jeudi 22 décembre 2011

Ce qui a créé la crise de la zone Euro ? Une explication plus simpliste...




Source:

What really caused the eurozone crisis?

BBC News, December 22, 2011




Les problèmes de la dette souveraine en Europe : une explication exhaustive...

Un schémas des flux en jeu, fourni par UBS.


jeudi 1 décembre 2011

L'effet décroissant des politiques monétaires accommodantes

L'intervention conjointe des banques centrales hier, n'est que le "énième" épisode d'une saga consistant à augmenter la quantité de dette en circulation pour stimuler l'économie.
Il ne faut pas oublier en effet que l'injection de liquidités correspond également à l'accroissement des dettes.

Or le graphique ci-dessous montre que l'effet de cet accroissement des dettes est de moins en moins efficace sur la croissance du PIB.

On devrait d'ailleurs atteindre l'effet "zéro" en 2015 d'après cette analyse.

Contre-manifestation à Wall Street


lundi 28 novembre 2011

Le meilleur indicateur de tendance ?

Un indicateur qui semble très prometteur (Par John F. Carlucci )

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Click to view As we all know, the key to successful investing is very simple: "Buy low, sell high." However, you enter a chaotic, fun-house world of uncertainty once you ponder the logical follow-up question: "When?" Investors desperate to solve this riddle have come up with solutions as varied as Fibonacci Analysis or the length of women's hemlines. At some point, most exasperated investors have even considered the strategy articulated by Seinfeld character George Costanza: "If every instinct you have is wrong, then the opposite would have to be right."
More...


Source : dshort.com

vendredi 18 novembre 2011

A propos du "Deleveraging " : Une étude intitulée Payback Time


Cette étude signée Mat King (Citigroup) contient une orgie de graphiques tous plus passionnants les uns que les autres.

Je vous laisse vous régaler.

Comme je le disais l'autre jour, le "deleveraging" est une tendance lourde et de long terme.
On peut retarder et contrarier cette tendance mais cela ne fera que prolonger l'agonie...


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(Via Zero Hedge)

Having gorged on the fat pipe of cheap credit for much of the previous few decades, the last few years have rapidly and aggressively slapped the US (and indeed much of the world) from its stupor. All that growth, was it real? The speed of economic leveraging began to gain momentum in the early 1970s and accelerated sharply in the 1980s as the cost of debt began its decades-long decline. That leverage enabled consumption and capex to rise quicker and with less capital but obviously with more risk. With the current balance-sheet recession stymieing monetary policy and fiscal policy hardly supportive, it seems the private deleveraging hole will be difficult to fill with public borrowing excess. It seems that credit markets (the ubiquitous source of all that leverage) have again and again sung from a different song-sheet with regard to the way we escape from the inevitable deleveraging we are currently undertaking. Matt King, of Citigroup, provides a thought-provoking (and all-encompassing) slide-deck on the coming decade of deleveraging and how now is time for payback.



Payback Time: The Coming Decade Of Deleveraging


Matt King - Citi Investment Research & Analysis




1. The Bubble In Credit


Post Crisis Recoveries... Temporary Blip, or permanently altered trajectory?



The current recovery in context...Fine in some respects, but something seems broken



A Crisis of Demand? Not just a matter of lowering rates (the balance sheet-recession)



More Borrowing = More Growth? previous growth was founded upon borrowing - was it real?



How Much Have We Borrowed? More debt in more sectors in more countries than ever before



Wealth Effects - spending only possible because of high net worth



Leading To The Growth Triangle - But Don't Look Down!!!


Love Triangle or Pyramid Scheme?




2. Ways Of Deleveraging


Balancing Government's Books - Austerity works if offset by private leveraging



Assessing The Broader Economy...but the private sector is in savings mode too!



Whole Economy Deleveraging - much harder - unless you debase the currrency



The Effect On GDP - without FX, adjustment is extremely painful!



Bring On The Central Banks - But don't expect them to work miracles




3. Investment Implications


Saved, or Doomed? It's all a question of confidence!



Growth - Lower, but above all, more volatile!!



Expectations Management - Optimism is becoming harder to sustain



Real Estate - Deleveraging + Older Populations = Downward Spiral



Equities - The end of the equity culture?



Banks and Bankruptcies - Be wary of multiples on leveraged instruments



Fixed Income - low yields should eventually make for tight spreads...



