vendredi 30 septembre 2011

Mes Gourous (en matière de Finance)

(un autre type de "Gourou")


Un de mes amis m'a posé cette question récemment : "Quelles sont tes sources d'informations financières favorites ?"

Voici donc quelques-uns de mes "gourous". La plupart sont anglophones car je trouve l'ensemble du contenu plus riche en anglais qu'en français (et surtout plus varié). Ayant vécu plusieurs années en Angleterrre et aux Etats-Unis , j'en ai gardé un certain tropisme (sans être pour autant un adorateur de leur modèle économique).

Notez bien que quand je dis "Gourou" je le dis d'une façon ironique. On ne peut pas progresser en matière d'investissement en suivant aveuglément un Gourou. Il faut aussi créer sa propre méthode d'analyse et rechercher sans cesse de nouvelles sources d'information.

Ceci étant dit, voici quelques un de mes "Gourous" de valeur :


Je crois que j'ai commencé à avoir une approche systématique du marché en lisant "Le Trading Directionnel" de Michael Covel, ainsi que "La Psychologie des Marchés Financiers" de Lars Tvede.
Je me suis mis alors à rechercher une tendance forte sur le long terme et qui était cependant négligée et même dénigrée  par la plupart des analystes  financiers. C'est alors que j'ai commencé à m'intéresser à l'or en 2005-2006
Mais tout d'abord je dois rendre hommage à Bill Bonner d'Agora que j'ai lu régulièrement depuis cette époque. La pertinence de son trade de la décennie annoncé en 2000 ("acheter de l'or, et vendre les actions") n'est plus à démontrer et son style "littéraire" m'a tout de suite beaucoup plu. En outre j'ai été comme lui résident successivement en France aux Etats-Unis et en Argentine, donc ses histoires personnelles m'intéressent souvent. C'était ma lecture quotidienne pendant cette dure période d'apprentissage.

A l'époque (2005-2006) je lisais aussi Jim Willie (Golden Jackass) , qui mène une petite boutique de newsletters et écrit des articles assez virulents depuis assez longtemps. C'est parfois un peu "conspirationiste" mais passionnant. Ce que j'ai trouvé très fort par la suite, c'est que même les accusations qui semblaient les plus outrageantes (ou carrément paranoiaques)  se sont par la suite vérifiées en partie.

J'ai à la même époque découvert Barry Ritholtz de "The Big Picture" ainsi qu'Adam Hamilton de "Zeall" . C'est d'ailleurs une citation du premier par le second qui m'a familiarisé pour la première fois avec le  Gold/Oil ratio.

Barry Ritholtz en particulier a vu l'audience de son Blog croitre énormément depuis quelques années, et il a même écrit un livre "Bailout Nation" sur les méfaits des renflouement et sauvetages  en tous genre aux Etats-Unis (on pourrait en dire autant en Europe). Il a un point de vue assez percutant, mais équilibré puisqu'il n'appartient à aucune chapelle (ni Gold Bugs, ni Déflationniste). C'est l'intérêt de son point de vue.

Quant à Adam Hamilton, j'aime bien son approche statistique, quasi "scientifique" du marché
et  la justesse de ses positions. Il a le mérite d'avoir été haussier sur les métaux précieux dès 2001.

Parallèlement à cela j'ai découvert Reggie Middleton (de Boom Bust Blog) , avec son style inimitable et ses analyses très pointues sur les banques. Ses exploits sont par exemple en 2008 d'avoir analysé et "shorté" Bear Stearns et Lehman Brothers, bien avant que cela fasse les gros titres. Plus récemment il en a fait de même avec les banques françaises... (pas mal pour un blogueur basé à New York)

Un peu plus tard j'ai découvert Tyler Durden (de Zero Hedge) qui est devenu un passage obligé en raison de la fréquence de ses post et de leurs opinions bien tranchées.

