jeudi 27 octobre 2011

La Mort des CDS ?

Bon, finalement l'ISDA a décidé que la réduction de 50% de la dette grecque n'est pas un "événement de crédit" parcequ'il s'agit d'une restructuration volontaire et peu importe le pourcentage.
(Source : Zerohedge)

Cela parait un peu bizarre, mais il semble que les banques aient accepté ce compromis (jusqu'à preuve du contraire).

Donc cela signifie sans doute la mort des CDS sur les emprunteurs souverains.
Quel intérêt de détenir des CDS si ils ne sont pas activés en cas de restructuration de la dette ?

Comme l'indique le blogueur Macro Man via Money Game, les CDS étaient devenus la cible des politiques à la suite de la crise de la dette dans la zone Euro (on punit toujours le messager qui apporte les mauvaises nouvelles)

Tout comme les autorités se sont attaqué aux "Short Sellers", elles s'attaquent maintenant aux spéculateurs sur les CDS.
Mais à moyen terme, cela ne change pas vraiment le problème, car la hausse des cours des CDS n'était que le symptome et non la cause du problème.

Comme l'indiquait Peter Tchir, cela risque même de décourager l'achat des obligations italiennes portuguaises et espagnoles puisque l'on ne peut plus s'assurer contre les restructurations à venir .

Il risque en effet d'être tentant pour les autres pays (Portugal en tête) d'essayer d'obtenir un allègement de leur dette comme la Grèce.

En tout cas dans l'immédiat, R.I.P pauvres CDS...

2 commentaires:

RonRon a dit…

Ignore tu que les CDS, c'est du vent ?

ça peut éventuellement marchouiller pour des crédits aux particuliers et aux entreprises mais en aucun cas pour les dettes d'états.

Aucun assureur digne de ce nom ne peut fournir une telle assurance ou alors à un prix prohibitif.

Aucun assureur digne de ce nom n'aurait assuré les crédits subprime US.

Les CDS sont mort, tant mieux !

Les états ne pourront plus emprunter ? Ben, oui, c'est logique, il n'y a aucune raison qu'un état n'emprunte. Si l'état veux faire des investissements, il peut créer des structures privés qui financent ces projets, charge aux prêteurs d’investir ou pas.

Alex Kerala a dit…

Il y a quand même une vaste escroquerie dans cette histoire et l'on en parle pas assez.
Le non-déclenchement des CDS dans le cas de la Grèce, alors que 50% de la dette soit être annulée c'est quand même hallucinant.

C'est comme si l'assureur refusait de te rembourser ta maison parcequ'elle est seulement à moitié brulée.


Mais mon avis on est pas encore au bout de l'histoire.
Tôt ou tard cela finira en défaut de paiement "officiel". (avec ou sans sortie de la Grèce de l'euro)