Credit -...but only once the bankruptcies are out of the way



Structured Credit - Better the devil you know (EFSF anyone?)



And In Conclusion...


Debt Needs To Fall...


Asset Prices Likely To Go With It...


and Fixed Returns Beat Uncertain Ones...


Deleveraging Is More Difficult Than You Think

mardi 15 novembre 2011

Goldman Sachs, le trait d'union entre Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos


Un article du Monde qui apporte de l'eau à mon moulin quand je parlais des positions de Goldman face à la résolution de la crise de la dette. 


(Par Marc Roche, grand connaisseur de Goldman Sachs.)



Goldman Sachs, le trait d'union entre Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos

Qu'ont en commun Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos ? Le nouveau président de la Banque centrale européenne, le président désigné du conseil italien et le nouveau premier ministre grec appartiennent à des degrés divers au "gouvernement Sachs" européen. La banque d'affaires américaine a en effet tissé en Europe un réseau d'influence unique sédimenté depuis des lustres grâce à un maillage serré, souterrain comme public.
A tout concours, il faut une hiérarchie. Le premier prix revient bien sûr à Mario Draghi, vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005. Nommé associé, il est chargé des "entreprises et pays souverains". A ce titre, l'une des missions est de vendre le produit financier "swap"permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs. Vient ensuite Mario Monti, conseiller international depuis 2005. Arrive en troisième position Lucas Papadémos, qui vient d'être nommé premier ministre de la Grèce, qui fut gouverneur de la Banque centrale hellénique entre 1994 et 2002, qui a participé à ce titre à l'opération de trucage des comptes perpétré par GS. Le gestionnaire de la dette grecque est d'ailleurs un certain Petros Christodoulos, un ex-trader de la firme.
Deux autres poids lourds tiennent le haut du pavé dans la défenestration de l'euro, Otmar Issing, ex-président de la Bundesbank et Jim O'Neill, l'inventeur du concept des BRICS, l'acronyme désignant les marchés émergents à fort potentiel de croissance (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Ex-président de Goldman Sachs International dont il est resté l'un des administrateurs, l'Irlandais Peter Sutherland a joué un rôle-clé dans le sauvetage de l'Irlande. Enfin, Paul Deighton, qui a passé 22 ans chez Goldman Sachs, est directeur général du comité organisateur des Jeux olympiques de Londres en 2012. La lanterne rouge car chacun sait que le sport comme l'amitié est hors concours.
Pourtant, au-delà des apparences, le réseau d'influence qui a fait sa puissance avant ou pendant la tourmente politique financière de 2008 a perdu de son efficacité. En effet, les complicités anciennes entretenues par les ex-banquiers centraux chevronnés mobilisés pour tirer les ficelles se révèlent moins utiles face à des politiciens sensibles à l'impopularité des professionnels de la finance tenus pour responsables de la crise. Là où Goldman Sachs pouvait facilement exercer ses talents, une série d'affaires – la Grèce, la spéculation contre l'euro, le scandale Abacus auquel a été mêlé le goldmanien français Fabrice Tourre – lui ont mis à dos la puissance publique.
Le carnet d'adresses est utile mais ne suffit plus à lui tout seul sur une planète financière complexe et technique et face à une nouvelle génération d'industriels moins pétris de respect pour l'establishment. Les patrons européens partis à la conquête du monde se sont émancipés des croisés de la haute finance style Goldman Sachs. La quête de valorisation de l'actionnaire, les exigences de transparence des comptes et les impératifs de l'expansion à l'étranger émoussent l'"effet réseau". Enfin, devenus plus exigeants sur la qualité et l'indépendance du métier de conseil, les clients européens, mais pas seulement, exigent le respect d'un minimum d'éthique.
Et c'est là que le bât blesse à propos de Goldman Sachs. Car la banque aime placer ses hommes sans jamais laisser tomber le masque. C'est pourquoi ses hommes liges cachent cette filiation quand ils donnent une interview ou mènent une mission officielle (comme ce fut le cas de Monti qui s'est vu confier en 2010 une étude sur le marché unique européen par le président de la Commission, José Manuel Barroso).
Mario Draghi affirme qu'étant entré en fonction en 2002, il n'a rien eu à voir avec le maquillage des comptes grecs orchestré deux ans plus tôt par la banque. Et il a démissionné en 2005, soit un an avant que Goldman Sachs ne revendre une partie du "swap" en question à la National Bank of Greece, la première banque commerciale du pays, dirigée par un ancien Goldmanien, Petros Christodoulos, aujourd'hui responsable de l'organisme gérant la dette grecque.

lundi 14 novembre 2011

Une nouvelle réflexion concernant la corrélation entre EUR/USD et les indices actions, et ce qui peut l'expliquer.

