatrice de répudiation de la dette par rapprochement des Banques centrales et des trésors en 2010. Les agences des Trésors chargées de la commercialisation de la dette souveraine (AFT pour le Trésor français) peuvent progressivement renoncer aux adjudications compétitives (respect du marché) et imposer des taux proches de zéro (violence réglementaire). Situation qui nous rapprocherait de l’époque où l’Etat, disposant d’une solide mâchoire, pouvait s’affranchir du « paiement annuel des arrérages ». Bien sûr il ne saurait s’agir d’inviter la banque centrale dans le club très fermé des banques SVT (spécialistes en valeurs du Trésor) ce qui est encore, bien sûr, juridiquement interdit aujourd’hui. Mais si le Trésor est édenté, on peut lui adjoindre des prothèses, le club des SVT étant fermement invité, à faire des propositions d’achat à des prix très proches du coût d’accès à la matière première pratiqué par la banque centrale , qui précisément fournit cette matière première à taux proche de zéro. Voilà qui ressemble au contrôle des marges dans la grande Distribution. Cela suppose une certaine autorité sur les banques centrales.
Et si bien sûr les banques étrangères quittent le club pour d’autres lieux plus rémunérateurs, il n’y a pas à craindre d’assèchement de la liquidité, les robinets des banques centrales restant ouverts pour les banques nationales. En clair si HSBC quitte le club rattaché à l’AFT, il est toujours possible d’élargir la part de marché de BNP PARIBAS qui elle aussi fait partie des SVT françaises. Il serait même possible d’envisager la composition d’un club des « Etats nouvellement prothèsés », faisant face aux clubs des SVT, et bien décidés à mettre fin à la « fausse valeur ajoutée » des banques qui développent encore aujourd’hui l’insoutenabilité des dettes souveraines. Il n’est donc pas impossible de voir apparaitre en 2010 ce club des « Etats prothésés », club sans doute plus porteur que le G20.
Le schéma proposé ci dessus n’est qu’une piste possible, parmi les dispositifs qui se mettront progressivement en place en 2010 sous la conduite d’entrepreneurs politiques qui – poussés par les victimes de la rente financière – ne pourront plus très longtemps se contenter de la fuite en avant.
Vers la guerre monétaire ?
En troisième lieu, les inéluctables tentatives de rapprochement des Trésors et des banques centrales seront en 2010 porteuses de troubles monétaires internationaux de grande ampleur, et ce dans un contexte déjà fort complexe. Les contraintes du Trésor américain, et déjà les modalités du financement de sa dette, continuent de peser sur le cours du dollar. C’est que d’une certaine façon, ce dernier est émis dans les mêmes conditions que les assignats. Avec toutefois une différence : les assignats étaient en principe gagés sur une richesse réelle, comme les premières coupures fiduciaires l’étaient sur l’or, ce qui n’est pas le cas du dollar de l’époque du « Quantitative Easing ».
Cette baisse est porteuse de deux effets vis-à-vis de la nouvelle seconde économie mondiale (La Chine). En premier lieu les chinois continueront en 2010 à protester contre l’obligation qui leur sera faite de maintenir des réserves en monnaie fondante. A l’inverse des citoyens français de 1794 ils ne sont pas réellement obligés d’accepter des assignats et tenteront de diversifier leurs placements. En termes plus crus, ils partageront le poids de la monnaie fondante avec d’autres acteurs intéressés par les investissements chinois sur leur territoire : Afrique, Amérique Latine, etc. Autre façon d’échapper à ce qu’ils croient être des assignats : le lancement en 2010, en Asie, de la plus grande zone de libre échange du monde, avec création en mars 2010 d’un fonds d’urgence de devises, et la tentative de populariser le Yuan comme monnaie internationale. Opération difficile ne se déployant que dans la durée. En 2010 le Yuan restera une monnaie inconvertible, mais, si la Chine ne connait pas de catastrophe, l’avenir du yuan comme monnaie de réserve, n’est pas impossible.
En retour, les USA seront de moins en moins disposés à voir leur demande globale siphonnée par une monnaie de combat. Même si le déséquilibre commercial des USA est divisé par deux en 2009, il représentera encore 4% de PIB. Accroché au dollar le yuan fluctue au rythme de la devise américaine, ce qui signifie qu’en cas de baisse du dollar, toutes les autres monnaies sont victimes d’un yuan trop faible. En particulier l’euro qui voit le yuan se déprécier de 17% depuis mars 2009 et le Yen qui le voit se déprécier de 11% pour la même période. Cela signifie que tous les pays dont la monnaie n’est pas rattachée au dollar, peuvent en théorie adopter le point de vue des USA. Le risque d’entrer dans une guerre des monnaies est donc relativement important. Déjà des propos équivalents à ceux tenus dans les années 30 à propos des dévaluations massives de l’époque refont surface : « La Chine exporte son chômage », « il faut compenser l’agressivité monétaire chinoise par des taxations douanières » etc. En 2009, déjà très consciente de ce risque, la Chine a décidé dans la précipitation de se diriger vers l’auto centrage, par le biais de son gigantesque plan de relance économique. D’où un premier résultat : la chute de la contribution négative des échanges extérieurs à la croissance a pu être compensée par 12% de PIB de la demande intérieure. Résultat spectaculaire.
Insuffisant, diront les Occidentaux et nombre d’autres Etats qui vont exiger en 2010, de façon de plus en plus pressante, une réévaluation du yuan. Sans se rendre compte que la chine, est aussi dans une fuite en avant tout aussi dangereuse. Société aujourd’hui tout aussi inondée par l’économicité que le monde occidental, son Etat, à peine de graves déconvenues, se doit de produire 24 millions d’emplois chaque année. La relance fût classiquement keynésienne avec surtout des investissements pharaoniques d’infrastructures et la naissance de surcapacités industrielles, par obligation de la part de ses dirigeants d’accepter des crédits bancaires massifs, décidés par un Etat qui lui, n’est pas encore Etat de droit et dispose d’une belle dentition. Mais qui est aussi dans une fuite en avant dangereuse et inquiétante. La base monétaire s’étant accrue de 30% en 2009, les bulles en formation sont nombreuses, notamment dans l’immobilier. La croissance chinoise peut-elle s’effondrer en 2010 en raison même de cette fuite en avant ? Il est impossible de répondre à une telle question. Le risque étant toutefois, que la volonté de maintenir un Yuan sous évalué pour des raisons de politique interne, entraine un réarmement douanier ailleurs dans le monde, accélérant le processus de dé mondialisation déjà bien avancé.
Les 3 points sus-évoqués (difficile répudiation douce de la dette souveraine par une inflation qui restera absente en 2010 ; tentatives de répudiation par reprise plus ou moins souterraine du pouvoir monétaire, et donc desserrement de l’étau monétaire ; conséquences de la tentative de reprise du pouvoir monétaire sur les taux de change et la situation internationale) constituent la colonne vertébrale du déploiement de la crise au cours de l’année 2010. Son centre de gravité étant le réarmement des Etats face à l’endettement public.
La prise de distance toujours croissante entre les Trésors et les banques centrales a autorisé la mondialisation, et les déséquilibres que cette dernière a elle-même engendrée, par rupture de la cohérence fordienne. En 2010, le rapprochement pour cause de la répudiation de la dette, de ce qui était séparé, marquera la confirmation du processus de dé-mondialisation.
C’est à partir de ces lignes de force essentielles que pourront se comprendre les phénomènes qui vont accompagner la trajectoire de la crise : puissance de la croissance, ou hélas, plus probablement de la dépression, importance du chômage, niveau d’agitation des marchés politiques, niveau d’agitation des instances médiatiques chargées de l’interprétation du déroulé des évènements, rapports de forces autour des tables de négociation internationales ; etc.

lundi 1 février 2010

Analyse de la semaine

Analyse de la semaine :

Le repli sur les marchés actions a été sensible sur les derniers jours de cotation, et le repli sur les actions aurifères a été encore plus sévère.