Dans une autre catégorie, j'ai été un auditeur assidu du podcast de Financial Sense Newshour depuis plusieurs années (très pratique pendant mon jogging). La variété des invités présente un intérêt non négligeable et le point de vue financier de Jim Puplava est pertinent, même si je ne partage pas toujours ses opinions politiques. Cependant, on apprend parfois des choses chez les gens de sensibilité différente, et de toute façon, seul compte pour moi la justesse des analyses sur le marché.

Parmi les contributeurs de Financial Sense , j'écoute attentivement Franck Barbera qui est spécialisé sur les actions aurifères.

Je devrais aussi citer Michael Shedlock (Mish) et Karl Denninger de Market Ticker, qui ont des analyses que je trouve intéressantes, même si j'émet le même bémol que pour Jim Puplava au niveau politique. Ils s'écartent parfois du strict sujet financier et c'est parfois discutable, mais néanmoins stimulant.

Il y a aussi John Mauldin, qui fournit une analyse régulière assez riche.

Parmi les gestionnaires de fond (dont les analyses sont donc plus rares) , je m'intéresse particulièrement à Hugh Hendry  et Jim Chanos qui sont très baissiers sur la Chine  et dont le point de vue était assez minoritaire (donc intéressant).

Il  y a aussi les déflationnistes notoires comme Albert Edwards et Russell Napier dont les analyses "décoiffent" et sont assez pointues au niveau Macro-économiques.

Parmi les pro- matières premières il y a biensûr Jim Rogers mais aussi Marc Faber, qui sont devenus des habitués des CNBC et Bloomberg, même si leurs avis restent assez éloignés du "mainstream".

Voilà quelques "Gourous" et sources d'information intéressantes.
Il ne s'agit biensûr que d'une sélection car la liste de mes sources est encore beaucoup plus longue que ces quelques noms. Il est d'ailleurs impératif de la renouveller fréquemment pour garder un sens critique et une perspective plus large.

Mais les quelques noms que j'ai cité se distinguent par leur "Track Record" sur le long terme , c'est à dire leur taux de réussite.

Parmi eux il y a des inflationnistes et des déflationnistes, des partisans de l'Or et des "ShortSellers" (qui misent sur la baisse des marchés ou d'un secteur en particulier).  Ils sont donc parfois en contradition les uns avec les autres. En outre ils ne fournissent pas toujours de "timing" dans leurs analyses, mais ils fournissent au moins du matériau pour la réflexion.

L'autre point commun qu'ils partagent est qu'ils sont à contre-courant des 80% d'analystes que l'on voit dans les media financier grand public (chaines de télévions CNBC, Bloomberg ,BFM Business, et journaux financiers).
C'est cela qui est le plus précieux d'après moi, car je suis convaincu depuis longtemps par l'approche contrarienne vis à vis des marchés financiers.

Alex

PS : Parmi les francophones, (catégorie multimédia), mention spéciale pour Olivier Delamarche dont les interviews chez BFM Business me font toujours beaucoup rire. Par ailleurs sur les fondamentaux, il a souvent raison. Pour le timing court terme c'est une autre affaire.

PPS : Toujours en francophone, mention spéciale au site Hardinvestor (Mary et Sandro) qui fait du bon boulot, et qui semble parfois avoir les mêmes sources que moi en ce qui concerne les métaux précieux. (Moins en ce qui concerne la déflation).

mercredi 28 septembre 2011

Les allemands et le FESF : Mise à jour

Vous avez sans doute entendu parler du vote du parlement allemand qui a fait les gros titres des journaux télévisés. On a même dit que la Bourse avait salué ce vote alors que la réaction a été plutôt modeste (+1% en fin de journée).

Notez bien que le vote d'aujourd'hui ne concerne pas la rumeur d'une extension du FESF via des emprunts à levier auprès de la BCE. Cela concerne uniquement la version initiale du FESF.