D'une part, cela fait longtemps que le dollar est inversement corrélé avec les indices actions, c'est une explication de long terme.
Mais il y a peut-être aussi une autre explication plus actuelle.
Pour résumer, la baisse des actions augmente la probabilité d'une intervention de la BCE et une monétisation de la dette., et vice-versa.
En fait, l'augmentation du "stress" et des risques systémiques, augmente la probabilité d'un sauvetage en catastrophe du système (au moyen de Quantitative Easing) malgré les réticences idéologiques des allemands.

A première vue, cette analyse va à l'encontre de ce que je me remémorre souvent : à savoir c'est le marché des devises qui mène le marché actions et non l'inverse.

Mais lorsqu'on parle du marché actions on ne parle que d'un symptome d'un stress au niveau des banques systémiques qui les oblige à liquider un ensemble de classe d'actifs, dont les indices actions sont un élément parmi d'autres. Il s'agit d'un gigantesque "margin call" à partir du moment que les collatéraux habituels (obligations souveraines) ne sont plus considérés autant comme des placements sans risques et donc déséquilibre des bilans déjà extrèmement fragiles (en raison de l'effet de levier).
Quelque soit la réalité des risques de défaut des souverains, il s'agit alors d'un cercle vicieux, ou une prophétie auto-réalisatrice (hausse des taux entraine risque de défaut et vice versa). Mais en même temps, vu d'une autre façon,  il s'agit d'un défi du marché et d'un test de résistance la politique de la BCE.

Maintenant, ce qui est important de savoir , c'est qui tient le marteau en quelques sorte. C'est à dire : Qui mène le jeu ? Qui est en avance sur la tendance, qui est en retard ?

Par exemple, Goldman Sachs est universellement considérée comme la banque la plus "insiders" parmi les insiders. A tel point qu'on les soupçonne de mener la politique des gouvernants.
Exemple : l'attitude de Hank Paulson en Octobre 2008, qui a sacrifié Lehman Brothers et sauvé AIG, ce qui était au bénéfice de Goldman (entre autres). En effet, à ce moment Goldman était net détenteur de CDS qui devait absolument être réglés par AIG, malgré leur insolvabilité.
Donc AIG a été renfloué par l'Etat fédéral, mais Lehman a été sacrifié, permettant de déboucler ces CDS et de sauver Goldman. AIG était la pierre angulaire du système des CDS, et elle a été protégée à tout prix, malgré ses pertes abyssales (elle n'avait bien entendu pas suffisament provisionné ses comptes par rapport aux contrats CDS qu'ils avaient vendus)

Dans le cas de la crise grecque on est maintenant dans le cas inverse. Les banques américaines , et notamment Goldman sont net vendeurs de CDS et n'ont donc pas intérêt à ce que ces CDS soient déclenchés, car cela aurait des conséquences en chaine pour eux.

Or on sait justement que ce déclenchement de CDS a été évité jusqu'à présent.

Donc pour revenir à la question de "qui mène le jeu ?", on pourrait répondre, que jusqu'à présent l'essentiel des intérêts des banques vendeuses de CDS de pays souverain (comme Goldman) a été préservé. Cela s'est fait en partie au détriment des banques européennes qui détiennent des obligations d'états européens et qui n'ont pas pu recevoir les paiements de CDS.

Donc pour l'instant c'est cette position qui mène le jeu  et on pourrait être tenté de penser que cela va continuer avec un ex-Goldman à la BCE (Mario Draghi).
Donc cela signifie: pas de défaut d'états souverains (même la Grèce) et en échange, une politique monétaire accomodante et la version européenne du Quantitative Easing.

Mais il y a quand même un obstacle de taille dans ce scénario, c'est la position allemande intransigeante face aux injections de liquidités par la BCE et également la position de certains hedge funds qui parient sur l'inverse de la "position Goldman." en vendant des obligations souveraines à risque et des actions Cette position d'ailleurs ne fait qu'accompagner la fuite vers la qualité par les banques "en danger".