Ce repli est également accompagné par une chute brutale de la plupart des matières premières, pétrole en tête.

Vu de loin cela ressemble à s’y méprendre aux prémices du krach d’Octobre 2008.

Mais je fais aujourd’hui le pari que la même situation ne se reproduira pas deux fois.

Fondamentalement et techniquement, le marché haussier de l’or est intact.

Certes les indices comme XAU et HUI donnent des signaux techniques très inquiétant, mais il s’agit de marché trop petits et trop facilement manipulables pour être suivis de trop près.

jeudi 28 janvier 2010

Analyse de la consolidation actuelle de l'once d'or (Léonard Sartoni)

La consolidation actuelle a montré des signes de faiblesses en termes de dollars, mais pas en termes d’euros. Selon mes indicateurs techniques, si le niveau des $1091 ne tient pas, nous aurions un feu rouge qui s’allumerait. En théorie, nous pourrions redescendre jusqu’à la zone des $1000-$1030. En termes d’euros, ce serait la rupture des 750 euros qui pourrait nous ramener jusqu’à la zone des 700-720 euros.

Si les $1091 tiennent, ou si nous n’avons qu’une fausse cassure passagère, alors l’impulsion de hausse débutée l’automne dernier continuera probablement jusqu’en avril-mail 2010, et nous pouvons encore viser un objectif entre $1′400 et $1′500 (qui correspondrait environ à 1000 euros l’once, selon le taux de change). Si la consolidation se prolonge vers le bas, alors cela voudra dire que le dernier sommet à $1226 (815 euros) correspondait à la fin de l’impulsion de hausse intermédiaire débutée en septembre, et qu’une période de consolidation prolongée se mettrait en place avant le départ d’une nouvelle impulsion de hausse. Le risque de baisse maximal serait de 10%-12% depuis le niveau actuel, et correspondrait à des ventes paniques en direction de la zone support 680-700 euros, qui correspond aussi au support mobile de très long terme pour ce marché haussier (support mobile ou moyenne mobile = terme technique pour désigner le lissage avec une courbe de la tendance haussière du prix, qui oeuvre comme une moyenne du prix, en éliminant les pics à la hausse et à la baisse).

Comme toujours, la meilleure stratégie pour un investisseur axé sur le long terme consiste à acheter la panique et à vendre l’excès d’optimisme. Je ferais quand même deux remarques importantes à ce propos. Le dernier sommet à $1226 ne correspondait pas à un optimisme extrême, en tout cas rien à voir avec celui qui prévalait lors des précédents sommets de mai 2006 et de mars 2008. Ajoutons encore que l’écart du prix avec sa moyenne mobile de long terme est resté relativement modeste par rapport aux écarts qui existaient en mai 2006 et en mars 2008 : ceci montre que nous avions encore un certain potentiel de hausse pour terminer l’impulsion. Et comme cet écart est justement beaucoup plus réduit que lors des précédentes impulsions de hausse, notre risque de baisse est beaucoup plus faible depuis les niveaux actuels! C’est ce qui me fait dire que sortir de ce marché pour éviter une baisse possible de 10%, tout en prenant le risque de rater une hausse de 30% quelques semaines ou mois plus tard, est une stratégie que je ne défends pas du tout.

C’est cette moyenne mobile de très long terme (la MM325jours) qui m’a toujours permis de signaler les plus belles opportunités d’achat de ce marché haussier. Seul l’épisode du krach de 2008 est parvenu, pour la première fois depuis 7 ans, à défoncer ce support mobile, mais qu’on ne rêve pas : cette fois, un nouveau krach sur les marchés n’entraînerait pas le cours de l’or comme il l’a fait en 2008. Pourquoi? Parce que lorsque les gens vendaient tous leurs actifs sans discernement en 2008, ils ne se doutaient pas que nous étions au bord d’un effondrement du système financier, et que la fermeture des banques, qui se seraient produite, les aurait rendus otages d’une possible refonte monétaire, en dévaluant massivement la monnaie papier, le cash sur lequel tout le monde se précipitait. La gravité de la situation échappait à la plupart! Si une nouvelle crise devait se produire, je suis persuadé que l’or ne sera pas vendu de la même façon, car les institutionnels et les banques centrales, aguerris par la crise de 2008, sont à présent au courant des risques terribles qui pèsent sur le système. Evidemment que, si un nouveau krach devait se produire, les traders obnubilés par le court terme, les spéculateurs en proie à des appels de marge et autres mains faibles se mettraient à vendre toutes leurs positions sur l’or, ce qui pourrait causer un creux passager, au début de la panique, mais ensuite vous auriez beaucoup de professionnels et de banques centrales qui profiteraient de l’occasion pour acheter MASSIVEMENT de l’or physique.

Nous avons connu une crise financière en 2008, mais la prochaine sera d’ordre monétaire, car la santé financière des Etats sera en cause, avec de possibles cessations de paiement pour plusieurs Etats. Et dans une crise monétaire, inutile de vous dire ce qu’il y a de plus sûr à détenir : l’or physique. Nous pourrions assister à une sortie massive de certaines obligations d’Etat pour chercher refuge dans n’importe quoi de tangible qui puisse retenir sa valeur. Dans cette course-là, le marché de l’or est le bénéficiaire numéro 1.

La faiblesse du cours de l’or que vous avez ressentie dernièrement est due au resserrement des conditions de crédit en Chine. La Chine dirige les marchés aujourd’hui. Souvent, après un tel changement dans sa politique monétaire, les marchés mondiaux subissent une forte correction dans les deux à trois mois à venir. Les traders anticipent cela en ce moment même et ont vendu leurs positions sur les matières premières et les marchés émergents, ce qui explique la faiblesse du cours de l’or. Si nous n’avons qu’une correction de 20% à 30% sur les marchés boursiers, alors ce ne sera pas encore le début de la prochaine crise, ce ne sera qu’une correction dans un marché soutenu principalement par l’inflation. En effet, tout l’argent qui a été créé pour soutenir l’économie en 2008 va finir par se retrouver dans le circuit économique, et c’est pour cette raison que les bourses ont continué de progresser, malgré les mauvais indicateurs économiques.