Or , c'est cette rumeur qui a réellement fait décoller me marché depuis Lundi, bien qu'elle ait été démentie plusieurs fois par plusieurs responsables politiques.

Pour l'instant la bourse monte donc sur une rumeur. A la prochaine attaque spéculative on verra si il y a un quelconque fondement à cette rumeur.

Dans le cas contraire, la hausse récente pourrait n'être qu'un simple rebond technique. 

mardi 27 septembre 2011

Les Allemands et le nouveau plan de sauvetage du FESF


Ce qu'il faut comprendre, c'est que les Allemands n'en ont rien à faire d'Obama, des grecs, de Boursorama, de CNBC, et même de la chute de la Bourse.

Ils ne vont pas céder à ce grossier chantage de quelques « hedge-funds » anglos-us.

On pourrait dire qu'ils sont bornés, mais ils ont des principes, que ça plaise à Goldman Sachs ou pas.

On ne fait pas marcher la planche à billets chez eux. ça ne se fait pas, c'est tout.

La dernière fois qu'ils l'ont fait ça a fini avec Hitler au pouvoir. Cela peut faire réfléchir quand même...

Peut-être qu'ils n'ont pas tout à fait tort.
Tout comme un certain Charles de Gaulle, qui disait : "la politique ne se fait pas à la corbeille".

Si l'on n'y réfléchit bien les cours de Bourse n'ont aucun impact direct sur l'activité économique.

Ce ne sont que les média qui font monter tout cela en épingle, et les politiques qui suivent.

Si la Banque restait à sa place (qui devrait rester modeste) on n'aurait pas ce psychodrame en cours.

Dans le capitalisme, on prend des risques, on gagne et parfois on perd.

Les banquiers et les commentateurs boursiers qui viennent pleurnicher ne sont pas des vrais capitalistes.

Ils prônent le libéralisme quand ils s'en mettent plein les poches puis viennent réclamer des aides et des sauvetages quand tout va mal.

Arrêtez de vous en prendre aux assistés sociaux. Les vrais assistés ce sont ces faux capitalistes.

Dans une économie de marché compétitive chacun doit tenir son rôle et respecter les règles du jeu.

A force de subventions, de niches fiscales et d'aides en tout genre aux entreprises, on fausse le marché et on ne fait que consolider les positions acquises.

En outre on augmente les risques systémiques en comptant toujours plus sur l'endettement (de l'état mais aussi des particuliers via la bulle immobilière).

Donc, vous pouvez dire tout ce que vous voulez sur les allemands, mais au moins ils sont carrés et ils respectent les règles du jeu.

Mais ça les américains ont du mal à le comprendre, d'où les leçons de Geithner et d'Obama.

Mais ils finiront par comprendre. Cela risque juste de faire mal.

Le Mega schéma du tout dernier plan pour la dette de l'eurozone

Comprenne qui pourra. (c'est pour rire)

A priori, quelque soit le résultat des tractation actuelles, cela me rappelle furieusement les montages de titrisation rendus célèbres par les subprimes. En cas d'implosion de ce beau meccano, attention aux retombées radioactives. (Via zerohedge)






lundi 19 septembre 2011

Résolution d'un problème technique

J'ai enfin trouvé ce qui empêchait de diffuser le flux RSS du blog.

Il ne devrait plus y avoir de problème dorénavant.

Désolé pour le dérangement.

Alex.

lundi 12 septembre 2011

Cette crise est NECESSAIRE.


