mercredi 20 septembre 2006

Entre la récession et l'inflation...

Entre la récession et l'inflation, Bernanke choisira toujours l'inflation ....

C'est philosophique...
Et les US choisiront de laisser glisser le Dollar plutôt que de se serrer la ceinture.

Seulement ils veulent que cette baisse soit progressive et ordonnée pour éviter l'effet panique.

De la même façon, ils veulent un atterrissage en douceur par un dégonflement progressif de la bulle immobilière et une modération de l'exubérance boursière.

Il sera difficile pour notre ami Ben B. de concilier tous ces objectifs.

Dans ces conditions, que faire ?

La médiatisation (aux US) de l'éclatement de la bulle immobilière me fait penser que celle-ci ne sera pas si brutale qu'on le craint.
Lorsqu'un phénomène est autant médiatisé en amont cela signifie que l'on fait tout pour l'éviter.

La rançon en sera une politique monétaire accomodante à moyen terme (il n' y aura pas de hausse des taux d'ici un moment quoi qu'on en dise) et un accroissement de l'inflation ainsi qu'une glissade (contrôlée si possible) du dollar.
En dépit des discours de vigilance, la FED sera toujours plus laxiste que la BCE au niveau des taux d'intérêt.

Par ailleurs les monnaies asiatiques vont également se réévaluer à la suite du yuan chinois, ce qui favorisera la baisse du taux de change pondéré du dollar.


Conclusion :
Bien que la FED soit accomodante il me parait risquer de miser sur les marchés actions européens dans ce contexte. Les perspectives de gain sont limitées pour un risque assez élevé en cas de chute du dollar.

Entre la récession et l'inflation, Bernanke choisira toujours l'inflation.

Par ailleurs, je ne parierais pas trop sur une poursuite de la chute de l'or.
Je pense que l'or a encore de beaux jours devant lui étant donné la politique de la FED et la baisse du dollar à venir.

Et je ne parle même pas des risques géopolitiques et des élections US à venir qui vont être facteur de volatilité, car il ne vaut mieux pas parier sur le pire (le pire n'est jamais probable). Mais c'est un risque qui rend l'attractivité des actions limitée et l'attrait de l'or intéressant à ce cours.

Je pense que cette baisse brutale de l'or est là pour effrayer les spéculateurs et pour épurer un marché devenu trop "chaud". Cela risquerait d'emporter l'adhésion du grand public.

En chemin vers 1000 $ l'once d'ici deux ans, on aura encore d'autres vagues de sévère correction.

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