L’inflation va inévitablement refaire son apparition, tôt ou tard. La prochaine crise également, mais elle pourrait intervenir plus tard que ce que les pessimistes pensent, car les plans de relance et les injections monétaires soutiennent encore les marchés. Actuellement, nous nous trouvons dans l’oeil du cyclone. Pour les mois à venir, il faut s’attendre à voir le prix de certains produits agricoles reprendre l’ascenseur, pour des raisons fondamentales, ce qui va encore aggraver la situation de bien des personnes, déjà fortement touchées par la crise. Des manifestations violentes sont à prévoir. Certaines personnes, après avoir tout perdu, n’ont tout simplement plus rien à perdre, comme dirait Gerald Celente.

En résumé, mon avis est que nous avons deux options pour le marché de l’or : ou bien l’or reprend l’impulsion de hausse commencée en septembre et marque un sommet intermédiaire en avril-mai à $1′400-$1′500, ou bien l’or continue à corriger en zig-zag jusqu’au mois de juin avec un plancher moyen à 700 euros, puis passe l’été plat, pour attaquer l’automne avec un objectif au-delà de $1′500, avec les premiers effets visibles du retour de l’inflation, ou les premiers effets des risques souverains qui pèseront sur certains Etats à ce moment-là. Une chose est sûre, on ne va pas s’ennuyer en 2010 sur les marchés financiers!

Article écrit par Léonard Sartoni
(24 Janvier 2010)

vendredi 15 janvier 2010

Bilan 2009 et Perspectives 2010

Tout d'abord, je vous souhaite mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2010, et même pour cette nouvelle décennie.

Je vous la souhaite bonne et heureuse tant au niveau professionnel que personnel, car il ne faut jamais perdre de vue les vrais priorités.


Au niveau investissements cette année 2009 a été exceptionnellement bonne pour moi, mais je n'oublie pas que c'est d'abord l'année qui a vu naitre mon premier fils.


En 2010, j'espère rester sur la même tendance et peut-être faire mieux (des jumeaux par exemple ?)


Mais revenons aux investissements puisque c'est ce qui nous intéresse ici.

L'année 2009 a été très bonne donc mais il ne faut jamais oublier ce qui révèle de la patience, de de l'intuition, ou tout simplement de la chance.


Ma performance en 2009 a été en grande partie due à l'évolution d'Euro Ressources et d'Auplata (mais pas uniquement car j'ai également réalisé des Plus Values substantielles en 2009 sur Coeur d'Alene, Yamana Gold et Minefinders notamment).


Mais cette performance a été tardive par rapport à mon suivi du dossier Euro Ressources, puisque j'ai acheté mes premières actions en 2006 : patience donc...

Par ailleurs j'aurais pu très bien louper cette hausse si je n'avais pas conservé une partie de mes actions après l'OPA. Et là je ne suis pas très sûr si cela a été une décision prise par intuition ou par chance.


A contrario, mon intérêt pour les aurifères n'est pas nouveau et a été constant depuis 2006, mais je n'avais en réalité que des Euro Ressources jusqu'à fin 2008. Etant donné le krach catastrophique de fin 2008, n'était-ce pas de la chance tout simplement d'avoir "subi" l'OPA sur EUR à ce moment là ? (en même temps il est vrai que la valeur fondamentale de EUR était déjà là pendant tout ce temps, et l'action était probablement "coiffée" auparavant par Iamgold ou ses agents)


Donc rien n'est simple en Bourse.


Mais de tout cet enchainement d'événements, je retire avant toute chose un impératif d'humilité, malgré les succès de 2009.


Et de toute façon, mon coup suivant -parier sur la baisse du CAC40- m'a incité à l'humilité depuis septembre et surtout depuis décembre. Je suis actuellement en Moins Value latente limitée mais substantielle sur cette position.


Je crois que cette position deviendra gagnante ou au moins à l'équilibre à court terme, mais il va falloir redoubler d'analyses et de patience.


Cela nous amène naturellement sur les perspectives 2010


Lorsque je relis les posts de ce blog depuis 2 ans, je constate que certaines idées se sont avérées perdantes (comme les actions aurifères sur le dernier trimestre 2008), mais aussi que beaucoup de thèmes se sont avérés pertinents (l'étude du ratio Gold/Oil ou du ratio Gold/Dow Jones ou le débat inflation vs déflation par exemple).


C'est pourquoi je suis tenté de continuer de poster même si j'ai diminué le rythme en 2009, pour des raisons personnelles et professionnelles.


Je vais continuer à suivre les différentes tendances pour tenter d'en profiter.


En ce qui concerne l'or, je suis toujours haussier à long terme, mais extrêmement prudent sur le moyen et court terme.


Aujourd'hui je continue de penser que cela va dépendre de la situation macro-économique, mais pas uniquement.


Depuis que je m'intéresse au débat inflation vs déflation, je suis passé par différentes positions, qui ont souvent été à contre-courant et souvent trop tôt.


J'ai d'abord été convaincu que la crise allait déboucher sur l'inflation à moyen terme en me basant sur les précédents historiques. De façon théorique, il me paraissait illogique de comparer la situation actuelle avec la dépression des années 30 puisque le dollar n'est plus indexé sur l'or come alors.


Je partais du principe que la dévaluation monétaire faisait partie de la méthode habituelle des gouvernants et que leur pouvoir était illimité pour l'exécuter et donc relancer le marché et/ou l'économie.

Au cours des 9 derniers mois, le marché a fini par me donner raison sur ce point.


Mais c'est justement à ce moment que j'ai commencé à mettre en doute cette théorie.

Car cela semble presque trop évident, et trop facile.


Le marché, tout comme la vie réelle, est bien plus complexe que cela.


Je crois maintenant que le gouvernement peut certes injecter des liquidités autant qu'il le veut dans le système, mais qu'il n'est pas totalement maitre pour décider où ces liquidités vont se retrouver.


En réalité, l'énorme majorité des fonds n'ont pas atterri dans la poche des citoyens consommateurs mais bien des banques, qui n'ont pas pour autant distribué de l'argent à bas taux d'intérêt.


C'est pourquoi la demande n'a pas augmenté, et les prix à la consommation n'ont pas augmenté. Par ailleurs les salariés restent sages (ou résignés) et l'inflation nominale n'augmente pas.


Certains actifs ont vu leur prix monter (les actions) ou se stabiliser (l'immobilier), mais cela ne s'apparente pas à l'inflation.


Me voici donc dans le camp des déflationnistes d'après ce que je viens d'énoncer, une fois n'est pas coutume. Mais à long terme, nous finirons par avoir cette inflation dans l'économie.


Pour l'horizon de l'investisseur moyen, cela ne sera pas le plus grand souci.

Car entre temps, les forces de la déflation n'ont pas dit leur dernier mot, et la volatilité des marchés actions ne va pas rester plus longtemps aussi basse.

Ces forces déflationnistes, quelles sont-elles ?

Pour résumer on pourrait donner un seul mot : IMMOBILIER.
Ou plutôt deux : IMMOBILIER et DETTE.

Et pour le dire brièvement : Le dégonflement de la bulle immobilière basée sur une endettement record, n’est tout simplement pas terminé.
Ce dégonflement a tout juste commencé dans certains pays, et en premier lieu notre cher Hexagone.

Pourtant me direz-vous, on entend partout parler de la reprise de l’immobilier n’est-ce pas ?