Elle va assainir un secteur bancaire qui avait atteint un poids disproportionné dans l'économie.
Chaque jour de forte baisse de la Bourse, les media dominants sortent des reportages et des analyses alarmistes en brodant sur les conséquences pour l’économie, mais en réalité le citoyen moyen devrait se REJOUIR de cette baisse.
Cette baisse de la Bourse sonne le glas d’un secteur bancaire hypertrophié, qui a déjà beaucoup nui à l’économie réelle.
Seuls ceux qui ont profité impunément d’un système inique ont des raisons de s’inquiéter.
L’Etat, les banques, le secteur immobilier, les optimiseurs de fiscalité en tout genre et toute une clique d’irresponsables ont prospéré sur un système plus que bancal, basé sur les subventions, les niches fiscales et la fuite en avant par la dette.
Ce n’était qu’une question de temps pour que tout cela s’effondre comme un château de cartes.
Le problème n’est pas que celui de la Grèce.
Certes il n’est pas sûr qu’une situation idéale sorte de cette crise, mais cela ne pourra pas être pire qu’aujourd’hui. Les discours lénifiants qui ont qualifié les marchés d’irrationnels et la situation de l’économie comme saine, déconnectés de la réalité. Les auteurs de ces commentaires étaient soit des incompétents, soit des menteurs et des corrompus.

Allez raconter à un jeune diplomé, un primo-accédant à la propriété ou tout simplement un ménage modeste subissant l’érosion de son pouvoir d’achat, que tout allait bien jusqu’à ce krach et que cette crise était imprévisible et inexplicable.
Il vous rira au nez.
La fortune de quelque uns s’est bien entendu faite aux dépens des autres.
En soi, ce n’est pas un scandale. Dans un marché il y a parfois des gagnants et des perdants.
Mais l’ampleur de cette redistribution « institutionnalisée » qui se fait des classes moyennes vers les 1% les plus riches (grâce à un système fiscal « ubuesque ») commence seulement maintenant à être correctement analysée et interprétée comme le véritable scandale.

Les français moyens ont été amadoués par la hausse de l’immobilier qui les place au sommet de plus-values virtuelles et leur donne l’illusion de la richesse. Les économistes ont d’ailleurs théorisé sur cet « effet richesse ».
Je dis illusion car ce système ne fonctionne que tant que l’on trouve un autre idiot (« The Greater fool theory » ) prêt à racheter plus cher ce que l’on a déjà acheté à des prix délirants.
Cette plus-value est aussi illusoire parce qu’elle est basée sur des achats à crédit.
Ce n’est rien d’autre qu’un « système Madoff » à grande échelle.

La seule solution viable est que les banques pourries fasse défaut, soient rachetées ou nationalisées (je n’ai pas d’avis idéologique là-dessus).
Le plus important est que ces rachats se fassent à des cours planchers et ne mettent pas à contribution les contribuables une fois encore.
Les crises et les récessions font partie des cycles normaux de l’économie et permettent de créer un environnement propice à de prochaines phases de croissance.
Ce sont les sauvetages et les interventions inconsidérées de l’état qui sont contreproductive et même corrupteurs.
Pour finir un mot sur mes positions (clin d’œil à l’AMF).
Dans les conditions actuelles, je continue de maintenir mes positions (que je conserve depuis un bon moment.
Je parie sur une désinflation radicale, une baisse des actifs financiers et une poursuite de la hausse de l’or et des autres valeurs refuges (dont l’immobilier ne fait pas partie).
Je suis Long sur l’Or et Short sur les indices actions depuis un bon bout de temps et je n’en ai pas honte.
Je repasserai acheteur sur les actions mais pas avant plusieurs mois.
Je pense qu’il y a encore un potentiel de baisse.
Quant à l’or il peut encore très bien monter pendant 2 ou 3 ans
Par ailleurs, en tant que confortable locataire, je dors très bien la nuit, merci.
Je veux pouvoir déménager sans contraintes, on ne sait jamais.
Et je n’ai pas l’intention d’acheter de bien immobilier aux prix actuels, non merci.

La hausse de l'or comme signe d'une déflation

Il y a quelques temps déjà que j'émet cette hypothèse.
Or, ce week-end j'ai lu un article de Paul Krugman qui va dans ce sens.

Peut-être que mon analyse n'était pas seulement des élucubrations.

Ce point de vue est certes assez minoritaire, mais cela plaide plutôt en sa faveur.