Ce qui plaide dans le sens de cette position c'est tout simplement la situation comptable et pour ainsi dire "mathématique" des états les plus endettés.
Il est en effet difficile de croire que la Grèce s'en tirera sans un défaut de paiement substantiel (et non la pseudo restructuration de 50% des créances des banques qui a été présentée, et qui est en réalité seulement une réduction potentielle de 25% de la dette totale), ou sans une sortie de la zone euro et un recours à la dévaluation.

Je peux à la rigueur croire à une sortie par le haut pour les autres pays PIIGS, mais pas pour la Grèce. Donc ce problème reste posé.

Certes il est possible que la Grèce reste sous perfusion et sous tutelle encore un certain temps mais ce n'est que reculer pour mieux sauter.

Donc tant que cette situation n'est pas résolue, on est sûr d'assister au moins à l'un de ces deux phénomènes : la baisse des actifs risqués (ce qui inclut les indices actions) et/ou la baisse de l'euro.

Le "deleveraging" n'est pas terminé (loin s'en faut).

dimanche 13 novembre 2011

Au sujet du non déclenchement des CDS sur la dette grecque


  • Le non-déclenchement de la clause d'évènement de crédit des CDS (auquel je faisais déjà référence l'autre jour dans "La mort des CDS") a sans doute été une des causes de la forte hausse des taux d'intérêt sur la dette italienne, et, par contagion sur la dette française. Potentiellement, la décision de l'ISDA fait perdre leur valeur aux CDS, et donc le seul moyen de réduire l'exposition à la dette souveraine est de vendre les obligations plutot qu'acheter des CDS.

  • Quelle est la suite du "programme" ? Les espoirs immédiats reposent sur le FESF, mais en réalité il semble que tout le monde espère surtout une intervention de la BCE à plus ou moins long terme, sous forme de monétisation permanente des dettes souveraines même si cela va complètement contre les statuts actuels de la BCE. En fait, ce sont sans doute des raisons psychologiques qui empêchent les investisseurs d'être plus baissiers sur les marchés. La menace potentielle d'un QE est une crainte assez forte.
  • Et pourtant, étant donné la corrélation assez forte entre le cours de l'Euro, et les indices actions, la situation actuelle devrait fournir un Trade attractif en termes de ratio risque/ bénéfice. En combinant une position Bearish sur l'euro et les indices actions dans la bonne proportion, on ne devrait pas prendre de risque dans l'éventualité d'un QE agressif. Car dans cette éventualité l'euro ne pourrait que baisser.

  • En fait la bonne tenue actuelle de l'euro est déjà en soi un mystère, par rapport aux attentes d'une monétisation in fine, à la suite de la crise actuelle. Mais certaines choses sont ignorées, alors qu'elles sont aussi visibles que le nez au milieu de la figure. Cet état de fait reste seulement valable  jusqu'à un certain stade, à partir duquel elles la réalité commence à être perçue. C'est ainsi que fonctionnent les marchés.

  • Ma position actuelle reste donc cette double position (Long Dollar/ short Equities) à laquelle je rajoute une position dans les métaux précieux, car le dollar lui-même ne peut être tenu pour une valeur sûre. Lorsque j'observe la graphique $USD:$SPX, cela ne peut que me confirmer dans cette opinion car l'on observe un "double bottom" de très long terme. (cf graphique)

  • Ce dernier graphique d'ailleurs me semble aussi prometteur que le ratio NEM:AAPL (Newmont Mining/ Apple Corp, dans un autre genre plus "micro") que j'ai proposé l'autre jour

mercredi 9 novembre 2011

L'Or au dessus de 1300 Euros. Contagion dans l'eurozone ?

Le commentaire de Goldcore :

Gold Over EUR 1,300 - On Way to ‘Infinity’ on Eurozone Contagion?

Gold is trading at USD 1,783.10, EUR 1,307.50, GBP 1,116.30, CHF 1,612.20, JPY 138,315 and CNY 11,309 per ounce.

Gold’s London AM fix this morning was USD 1,780.00, GBP 1,112.50, and EUR 1,300.41 per ounce.

Yesterday's AM fix was USD 1,794.00, GBP 1,114.49, and EUR 1,301.51 per ounce.

Risk off has returned with a vengeance as Italian debt markets have gone into meltdown leading to falls in European equity indices. Gold remains near a seven week high and has risen to above EUR 1,305/oz due to the deepening Eurozone crisis and contagion risk.