Mais remarquez que l’on a aussi parlé de la hausse record des ventes de voiture.

Entre les deux, le point commun, c’est la main de l’Etat.

L’Etat tout puissant soutient à bout de bras ces deux piliers de l’économie. Prime à la casse pour les autos, amendement Scellier pour l’immobilier etc… Mais même l’Etat ne peut pas tout (dixit un certain Jospin je crois).
A un moment donné, il faudra des aides supplémentaires pour convaincre les consommateurs d’acheter et de s’endetter, face à un chômage croissant et des salaires en stagnation.

Ce jour-là (pas si lointain) l’Etat jettera l’éponge et invoquera la maitrise des déficits et la baisse va s’accélérer, avec tous les effets de seuil que l’on peut imaginer.

Mais il suffit en outre de regarder les données historiques pour comprendre que l’immobilier est encore beaucoup trop cher par rapport au revenu disponible.

Donc, en résumé, le flot de mauvaises nouvelles n’est pas prêt de se tarir, et la bourse va forcément en souffrir. Les cours ne progressent jamais en ligne droite de toute façon. La hausse depuis Mars 2009 devient de plus en plus suspecte.

Comme je l'ai dit, je suis investi en BX4 (tracker répliquant 2 fois la baisse du CAC40) depuis septembre 2009 et j’ai renforcé en décembre et Janvier.

Plus tard il faudra renforcer en Or physique et en mines d’or mais pas tout de suite.
J'ai encore des actions de mines d'or mais assez peu.

L’inflation arrivera sans doute plus tôt qu’on ne le croit, mais avant cela nous allons avoir sans doute droit à une baisse supplémentaire et significative des actifs financiers.

Malgré ces mauvaises nouvelles, je vous souhaite une bonne année 2010 et je vous recommande la prudence pour naviguer dans ces eaux agitées.

Ce n’est que lorsque tout le monde aura pris conscience de la gravité de la situation qu’il faudra revenir sur les marchés actions.

mardi 12 janvier 2010

Quel genre de BEAR êtes-vous ?


Vu sur "The Big Picture" de Barry Ritholtz.


Je crois que je suis un Cub, voire un Grizzly.
Beaucoup de Goldeux quant à eux tendent parfois vers le "Starving Bear".












mardi 15 décembre 2009

Des nouvelles du "Gold/Oil ratio"

Cet article que j'ai repéré aujourd'hui, rejoint en grande partie les analyses que j'ai faites sur ce sujet.
(Voir cet article et cet autre article)


En résumé et en français, les conclusions ne sont pas très claires, mais grosso-modo, un ratio Gold/Oil élevé correspond à des attentes déflationnistes fortes (type "Dépression") voire hyper-inflationniste . Je sais cela peut paraitre un peu contradictoire.

A mon avis (ce n'est pas dans l'article) , un ratio bas correspond quant à lui à un appetit pour le risque fort et une volatilité faible.
Je pense donc qu'on pourrait rapprocher le ratio Gold/Oil de l'indicateur VIX par exemple.

Au sujet de l'évolution future de ce ratio, je penche pour une consolidation en W avant de nouveaux plus haut.

Voici l'article :
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CAN THE RELATIONSHIP between gold and oil, two traditional bellwethers of inflation, give us any clues about our future economic prospects? asks Brad Zigler at Hard Assets Investor.What drives the gold/oil ratio exactly?

Just as sailors and aviators rely upon thermometers, barometers and other gauges to plot their courses, investors use indicators of their own to map the economic landscape. Among them is the gold/oil ratio...the price of one ounce of gold, as measured in barrels of oil.When taken separately, oil and gold can tip you to certain goings-on in the economy.

Oil tends to become more expensive when gross domestic product is on the rise, and gold turns bullish when the greenback falters.But what about gold's relationship to oil? Can this gold/oil ratio tell us anything about our current economic prospects?

Expressed mathematically as the per-ounce price of gold divided by the cost of a barrel of crude oil, the ratio tells you how many ounces of gold it takes to buy a barrel of oil. And even though oil and gold are thought to be bellwethers of inflation, their price movements aren't in lockstep.Since the 2001 launch of the current bull cycle, the correlation between US benchmark West Texas Intermediate (WTI) crude oil and the London morning gold fix is only 23%.

In fact, it's the lack of a tight correlation that makes the gold/oil ratio meaningful.The gold-oil ratio can vary widely over time. Since 2001, one ounce of gold could have bought between 6 and 24 barrels of oil. In mid-year 2008, as oil prices surged, gold scraped a historic low at a 6x multiple (a 6-to-1 ratio).A half year later, the ratio had rocketed to the 24x level after massive deleveraging sent oil prices down $100 a barrel but Gold Prices held their own in the post-Lehmans' deflationary slump.

Over the longer term – say, the past four decades – the average multiple for the gold / oil ratio has been 15 times. Keep that figure in mind. We'll come back to it in a moment.

With a little bit of hindsight, we may be able to parse a rationale for such dramatic shifts in the ratio, which in turn may help us determine if the ratio is in any way useful as an economic indicator. Given the fact that the gold/oil ratio just crossed above its 200-day moving average for the first time since mid-2008, this is a very timely consideration.Gold is rapidly becoming more "expensive", while oil is, relatively speaking, cheapening.

In general, Gold Prices rise most steeply when investors hoard metal in anticipation of some economic depredation, such as inflation, currency depreciation or bank failure. Oil prices, on the other hand, soften when a slowdown in economic activity is foreseen, i.e. recession.Those seem to be seemingly disparate messages.

Can you have both inflation and recession at the same time?Well, yes. After all, we suffered through a famous stagflation back in the 1970s and early '80s – proof that inflation and recession are not mutually exclusive.In fact, the last half-dozen domestic economic downturns were preceded by 20-30% declines in the gold/oil ratio. The 6x level reached last year was historic – and so, too, was the subsequent economic reversal and peak in the ratio of gold prices to oil.

Most interesting is that the 1970s' economic stall began with a substantial spike in oil prices, just as in 2008, followed by a stimulative monetary policy designed to counteract the resulting recession. We'll have to see if the runaway wage-price spiral that ensued is replicated in the next few years.Is that what the spike in the gold/oil ratio portends...? Well, sort of.

To a degree, the divergence in gold and oil prices reflects a disparity in how retail and institutional investors perceive inflation's timing. Retail investors have fewer tools at their disposal to combat the erosion of their purchasing power. While institutional investors can pinpoint their hedges with currency swaps and other sophisticated derivative strategies, mom-and-pop investors must rely on a smaller repertoire featuring physical Gold Bullion and its ETF proxies.

The Fed's current policy of quantitative easing is designed to generate more inflation over time to wrest the economy from its deflationary path. While we've seen a slowdown in the rate of CPI deflation, actual year-over-year upticks in consumer prices may yet be months away.Retail investors are much more likely to pile into their hedges early, bidding up gold, while institutional investors tend to hold back until a cyclical recovery commences. Even then, gold may be only one arrow of many in their quivers.This timing disparity allows a short-term deflationary thrust to develop, to be followed by an inflationary push. That's pretty much the pattern exhibited in the Hard Assets Investor monetary inflation index over the past year. Deflation was on order in the third quarter of 2008, which set up the rebound to a new index high in fourth quarter 2009.

Of course, there is an alternative notion. Remember that long-term 15x multiple...? In the past three weeks, the gold/oil ratio passed through the 15x level, which means the market could be finding equilibrium here at its historic average.That's doubtful, though, considering the Fed's stimulative policies. Unless the central bank is unusually adept at decelerating quantitative easing on the back end, inflation will be a likely feature of our future economy. Experience indicates the Fed is rather lead-footed.Not the best feature for a sailor or an aviator.

mardi 27 octobre 2009

Carte US des risques immobiliers




L'échelle montre le pourcentage des emprunts hypothécaires qui sont en retard de paiement ou déjà en train d'être saisi. Des pourcentages élevés sont en général un indice précurseur d'une nouvelle baisse des prix à venir. (puisque la saisie ou le risque de saisie, met sur le marché des biens à prix cassés)




Qui a dit que la crise immobilière était finie ?


La Californie et la Floride présentent déjà des rabais très important (de l'ordre de 30% parfois), bien plus attractifs qu'en France. Cependant il est encore sage d'attendre pour d'acheter une résidence secondaire là-bas.




jeudi 15 octobre 2009

Considérations automnales, Dow Jones 10 000, "Sell in May" y Tutti Quanti

Il y a un dicton boursier qui dit : "Ne confondez pas un marché haussier avec l'intelligence" ("Don't confuse brains with a bull market")

Cela signifie en gros, que lorsque tout, absolument tout monte, le fait de gagner de l’argent en bourse n’est pas forcément un exploit intellectuel.

C'est une phrase que je me suis répétée quelques fois ces derniers mois, alors que mon portefeuille boursier battait de nouveaux records.

En effet toutes mes positions en actions aurifères devenaient un peu trop gagnantes.(en particulier Euro Ressources mais pas seulement). En outre j'ai eu la chance, je dis bien la chance, car il faut absolument rester modeste, d'avoir complètement échappé au crash des aurifères de l'année dernière.

Mais après avoir vécu auparavant mon lot d'expériences successivement euphorisantes et déprimantes en bourse, et ayant atteint l'âge vénérable de 36 ans j'ai pris la résolution de ne jamais plus me laisser emporter par les émotions et le sentiment d'infaillibilité.
Je sais que cette résolution elle-même est peut-être présomptueuse, mais je crois avoir appris une ou deux choses depuis que j'investis et spécule en bourse.
Ainsi, fin Septembre, j'ai commencé à amputer une partie de mes gains sur les aurifères en prenant une position baissière sur le CAC 40. (perdante jusqu'à présent)
Cela a eu le grand avantage de tempérer l'euphorie qui risquait de me gagner.

Bien sûr, une autre façon plus académique de voir les choses, consiste à dire que j'ai "couvert" ("hedge") mes positions. Mais bizarrement, je commence à préfèrer la façon plus psychologique de voir les choses.
Car l'euphorie mes amis, est bien le plus grand ennemi du trader.

En tout cas la stratégie a fonctionné, puisque la perte latente sur ces positions baissières sur le CAC a augmenté jusqu'à amputer "légèrement" mes gains considérables. (Dow Jones 10000 cela vous dit quelque chose ?)

Et hop, un peu d'humilité et une saine dose de doute.

Mais pas trop, bien sûr.

Car finalement, et malgré les positions de court-terme qui peuvent changer, je garde le cap de mon appréciation long-terme de la situation, que j'ai privilégié depuis environ 2005-2006.

A mon avis la thèse des "inflationnistes" a été validée durant les 6 ou 7 derniers mois, qui se manifestera probablement par un parcours spectaculaire sur la période la plus défavorable de l'année ("Sell in May" vous vous souvenez ?)
Bien sûr, il peut encore y avoir une forte correction d'ici la fin Octobre (d'ailleurs mon "hedge" baissier est bien là pour ça aussi), mais il est fort peu probable que la période Mai-Octobre 2009 devienne négative.
A moyen terme cela signifie que la tendance baissière est invalidée, et peut raisonnablement parier que la période Novembre 2009-Mai 2010 sera également positive, quelque soient les aléas et les corrections qui pourraient survenir.


Ce scénario est cohérent avec l'idée selon laquelle les autorités ne laisseront pas une spirale déflationniste se développer. (c'est ma thèse depuis longtemps)
Il y a plusieurs arguments "massue" qui peuvent défendre ce point de vue, mais le plus puissant à mon avis est le rôle du dollar.
Il s'agit d'un argument géopolitique. (auquel j'ai jadis fait allusion en citant Emmanuel Todd "Après l'empire")

Oui, le dollar a du poids sur la scène économique internationale, ce n'est pas juste une unité de compte, et sa sortie de la scène ne se fera pas sans mal.
Les comparaisons avec la déflation japonaise sont sans objet: ces deux pays n'ont pas le même poids géopolitique, ni la même situation budgétaire.
Les comparaisons avec la dépression américaine des années 30 sont également sans objet, car les Etats-Unis ne sont plus sous un régime d'étalon or, et ne sont plus un pays net créditeur.

Dès lors les Etats-Unis d'aujourd'hui choisiront toujours le chemin de moindre résistance face à la crise actuelle : un pays aussi débiteur et qui a un tel poids géopolitique usera nécessairement de son influence jusqu'au bout, c'est à dire jusqu'au moment où le dollar aura perdu une grande partie de sa valeur face aux autres devises et aura perdu définitivement sa crédibilité.
Nous n'en sommes pas encore là, mais c'est bien le chemin qui a été pris cette année avec les plans de relance à gogo, les déficits abyssaux et la hausse absurde des marchés action.

L'autre argument que je trouve assez puissant est l'argument historique.
Lorsque l'on relit Fernand Braudel (en particulier le tome 2 de "Civilisation matérielle, économie et capitalisme"), on ne peut s'empêcher d'observer des parallèles entre les manipulation de la monnaie du temps des monarchies de l'ancien régime, et les marchés de capitaux d'aujourd'hui.
Aujourd'hui comme hier, les positions dominantes sont toujours exploitées pour davantage de profit, et le marché n'a jamais été le règne du libre échange et de l'équité.

De façon opérationnelle, que doit-on en déduire ?

Et bien oui, il faudra bien suivre et profiter du marché haussier en bourse, mais en sachant qu’il s’agit une tendance alimentée principalement par l’inflation monétaire qui se prépare.
Il faut donc être sélectif dans ses choix d’investissement et se concentrer à mon avis sur les matières premières et les métaux précieux. (via les trackers, ETF ou via les Futures)

Quant aux actions des sociétés du secteur, elles offrent les opportunités les plus alléchantes, mais à condition de bien analyser les fondamentaux, et surtout de na pas se tromper dans le timing

Il s’agit à tout pris de se prémunir contre les inévitables corrections qui ne manqueront pas d’arriver , ou bien de prévoir un horizon d’investissement suffisamment long et de se préparer psychologiquement à ces aléas.
A ce propos, je reparlerai prochainement de timing et d’opportunités sélectives.

mercredi 7 octobre 2009

Rumeurs, rumeurs...(Où l'on reparle encore de la relation Pétrole/Or.)

Apparemment, la raison avancée par certains pour expliquer la récente hausse de l'or est une rumeur concernant des discussions entre différents pays pour remplacer le dollar par un panier de monnaie, dont l'or (cf Article de Robert Fisk dans "The Independent")



C'est un peu un serpent de mer dans les milieux Goldeux (j'en ai parlé dans ce blog d'ailleurs) mais cela m'a vraiment étonné que cela soit repris dans les grands media cette fois-ci.



Il semble vraiment se passer quelque chose, mais quoi ?



Serait-ce une tentative d'intimidation pour dissuader les Etats-Unis de faire n'importe quoi avec leur monnaie pour relancer l'économie ? (les chinois ont déjà fait passer ce genre de message).

S'agit-il d'une rumeur lancée par quelques spéculateurs assez puissants pour monter une opération pareille et en profiter (on sait que certains fonds, dont celui de John Paulson, qui avait profité de la chute des subprimes, sont fortement positionnés sur les mines d'or).



Dans les deux cas, il me semble que le mouvement est bel et bien lancé, et d'un point de vue technique, il correspond de résistances importantes. (cf l'analyse de Clive Maund, qui après avoir été très sceptique a émis une alerte haussière)



Par ailleurs, l'analyse contrarienne reste en faveur de L'or (cf l'analyse de Mark Hulbert), puisque les newsletter ont encore réduit leur exposition à l'or, et le scepticisme règne toujours.



Pour ma part j'ai de nouveau renforcé mes positions sur les mines d'or et d'argent (Harmony Gold, Coeur d'Alene, Minefinders, Yamana Gold, Auplata et biensûr Euro Ressources).

J'ai aussi accru un peu ma position en BX4 pour "Hedger" un peu le risque de correction sur les marchés actions.

Inflation vs Deflation le débat (encore...)

Ces dernières semaines, le podcast « Financial Sense Newshour» a consacré quelques heures au débat « Inflation vs Deflation », et cela a évidemment attiré mon attention. Mais ce qui m’étonne le plus c’est que ce débat ne fasse son apparition que maintenant.

Je me souviens que l’année dernière, ou même avant, c’était déjà un des thèmes de prédilection de ce blog (où j’avais mentionné le blog d’un déflationniste : « Tropical Bear »)

Pourquoi ce retard pour traiter de ce débat et prendre en compte les deux faces de l’argument ? Peut-être est-ce parce que Financial Sense (qui par ailleurs est un site très richeen informations) est un site qui penche plutôt pour les investissements dans le pétrole, les matières premières et les métaux précieux.

Après avoir été méchamment secoué l’année dernière, ils sont sans doute devenus plus circonspect et veulent donner leurs chances aux arguments déflationnistes.

Personnellement, j’ai toujours penché pour la thèse « inflationniste », mais avec davantage de doutes que les « hardcore goldbugs » et les partisans de l’école autrichienne.
Ils peuvent avoir raison sur le long terme. Mais combien de temps l’investisseur d’age moyen est-il prêt à patienter : 10 ans, 20 ans ,30 ans? Sans doute pas.


L’année dernière je considère que j’ai eu de la chance d’avoir échappé au krach des minières et au krach « tout court » en possédant essentiellement des actions Euro Ressources (qui ont subi une OPA et dont le cours a été « gelé » pendant cette période)
.
Mais ce krach avait de quoi ébranler les plus fortes convictions inflationnistes.
Pareil pour le krach du pétrole qui est passé de 150 dollars à 30 dollars en quelques demaines…pareil pour le krach immobilier et du crédit qui, déjà rampant, a pris une nouvelle dimension: comment peut-on nier que cela a un impact très fortement déflationniste ?

Mais le débat « inflation vs deflation » est biaisé à mon avis.

De quoi parle-t-on exactement ? De la Masse Monétaire, de la quantité de crédit, de l’indice officiel de l’inflation, de l’inflation « perçue » ?

Est-ce que ce débat a réellement une signification ?

Plus j’avance dans ma « quête » financière, plus je respecte les arguments de l’analyste technique pur. Peu importe les raisons d’un mouvement, du moment que l’on suit la bonne tendance.
Toutes les théories prévoyant la déflation ou au contraire l’inflation

Il reste à mon avis nécessaire de connaître un maximum de données fondamentales sur un secteur donné ou sur l’économie pour investir. Mais c’est une erreur de s’attacher à une école de pensée et de perdre sa neutralité d’investisseur, qui permet de laisser filer les gains mais aussi de couper les pertes sans états d’âme.

Les deux qualités essentielles de l’investisseur restent pour moi la souplesse d’esprit puis la discipline.

Les partisans de ces deux thèses (Inflation et Deflation) opposées manquent souvent de la première qualité.

Quant à moi je reste un agnostique sur ce débat.
Je suivrai le marché haussier de l’or tant qu’il durera, mais je n’hésiterai pas à sortir le jour où tout le monde prévoiera la hausse alors que la baisse sera entamée.

lundi 28 septembre 2009

Un retour aux ratios

J'ai sensiblement augmenté ma position baissière sur le CAC40 durant ces deux dernières semaines. (je viens d'ailleurs d'en rajouter une louche aujourd'hui).
J'utilise pour cela le BX4, qui me parait assez simple et évident à mettre en oeuvre (pas de Warrants pour moi).
Dans le même temps j'ai maintenant arrêté de liquider mes positions sur mes mines d'or et je viens de racheter du Harmony Gold.

En résumé, ma position consiste à profiter d'une hausse du ratio actions aurifères/actions généralistes durant les prochaines semaines ou mois.
Je viens de lire une analyse d'Adam Brochert (de Juin dernier) qui me conforte dans cette position, car le dernier paragraphe analyse le ratio $XAU/$SPX. (Indice des Mines d'or par rapport à l'indice Standard & Poors qui est un indice actions assez large).

Ce qui est possible (sinon probable), c'est que lors de la prochaine baisse des marchés actions (si elle intervient), les mines d'or baisseront moins comparativement au reste des actions.

Si cela arrive, cela serait un signe très fort de confirmation d'une nouvelle tendance favorable aux investissements aurifères (qui avaient été fortement chahuté l'année dernière).


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June 02, 2009
The Gold Stock Secular Bull Market by Adam Brochert

Secular bull markets last a decade or two and are the reason for the old adage of "buy and hold." From 1982 to 2000, there was little to be gained for most investors by trading stocks as the market did so well over that period you could just buy the Dow Jones and watch your wealth grow. From 2000 until now, however, the general U.S. Stock market has been in a secular bear market and profits have been ephemeral. The 2003 to 2007 bull market was in fact a mirage of inflation and rapid credit expansion (i.e. severe U.S. Dollar debasement).
Such debasement becomes apparent when the Dow Jones is priced in ounces of Gold, as Gold is the oldest and most stable form of money humans have discovered to date, with an historical record of thousands of years of use as a currency. Paper fiat currencies (i.e. currencies backed by nothing but promises and government decree) have a lifetime usually measured in decades. As an example, the Euro is looked at as a major and stable international currency and yet has only been in existence for about 10 years! The U.S. Dollar changed from a true Gold-backed currency in the early 1900s to a watered-down quasi-Gold-backed currency in 1933, to a currency backed by nothing in the early 1970s.
Discerning the value of things requires a more stable measuring stick and though far from perfect, Gold fits that bill better than any currently used currency. As the chart below (stolen from the fine site www.goldmoney.com) demonstrates, the Dow Jones fluctuates significantly in value when priced in Gold. Counter to conventional "wisdom" and financial teachings, this chart makes buying and holding general stocks for the long haul seem kind of silly unless you are born in the right decade, since we all have finite life spans.