Il y a aussi Mike Shedlock qui défend ce point de vue.

http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/09/10/golden-spikes/

mercredi 7 septembre 2011

mardi 6 septembre 2011

Si vous voulez comprendre pourquoi l'Or monte, voici une réponse pertinente

Remarquable article dans le Blog Buttonwood de The Economist.



L'article commente la décision de la Suisse d'arrimer son franc suisse à l'euro, mais au-delà, il y a une explication des enjeux des assouplissements monétaire dans le monde entier. (Quantitative Easing "QE" en anglais)



Le final réjouira les fans de l'or.


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CURRENCIES don't tend to move 7-8% in one day in the modern era but the Swiss National Bank has achieved the feat today. It announced a "minimum" exchange rate target of 1.20 francs per euro (here is the announcement) and the markets fell into line. In reality, the target rate is a ceiling, not a floor; if you turn the cross-rate round, the Swiss want the franc to be worth no more than 83.33 euro cents.


As was remarked in a previous column, the Swiss franc has been rivalling gold as a safe haven and the authorities are worrying, as the statement shows, about the deflationary threat. So it will create Swiss francs to buy "unlimited" amounts of foreign exchange. Since the target rate is based on the euro, presumably it will buy euros. Traditionally, we think of central banks as pursuing the opposite policy; using its foreign exchange reserves to buy the domestic currency (like the UK's doomed effort in 1992). But this is doing the opposite, creating Swiss francs to accumulate reserves. And, in theory the scope is unlimited; the Bank of England ran out of resources in 1992, but the SNB can create francs without number.


Other countries have used QE without explicitly aiming to drive down their exchange rates, although the Bank of England has broadly welcomed the decline in the pound and QE enthusiasts cite the decline in the dollar as an example of the success of the Fed's policy. But this is shock-and-awe stuff and makes one wonder whether other countries will follow suit. As Chris Turner, head of FX strategy at ING, comments



This marks a major new round in the currency war. Could not Japan also set a minimum USD/JPY exchange rate at 75 as a means to battle deflation?


Any policy as aggressive as this is bound to have some side-effects, both domestic and international. The Swiss had been attempting to weaken their currency by a more roundabout route, repurchasing Treasury bills and diverting the money into bank deposits. This policy had already had the effect of making interest rate negative, in the very practical sense that UBS was charging institutional customers who held excess deposits in their accounts. The trouble with this strategy is that most currencies are currently paying little-or-nothing; investors might not mind paying 1% to hold a deposit if they felt the Swiss franc was set to rise 5% a year against the dollar or euro. And as Geoffrey Yu of UBS points out, this approach was limited in scope; deposits had ballooned from Sfr30 billion to Sfr230 billion in just a few weeks, already more than the Sfr200 billion target.


Eventually, one would expect such money creation to fuel inflation. The Swiss monetary base is already 50% of GDP (the equivalent figure for America is 18%) but there are no signs of inflation yet. there are also questions about the financial health of the SNB and about the potential losses if this strategy fails (the losses incurred on previous interventions have sparked calls for the governor's resignation).


The international side-effects may be even greater. It seems that all countries would like to see their currencies decline bar the Chinese who will only let the renminbi strengthen gradually. Some currencies must rise, however, and the Europeans may not be too happy to see the Swiss trying to drive the euro up, especially if the Fed opts for a third round of QE. And what will the Swiss buy exactly? A report in the Frankfurter Allgemeine Zeitung suggests the cautious Swiss have been buying French and German government bonds, not Italian or Spanish (let alone Greek) debt..