Cross Currency Rates

Deepening geopolitical tensions regarding Iran, Israel and the western world has led to oil rising for six days in a row now and this is also supporting gold. The International Atomic Energy Agency said Iran was developing nuclear-weapons capabilities that gave it "serious concern" about possible military aspects to Iran’s nuclear programme.

Italy’s bond markets are heading the way of Ireland, Greece and Portugal with their 10 year bond yield surging to over 7.45% and the yield curve inverting with the 2 year yield rising above the 10 year.



China's gold consumption continues to surprise even bullish analysts. China's gold consumption is expected to jump nearly 50% to reach 400 tonnes this year. Thus exceeding the country's forecast of more than 350 tonnes. 400 tonnes compares to just 270 tonnes in 2010 which was itself a record month.

Official Chinese annual consumer inflation numbers showed an easing to 5.5% from September's 6.1%. The savings rate (1 year) is at 3.5% meaning steep negative real interest rates continue in China which is bullish for continuing Chinese gold demand.



So far, gold has not managed to rise above the psychologically important $1,800 level. However, the real risk of contagion in the eurozone and the breakup of the European monetary union means that gold’s safe haven properties will be increasingly appreciated in the coming months.

While much of the media attention has been on the political ‘punch and judy’ show in Athens, Rome and in the European Union there continues to be a failure to soberly analyse the ramifications of the crisis for consumers, investors and savers.

The unprecedented scale of the debt crisis means that inflation and currency devaluations will almost certainly result from the crisis. Savers and those on fixed incomes will be very vulnerable as they were in the stagflation of the 1970’s and in the economic meltdowns seen in Argentina, Russia and in Belarus as we speak.



All the focus has shifted from Greece to Italy recently and markets and media have focused on the Eurozone debt crisis.

However, the US is itself facing a debt crisis which is also of a monumental scale. It is of a scale that it cannot be resolved by the usual kneejerk resorting to the printing presses and today’s equivalent panacea - computer credit creation.

The US National Debt will likely reach $15 trillion by the end of this week. Some estimates of unfunded liabilities are over $116 trillion. The US has similar issues to the many debt stricken countries of the Eurozone.

One of the few sane voices for many years regarding the dangers of excessive private and public debt has been Presidential candidate Ron Paul.

Gold Could Go to ‘Infinity’ Says Presidential Candidate Ron Paul

Ron Paul gave another perceptive interview to CNBC yesterday and warned of hyperinflation and the possibility that the dollar could become worthless. The CNBC interview can be watched here.

When asked how high the gold price would go and why, he responded:

well, the question is how much lower is the dollar going to go in purchasing power? and i said to infinity unless we change our ways. because if you look at the gold/dollar in 1913 when the fed started, we've lost about 98% of its value. so if we continue to do what we're doing, it could go to infinity. it's the best measurement of the value of the currency. there's no advantage to anybody to have a weak currency. the gold tells us that we have a weakening dollar and a weakening currency, but the whole world does, so it's hard to sort out. so it's going to go up a lot more, which is virtually saying the dollar has a long way to go down on purchasing power. that's why the middle class gets wiped out and that is why the standard of living is going. down for the people, they already know it, and that's why there's people very unhappy in this country and they'd like to blame a few people. for all of the problems rather than looking at the philosophy of government, the monetary system, and the spending. because that's where you can find the answers to our problems.”

We do not make price predictions but given the scale of the current global debt crisis it would be naïve to completely discount the possibility of sharp devaluations of the euro, the dollar and the pound and gold surging well above the inflation adjusted high of $2,500/oz in dollar and pound terms and equivalent prices in euros.

It is not too late to diversify and never has it been more important to be prudent.

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From GoldCore

mardi 8 novembre 2011

La diplomatie en Europe

La diplomatie par l'insulte plus exactement. Une infographie hilarante (via Bloomberg)

samedi 5 novembre 2011

Comment les Banques Centrales ont pris le contrôle des marchés de capitaux.

Remarquable présentation d'Artemis Capital.(via Zero Hedge) qui traite de l'interventionnisme des banques centrales et de la guerre des monnaies.
Les représentations graphiques sont un concentré des thèmes que j'aime aborder sur ce blog.

A méditer...