For example, someone who started working and saving in 1940 would find that 40 years later, in the year 1980, the Dow was actually worth less than 40 years earlier when priced in Gold. This, of course ignores dividends, which are not a trivial part of long-term returns, but I think the point is a good one: buy and hold only works some of the time and you better be holding the right asset class!
And don't get me wrong - the same "buy and hold doesn't always work" statement can be used for Gold, real estate and oil and other commodities. This is a natural long-term cyclical phenomenon that all asset classes go through. In fact, the Dow to Gold ratio (i.e. the "price" of the Dow Jones divided by the price of an ounce of Gold in U.S. Dollars) is a measure of investor sentiment. This ratio swings between financial assets (i.e. stocks) being in favor (i.e. ratio is going higher) and out of favor (i.e. ratio going lower).
When the ratio is declining, it means that Gold and its leveraged counterpart Gold stocks are outperforming general stock market indices like the Dow Jones or S&P 500. There has been a confirmed secular trend change on long-term charts that is not yet close to being completed and that change presents a significant opportunity for long-term steady investment profits.
Take a look at the long-term chart above again and notice how the long-term trend is now down for the Dow to Gold ratio (it is even further down than this slightly out of date suggests as the Dow to Gold ratio was just below 9 at Friday's close). To display the same recent ratio data in another form, below is a 29 year monthly log-scale chart of the Gold price divided by the Dow Jones to display the data in a more bullish light for the Gold sector (i.e. the Gold to Dow ratio):

The clean long-term trend line break is now well established and we are headed back up the opposite way until we get back to near the top seen in 1980. This could happen at a Gold price of $2000/ounce or $10,000/ounce, but I think something closer to the former is more likely if the current deflationary forces continue. The point is that Gold will outperform the general stock market indices and thus stocks are not worth the risk. When burying pieces of metal in the backyard provides a similar or better return compared with stocks, it is time to buy a shovel and some pieces of metal (at least then you know what you're getting yourself into unlike most Lehman Brothers or Citigroup investors!).
But I want to focus on the Gold miners, as I think they are set to outperform the Dow Jones, S&P 500 and the Gold price for at least the next 5 years. Here is a similar ratio chart of the $XAU (i.e. the Philadelphia Gold & Silver Index), which is an index of blue chip large Gold mining stocks, divided by the S&P over the past 25 years (monthly plot on a log scale):


Now keep in mind that the $XAU represents the "boring" large cap/blue chip miners. Once the big stocks get moving, the medium and small caps stocks will follow and provide even larger, although riskier, gains. Gold stocks have already been moving up since the Panic of 2008 November stock market lows and most Gold stocks have gained well over 100% and many over 200% since these lows. Senior gold stocks, as well as general stocks like those in the S&P, are near an intermediate term top.
Once this top is reached, a correction will occur that should provide yet another good long-term buying opportunity later this year for new money looking to buy Gold stocks. I believe another general stock market plunge is imminent and that newer lows are ahead for the S&P 500 well before 2009 ends. Gold stocks, on the other hand, will simply be making a correction and won't be making lower lows again for several years.
The Gold stock secular bull market has begun and it promises to be a good one. Those willing to risk their savings in the stock market who are not experienced traders should put their money to work buying a basket of Gold mining stocks and should avoid "regular stocks" for the next few years. The time to buy for the current spring intermediate-term bull move in Gold stocks has passed, but a new buying opportunity will be upon us this summer. Patience will be a profitable virtue in this sector for years to come.

mardi 15 septembre 2009

Quelques positions baissières

Il y a quelques temps j'ai écrit qu'il ne fallait pas perdre de vue la possibilité d'un environnement fortement inflationniste dans lequel même les indices boursiers (contre toute logique) resteraient orientés vers le haut.

Cependant j'ai quand même initié quelques positions baissières depuis quelques jours., tout en prenant quelques bénéfices sur mes positions dans les mines d'or.

Il s'agit d'un positionnement assez léger pour l'instant mais qui pourrait être amené à croitre en fonction du comportement des indices actions face aux résistances graphiques importantes qu'ils sont en train de croiser

Pour faire simple, il s'agit de faire de la gestion de risque.

Même si le scénario inflationniste est pour moi le plus probable, on ne peut exclure une petite correction saisonnière d'ici la fin Octobre.

J'ai été en veine depuis 2 semaines et je compte bien le rester.

mercredi 2 septembre 2009

Ma position actuelle sur Euro Ressources

Comme j’ai été autrefois très actif sur le forum Euro Ressources, je me suis dit que cela pouvait intéresser quelques uns de savoir où je me situais aujourd’hui par rapport à Euro Ressources et ses développements récents.Tout d’abord, un petit rappel.L’année dernière j’était « lourdement » positionné sur Euro Ressources juste avant l’OPA, et j’ai donc pris cet événement plutôt comme une bonne chose.(+30% du jour au lendemain c’est toujours agréable sur de grosses sommes).Ensuite j’ai gardé toutes mes actions jusqu’au dernier moment en espérant un renchérissement d’Iamgold. Mais dans le contexte de l’année dernière c’était en fait peu réaliste.J’ai aussi été un peu déçu par le revirement de James Dunnett, mais là encore, dans le contexte de l’année dernière, on ne peut pas vraiment lui en vouloir.Beaucoup ont crié au scandale et au « pot de vin », mais il suffit de regarder l’évolution des actions aurifères de l’année dernière (qui se sont littéralement écroulées de façon indiscriminée) pour se convaincre que la décision de Dunnett était sans doute la meilleure pour les actionnaires à court et moyen terme.Si l’OPA avait échoué, EUR aurait sans doute visité les profondeurs des cours pour quelque temps et je ne suis pas sûr que beaucoup auraient eu la patience d’attendreDonc je pense rétrospectivement que l’OPA a été une bénédiction pour les actionnaires à plus d’un titre. 1. Elle a préservé les actionnaires2. Elle a permis à certains actionnaires de sortir à un cours plus raisonnable que celui qu’avait subi l’action depuis 1 an.En fait l’OPA était sans doute inscrite dans les cours et dans l’histoire d’Euro Ressources depuis bien longtemps. Et cela est reflété dans l’analyse graphique.Certes, la véritable valeur de l’action à moyen terme est plus élevée du fait du cours de l’or et de l’expiration du hedge.Cependant, comme nous le savons tous, les marchés sont rarement rationnels (et par ailleurs Iamgold avait sûrement pesé sur le cours bien avant son entrée sur la scène avec l'OPA)Ceci étant posé, quelle est ma position aujourd’hui ?Au moment de l’OPA j’ai apporté 80% de mes actions car je savais qu’il deviendrait difficile de libérer ce capital rapidement avec un flottant et donc une liquidité réduite.Par ailleurs je souhaitais redéployer ce capital sur d’autres actions aurifères qui avaient été indûment massacrées et qui offraient des opportunités.Par la suite, cependant, j’ai racheté des actions autour du cours de 1.20 euros.Après avoir vendu une partie de cette position à 1.70 lors de la récente hausse, j’ai depuis racheté aux alentours de 1.40Je suis donc toujours confiant sur le potentiel à moyen terme, quelques soient les circonstances (retrait, ou distribution de dividendes)Au sujet des perspectives de l’action, je pense que les intérêts des actionnaires ne sont pas forcément divergents avec ceux d’Iamgold.La société Iamgold possède déjà 85% du capital donc une revalorisation de l’action ne leur pose sans doute pas de problème désormais (c’est AVANT, qu’ils ne souhaitaient pas la voir monter)Paradoxalement, l’action est sans doute plus libre d’évoluer en phase avec le cours de l’or qu’en 2007-2008 lorsqu’Iamgold préparait son coup en « cappant » probablement le cours de l’action.Je pense donc que désormais c’est le cours de l’or qui fera toute la différence entre un feu d’artifice et un pétard mouillé pour EUR.

lundi 31 août 2009

Prix du pétrole corrigés de l'inflation


mardi 25 août 2009

Etat des lieux fin Août

Ces derniers mois , je suis devenu de plus en plus dubitatif à propos de l’évolution du marché.

Je suis actuellement positionné principalement en actions aurifères et cet investissement a été plutôt profitable depuis le début de l’année, mais je crains comme toujours les évolutions brutales de ce secteur.

J’ai été complètement épargné par le carnage de l’année dernière, grace à l’OPA sur Euro Ressources, et j’ai pu ensuite me replacer à bon compte sur quelques bonnes sociétés (notamment Yamana, Minefinders, et Cœur d’Alene).

Par ailleurs j’ai refusé jusqu’à présent de me positionner pour jouer la baisse des marchés actions, bien que j’estime plausible le scénario d’un nouveau krach à l’automne.

En même temps si ce scénario se produisait, il risquerait d’entrainer les aurifères à la baisse comme l’année dernière.

Et pendant ce temps, les indices ont continué leur cavalcade vers de nouveaux plus hauts , ce qui pose de nombreuses questions.

Non seulement parce que c’est l’été, ce qui peut encourager le soupçon de manipulation par le PPT et les grandes banques comme Goldman Sachs, mais aussi parce que plus les indices montent et plus la pression augmente et incite opérer un nouveau positionnement : soit pour profiter de ce retournement et donc acheter, soit pour profiter de la rechute qui risque d’arriver en se positionnant à la vente.

Parallèlement à cela, Quid du cours de l’or et du forex ?

En résumé, il y a un doute et il faut le résoudre. Mais comment ?

Pour cela j’établis la liste des arguments en présence, par ordre de priorité croissante.

Le marché a une fâcheuse tendance à prendre un maximum de gens à contrepied.
C’est une chose que j’essaie de ne jamais oublier et c’est pourquoi l’analyse « contrarienne » figure en tête des méthodes que j’utilise, pour naviguer dans les eaux troubles de l’investissement et de la spéculation.

La deuxième méthode que j’utilise en priorité est l’analyse technique , car elle a l’avantage de contenir en elle tous les arguments et les outils possibles pour expliquer le marché, qui est avant tout le produit de la psychologie des foules. Le tout est de savoir les déchiffrer.

Et en dernier, vous l’avez deviné, c’est l’analyse fondamentale. Car bien qu’elle ne contienne que des faits avérés, elle n’est utilisable en matière d’investissement que sur des horizons de temps très longs, qui dépasse souvent la patience de la plupart d’entre nous.

Sur les différents marchés, j’établis également une priorisation.
Ainsi, le marché qui prime d’après moi, c’est le Forex, car c’est le plus liquide et le plus difficile à manipuler.

Viennent ensuite les marchés actions (au sens large) et enfin le marché des matières premières , qui est plus volatile et plus facilement manipulable.
L’or quant à lui, occupe une position intermédiaire (en tant que devise et matière première) puisque c’est à la fois une devise et une matière première
L’or est donc manipulable, mais jusqu’à un certain point (on y reviendra)

D’après ces deux priorisations (en matière de méthode d’analyse et en matière de marché) , que nous dit la situation actuelle ?

Le message « officiel » actuel est que la situation s’améliore. C'est déjà en soi un signe qui incite à la méfiance d'un point de vue contrarien.
Les arguments de cette thèse est sont que les marchés actions remontent, alors dans le même temps le dollar reste stable en dépit des déficits abyssaux qui sont en train d’être creusés pour relancer l’économie.

Cependant, le dollar qui est un marché difficilement manipulable et donc qui ne ment pas à priori, semble être maintenu à bout de bras d’après sa configuration graphique. Car le contrôle de ce marché s’avère plus difficile que celui des marchés action en période d’été.

En même temps, à force de manipulation et/ou de stimuli et de plans de sauvetage, les marchés action ont démontré un réel rebond du point de vue de l’analyse technique et il faut en tenir compte. (il ne faut pas aller contre la tendance).

Il est donc probable que le dollar craque avant les marchés actions, ce qui serait tout à fait en phase avec la corrélation inverse que l’on a observé depuis quelques temps.

En résumé : le dollar craquerait, les marchés actions tiennent, tout comme les matières premières, et au premier rang desquel, l’or.

Cela ressemble finalement furieusement à un scénario inflationniste.

Or, ce scénario, qui n’a plus tellement la cote ces derniers temps (avec le succès des thèses déflationniste l’année dernière) pourrait bien prendre tout le monde à contrepied cette fois-ci (analyse contrarienne, vous vous souvenez).

En fait, l’année dernière, à l’approche de l’été, si l’on se souvient bien, c’était l'analyse inflationniste qui avait la cote.

Le pétrole atteignait des sommets, toutes les matières premières étaient en forte hausse et on parlait des émeutes de la nourriture. On parlait aussi beaucoup d’inflation.

Mais on a finalement eu une bonne dose de déflation représentée par son émissaire naturel, un krach boursier de proportion historique.

Moralité, une fois de plus les contrariens avaient eu raison. Et seuls les vendeurs à découverts ont été gagnants durant cette période, et non les partisans de l’or.

Mais aujourd’hui, où se situent les véritables contrariens ?

Je défendrais l’idée qu’ils se situent dans le camp des inflationnistes, car malgré leurs arguments convaincants sur le long terme, ils n’attirent plus grand monde, et suscitent plutôt le scepticisme des gens soi-disant "bien informés". Car le krach des aurifères de l’année dernière a sans doute eu raison de beaucoup de monde, même des plus patients. La plupart des petits investisseurs se sont réfugiés en « cash » et rien d’autre.

Pour l'instant je reste donc positionné sur les aurifères.

Dernier détail : la saisonnalité va devenir très favorable prochainement.