But this has had unfortunate consequences. As Mr Yu remarks



It is highly likely that the SNB inadvertently made things worse for themselves (and everyone else); swiftly diversifying into German paper in large amounts caused periphery spreads to widen which inly increased market fears and the subsequent risk aversion forced the euro lower (against the Swiss franc)


This process may continue if the Swiss live up to their promise to buy unlimited amounts of euros. Worse still, the Swiss may still attract deposits from elsewhere who may still despite the currency's perceived safety. Some of the flows into Switzerland may be coming from alarmed Italian and Greek depositors. As Simon Derrick of BNY Mellon comments



Rather than recycle these funds back into the markets they came from the (Swiss) money will be invested into French and German debt (if we believe the FAZ story). In other words, the money continues to flow from the south to the north of the continent (albeit by a slightly indirect route).


It is all a bit reminiscent of the 1930s. when countries went off the gold standard, they gained a competitive march on their rivals, increasing the pressure for such countries to leave the standard as well. If one country devalued by 10%, the next might do so by 15%. QE may similarly begat more QE.


David Bloom of HSBC has a further reflection on the consequences.



We have long argued that the Norwegian krone is a better safe haven play than the Swiss franc. In every respect, the krone has superior qualities. However, the market will now fear that if it pushes the krone (or the Singapore dollar) too far. there will be push back from the various central banks. The market must fear this will cause a sharp escalation in the currency wars. The only safe haven that will not do QE, put in capital controls, or complain about its strength is gold. It must emerge as the winner.



La Guerre des monnaies

Un excellent schemas de Gordon T. Long qui résume très bien les mécanismes de la crise actuelle :



dimanche 4 septembre 2011

Confession d’un Gros Méchant Spéculateur




Pour commencer, on va dire une prière :

« Je confesse à l’AMF toute-puissante,
Je reconnais devant mes frères, que j’ai péché,
en pensée, en parole, par action(s), par options et par obligations (et aussi par dérivés, par futures et par CFD…)

Oui, j’ai vraiment péché : j’ai shorté le CAC, le DAX, le MIB et l’IBEX et j’ai même acheté de l’Or.
(Je n’ai pas shorté les banques car le seigneur-régulateur dans sa grande sagesse m’en a empêché. Malheureusement cela ne m’a pas empêché de parier sur leur baisse par d’autres moyens. C’est à n’y rien comprendre…)

En outre j’ai dénigré sans scrupules et peut-être même répandu des rumeurs TOTALEMENT infondées sur ces pauvres banques françaises qui ne cherchent qu’à faire notre bien à tous, et qui n’ont ABSOLUMENT PAS spéculé avec nos économies comme un parieur fou de PMU qui aurait découvert l’effet de levier et qui sera bientôt à poil.
C’est pourquoi, je supplie la Vierge Angela, les anges, les saints, les agences de notations et vous aussi, mes frères spéculateurs, de prier pour moi  le seigneur Bernanke notre Dieu de la FED. »

Pourtant, mon frère, mon ami, mon semblable, je ne suis qu’un pauvre hère comme toi, qui n’a eu que le tort de ne pas tout investir dans l’immobilier  et de ne pas suivre les conseils de sa banque bienfaitrice de l’humanité au coin de sa rue pour acheter leur SICAV maison et leurs introductions en bourse bien foireuses (cf Natixis)

J’ai eu tort d’épargner une partie de mon petit salaire de cadre moyen et d’investir « en alternatif » en m’informant par moi-même sans écouter ce que me disent TF1, BFM et le Figaro.

J’aurais dû acheter un appartement survalorisé et m’endetter sur 25 ans en suivant les conseils d’un gentil banquier et d’un gentil Agent Immobilier. Comme ça j’aurais continué à ne pas voir le mal partout. J’aurais été plus obéissant.

Si nos bienfaiteurs les patrons de banques et leurs amis les politiques (de droite de préférence) se versent des bonus grassouillets et de généreuses indemnités, c’est seulement pour  se récompenser (un peu) de tout le bien qu’ils font pour leur pays. Ils font même l’œuvre de Dieu.(c’est Mr Blankfein, PDG de Goldman Sachs qui l’a dit).

Il ne faut pas leur jeter la pierre, et il faut continuer de les croire quand ils disent quand ils font des discours tellement sincère : « Tout est de la faute des Gros Méchants Spéculateur »
Des spéculateurs comme moi par exemple.

Maintenant, même ma famille et mes amis de gauche vont me regarder de travers. Eux aussi ils ont spéculé sans le savoir sur l’immobilier (surtout les « baby boomers » et les bobos), mais il ne faut pas leur dire. Ils ne font pas ça pour l’argent, (même si ils aiment les voyages, les fringues la déco et les cuisines bien équipées). Car l’argent c’est moche, le marché c’est l’enfer, et les spéculateurs ils sont Très Très Méchants.

Pour la peine on va les taxer davantage. Là au moins ils seront peut-être tous d’accord (à gauche comme à droite), mais seulement si c’est pour taxer… les autres...

vendredi 2 septembre 2011

Notre chère Christine Lagourde


Alors que les indices se remettent a plonger, je vous libre un extrait de l'excellent Peter Tchir (une de mes sources favorites) :


Le passage concernant notre chère Lagourde est  particulièrement savoureux.


"Once again European debt problems are hitting the headlines and putting pressure on stocks globally.  While we were busy basking in the glow of the now annual Jackson Hole rally, the situation in Europe actually got worse.  The bickering and finger pointing seems constant now.  A few key things are worth watching:
Bilateral collateral agreements:  Finland's side agreement is a big deal.  Greece will not provide collateral to all the lenders, particularly the big lenders, but other countries cannot lend on terms less favorable than Finland.
Italian Austerity:  The Italians seem to be retracting austerity measures at a record pace.  Unlike Greece, which just failed to live up to the measures, the Italians have the confidence to actually vote them back down.  Italy remains my dark horse in the race to leave the Euro.
Lagarde Speaks:  Someone clearly forgot to tell Ms. Lagarde that the IMF is a joke of an entity and is supposed to do as it is told and not make more problems in Western Europe.  Even if all she is doing is telling the truth.
Economic Data Weakens:  Economic data out of Europe continues to be disappointing.  Yesterday's Manufacturing PMI was 49 which was the second month in a row below 50 and continued the downtrend.  Without a booming economy in Germany, their willingness and ability to support the rest of Europe decreases rapidly.
ECB Bond Purchases:  In the first week, the ECB was able to use a shockingly small amount of capital to bring Spanish and Italian bond yields down.  In the second week, the ECB had to spend a similar amount of money and they could barely keep the 10 year yields below 5%.  Now, here we are in the 4th week and the bonds are drifting lower.  Italian 10 year rates are back to 5.22% and the Spanish 10 year yield is 5.07%.  The move tighter always seemed suspect because there was so little actually money used.  The market had just decided not to fight the ECB.  Now they might.  The ECB has spent a decent amount of money already, is sitting on inventory that is now possibly already under water, and has a leader near the end of his term.  Watch this move closely, but it wouldn't be surprising to see the market take another run at these artificially low yields now that the ECB seems to have lost some control on the situation.
The mythical Eurobond:  Lots of people seem to hope that this can be implemented.  Some even talk about it in very vague terms, but no discussion about how it could actually be implemented ever ends with anything but some head shaking and the realization that this will take years to done, and that is if everyone really wanted to do it.  The Eurobond will not be done before this crisis resolves itself, and that resolution is looking more and more like big debt write-offs for banks.
In the meantime, as we wait for NFP, SOVX is back above 300, MAIN is above 160, and IG and HY are both well off their tights and are trading as though a lot of bears got long for a trade jumping on the momentum from last week and the month-end and long weekend technicals.
BAC CDS is back to 330 this morning, from a tight of 265 yesterday, but that is moving for its own separate list of problems.  The stock is back to trading 7.65, right around the price it closed at after the Buffett deal.  The main good thing I see about that deal is that deal is that the treasury department has a good benchmark of what they should demand if they start discussing TARP II."

Via Zero Hedge