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One of the long-term recurring themes both here and in other more objective media, has been the encroaching domination of the central planning regime, or monetary authorities, read central banks, in the domain of capital markets and overall broad sovereignty, to the point where there is neither technical nor fundamental analysis left, but merely the question of where is the next batch of excess liquidity going to come from. Welcome to the death throes of the fiat system. Artemis Capital has released an extended must read presentation that summarizes just how global changes in trade, currency exchange, global monetary excess liquidity in recent decades, and especially in the coming future, will increasingly determine and define risk, and more troubling, the centuries old anarchism of state sovereignty. Anarchism, because as Europe has demonstrated so very well, in the current world the only real actors are the central banks. And with each passing day they become ever more powerful players in the global capital markets arena, as confirmed by correlations that rise every higher, approaching 1.000 across all asset classes. Anyone wondering why the only fulcrum variable for the future of risk will be FX exchange rates, and why any and all wars in the future will be primarily in binary "currency" format, we urge a careful reading of the attached slideshow by Artemis Capital titled "Fall of the House Of Money: Changes in Global Trade and Currency Exchange."


None of this will come as a surprise to regular readers, but some of the concepts bear repeating.


Artemis' Chris Cole starts with the premise of "World War €urrency"


Countries are artificially devaluing their currencies to generate competitive trade advantages or to finance deficits


United States



  • Ultra-loose monetary policy (ZIRP & Quantitative Easing)

  • Massive government deficits and high debt levels

  • Unsustainable fiscal spending and entitlements


Japan



  • ZIRP and debt-GDP-ratios above 200%+

  • Japanese government intervened in foreign exchange markets for the 4th time in over a year (selling yen and buying dollars & euros)


China



  • Yuan is pegged to the dollar and estimated to be as much as 40% undervalued against the US dollar

  • China keeps buying dollars and “printing” Yuan to maintain this peg


Switzerland



  • Swiss Franc was a popular safe haven appreciating +28% against the Euro and +50% against the dollar since 2003

  • SNB devalued Franc in September pegging it at 1.20x to the Euro


Brazil



  • Central bank cuts interest rates twice in the last quarter despite highest inflation in six years


At its core, the primary source of tension, volatility and margina price influence is the relationship between the developed (debtor) and emerging (Creditor) nation.



What this underlying dynamic results in is a world in which asset prices are driven not by economic fundamentals but by the "Carry Trade" - i.e. who has the most and cheapest capital/liquidity.



The liquidity generated by the debtor nations, and which drives the above Risk ___ dynamics, has had another ominous side-effect: sending all correlations to all time record highs.



Doubt the carry trade is the stock market? Don't.



Naturally, the next point of debat is an observation of the biggest transgressor of all: the United States, and its central bank, whose sole purpose for its existence, has been to slowly devalue the dollar thus creating stealth inflation, and inflating the debt which not only in America, but across the entire developed world is now at an all time high. Alas, with ZIRP in place, and negative rates impossible, the only other option is to print ever more.


Nothing new there.


Yet the question remains: can currency devaluation be the basis of economic growth? The answer: it can create the illusion of economic growth... and that's it.



Even more stark is the following chart: it shows the S&P adjusted for the dollar's value destruction: seen this way the S&P is comparable to levels seen back in 1997! But because nobody considers the fact that all stock profits are paid out in dollars, and the dollar has lost so much purchasing power ever since the great moderation, instead gauging everything in nominal values, it is obvious that the Fed's plan continues to work.



So what is the conclusion:



  1. Global currency regime will face significant changes in the ensuing decade

  2. Self-reinforcing cycle between Debtor-Developed and Emerging-Creditor nations likely to unravel – perhaps violently

  3. European crisis may tip us into a second global recession

  4. Global policy makers are out of stimulus options

  5. Dollar hegemony may be challenged in the future


And some advice from Artemis:



  1. Prepare your business for the potential of a second global recession

  2. USD is historically strong when the economy is weak – watch for reversal

  3. Evaluate portfolio returns against a global basket of currencies and commodities

  4. Diversify exposure during periods of dollar strength and deleveraging :

    1. Nations with healthy finances and commodity driven economies (e.g. Canadian Dollar, Norwegian Krone, Australian Dollar)

    2. Tangible assets like real estate and metals (but not on leverage)

    3. Alternative asset classes (e.g. volatility and managed futures)




Full presentation:

Fall Of The House Of Money: Artemis Capital On How €entral Banking Took Over Capital Markets... And The World: